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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 21:44

Le 13 janvier à 16h, je prends donc le taxi armé de mes valises et de mon sac à dos. Arrivé sans encombre à la gare, je constate avec stupeur que le TER de 16h44 est tout bonnement annulé ! Analysant rapidement le tableau d'affichage, je réalise que je n'ai que 2 minutes pour sauter dans le TER précédent à destination de Lyon. Je composte mon billet et marche rapidement vers le quai (difficile de courir avec les bagages...). A peine monté dans le train, il démarre. Ouf, cela commence fort !
Le changement à Lyon s'effectue sans souci pour le TGV à destination de Roissy. Arrivée vers 21 h. Me présentant à l'enregistrement, j'apprends que je suis sur liste d'attente... On m'explique que le vol est très chargé mais que j'ai un espoir de partir, étant en tête de liste. Mes bagages sont étiquetés "prioritaires" puis on me les redonne. Espoir déçu, après avoir patienté plus d'une heure, j'apprends comme d'autres passagers que je ne pourrai pas partir ce soir. Un agent me propose un taxi pour rentrer chez moi... Il est près de 23 heures et n'a pas bien compris que j'étais déjà parti depuis 7 h ! Le responsable propose ensuite un hébergement à Roissy et soit un vol demain via Brazzaville soit un vol direct le surlendemain pour Pointe-Noire. Une attestation de "non embarquement" m'est délivrée. Sympa la sur-réservation...
J'opte pour le vol via Brazzaville pour éviter une perte de temps supplémentaire. Je ne suis quand même pas enthousiaste à l'idée de devoir emprunter une ligne aérienne intérieure au Congo. Le responsable d'Air France assure qu'il traite habituellement avec la TAC (Trans Air Congo), sans souci.
Je prends la navette pour l'hôtel Pullman, avec 2 autres "naufragés", un ingénieur de Total et un marin de Bourbon. Nous avons perdu une peu de temps ayant attendu au mauvais endroit... A l'hôtel Mamadou nous accueille et nous apprends qu'il est trop tard pour manger au restaurant (Air France nous avait dit le contraire). C'est un hôtel luxueux (4 étoiles) fort heureusement à la charge du responsable de ce voyage ajourné. Le room service peut encore nous servir un encas. A minuit passé, je mange donc un gâteau au chocolat, étant peu charmé par le sandwich-frites qui m'est proposé à cette heure tardive.
Un lit moelleux envahi par 4 énormes oreillers m'attend pour un repos mérité...



Lever vers 7 h. Je descends du 5ème étage pour prendre le petit-déjeuner. Je dénote un peu étant donné ma tenue vestimentaire adaptée pour le Congo mais pas au standing de l'hôtel... Un laboratoire pharmaceutique organise des formations dans ces lieux.
Départ par la navette à 8h45 avec les 2 autres "naufragés". Il n'est pas question de rater l'avion ! Après l'enregistrement des bagages et la certitude d'embarquer, je préviens l'entreprise du fâcheux contre-temps. Un jour de moins pour le client...



Nous décollons avec un quart d'heure de retard vers 11h20. L'avantage de ce voyage diurne (il faut bien en trouver) est de pouvoir admirer à travers le hublot les paysages du Sahara, même si l'aile de l'Airbus m'en masque une partie. Nous survolons notamment l'Algérie (Tamanrasset, le superbe et lunaire massif du Hoggar) et le Tchad (paysages semi-désertiques). On identifie sans problème quelques installations pétrolières. Il est aussi plus agréable de profiter du repas servi à midi plutôt qu'à minuit. La carte du menu a un air délicieusement rétro avec la reproduction d'une affiche de 1948 (musée Air France V. Guerra).



J'échange quelques mots avec Ali, mon voisin de siège. Ce jeune libanais travaille dans l'informatique (domaine bancaire) et va passer quelques jours à Brazzaville. Nous parlons des liens anciens qui unissent la France et le Liban, sa francophonie étant l'un de ses témoignages. Il me dit que "La France est la mère du Liban". Quelle belle expression francophile !
Dans l'après-midi pour me dégourdir les jambes, je vais à l'arrière de l'avion. Un groupe de 4-5 congolais tourne au whisky. Ils commencent à être joyeux... Je me contente d'eau ayant bu un peu de vin lors du repas. La journée n'est pas finie.
Les nuages masquent les autres pays survolés (Cameroun, Centrafrique). Il fait nuit quand nous arrivons à Brazzaville vers 19h.  La ville est faiblement éclairée. L'atterrissage est un peu brutal. Des passagers applaudissent quand même. Etrange coutume.
L'arrivée à l'aéroport Maya-Maya est assez épique. Il fait 32°C. Je commence donc par retirer dans le bus mes habits hivernaux et je suis rapidement en tee-shirt. L'aéroport est vétuste et l'organisation est défaillante. On ne sait pas vraiment dans quelle file il faut attendre pour le contrôle du passeport. Des congolais impatients veulent à tout prix passer rapidement. Certains cherchent des passe-droit en proposant leur passeport sur le côté de la cabine de contrôle... Tardivement un policier indique une file réservée aux nationaux et celle réservée pour le vol en correspondance pour Pointe-Noire. L'attente est longue... Bien 30 mn après l'arrivée, un policier se réveille soudain en voulant faire respecter la ligne jaune ! Dans la cohue, des personnes passent sans même être contrôlées, d'autres s'énervent et le bruit monte dans l'aérogare. Après le contrôle, je croise les doigts pour que mes bagages suivent l'autre vol. De vieux tapis roulant comportent des lattes en bois. Après avoir traversé un hall, je suis le flux de voyageurs sans trop savoir où aller. Après un contrôle rapide du billet par des hommes en faction, je vais dans une salle d'embarquement (les portes sont aussi en bois). On sort alors directement sur la piste pour prendre l'autre avion. Le tarmac n'est pas éclairé et le contrôle de la carte d'embarquement se fait à la lumière d'un téléphone portable ! Ma carte est déchirée par le contrôleur, si bien que je n'ai plus mon numéro de siège. Hallucinant.
Nous décollons avec 45 mn de retard vers 20h35... La TAC m'offre un superbe Boeing 737 de 30 ans d'âge. Je suis assis entre une opulente congolaise, qui soupire, et un jeune anglo-saxon qui ne décroche pas de son jeu électronique. Nous arrivons heureusement sans encombre à Pointe-Noire. Un cafard s'échappe du coffre à bagages lors de l'ouverture.
L'aéroport est quant à lui moderne et à cette heure-ci beaucoup plus calme. Il fait 28°C. Venant de Brazza, j'échappe à un énième contrôle de passeport et récupère mes bagages. Je salue Ridvan (l'un des naufragés de Roissy) et suit le voyagiste devant me conduire à l'hôtel. Je file 1 Euro à un gamin qui fait la manche sur le parking.
Surprise, on me dépose à l'hôtel St Jacques au lieu de l'hôtel prévu ! Décidément, rien ne se passe comme convenu. Fatigué, j'arrive enfin dans ma chambre vers 22h15. Je commence par adapter une clim glaciale réglée à 18°C. Je n'ai rien mangé ce soir, mais je n'ai pas envie de ressortir de l'hôtel. Je me contente de deux petits gâteaux provenant du Pullman. Je réclame juste à l'accueil une bouteille d'eau (qui n'est pas systématiquement fournie).
Bilan : 30 h de voyage. J'aurais pu aller en Polynésie...
 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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