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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 23:30
De puissants chants d'oiseaux me perturbent dès 4h30 du matin. L'insonorisation n'est pas celle de l'hôtel Pullman... En me réveillant, je découvre sur l'oreiller un cafard écrasé. Je l'ai très probablement écrabouillé pendant mon sommeil. Très sympa comme réveil ! Heureusement que je ne suis pas entomophobe.

Plus agréable, je retrouve avec délice les rubriques du 104 FM, notamment "les expressions convenables à employer". Une annonce surréaliste invite les taxis clandestins de la ville et de sa périphérie à... passer leur permis de conduire !? Je suis bien revenu en Afrique.

L'hôtel St Jacques est plus petit et moins bien situé que le Palm Beach mais est dans un cadre verdoyant. Ma chambre est exiguë ; dans 12 m2, il faut caser un lit double, 2 tables de chevet, une armoire, un bureau, une chaise, un frigo et une télé. On étouffe un peu...


 


















Le fond de la cour intérieure de l'hôtel offre une large vue sur la plage et le Wharf (ou du moins ce qu'il en reste).



Avantage, on peut prendre le petit-déjeuner en terrasse, de plain pied avec la salle. Au cours de celui-ci, le réceptionniste, Marius, me passe un appel de Vincent. Il m'envoie un chauffeur pour aller à la clinique. Je suis en effet dépourvu de tout moyen de locomotion et de communication.

Je retrouve vers 9h Olivier, Patrick, Vincent et Patrick-Yvon. On me remet mon "pack" pour la mission : téléphone Tétra, indemnité de repas, clé de voiture. Simple missionnaire, on met à ma disposition une vieille 206 grise. A 80 000 km, soumise à la voirie ponténégrine, elle est un peu fatiguée... La fermeture centralisée est HS. L'habitacle sent un peu "le fauve".

A midi, je déjeune au Derrick. Je retrouve rapidement mes repères. Le bateau échoué gît toujours dans le port. Un ponton en bois est en construction. Il permettra aux bateaux d'accoster directement au restaurant.
Je passe au Palm Beach, mais Patrice n'est pas là. Je salue Edgar, le bagagiste, qui me reconnaît. Je lui demande d'informer Patrice de mon arrivée. Il doit être surpris de ne pas me voir ici !

Le soir, dîner d'accueil "Chez Denise" avec Patrick et des médecins de la clinique. Denise me fait la bise. On se souhaite encore la bonne année, "bo nana" en version locale. Le restaurant est agréablement décoré de peintures et d'objets d'art africains.
Deux sympathiques musiciens animent le repas, un saxophoniste et un pianiste, également chanteurs. Interprétation mémorable d'une chanson de Louis Armstrong ("Wonderful World") et délicieuse version de "Non, je ne regrette rien" d'Edith Piaf.
A la sortie du restaurant, deux mendiants nous attendent. Victimes très probables de la poliomyélite, ils se déplacent péniblement à l'aide de grandes béquilles en bois. Sans agressivité, ils repartent avec un petit pourboire.
Retour au St Jacques. Voilà une journée bien remplie ! Je ne tarde pas à m'endormir.


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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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