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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 22:00

Le tam-tam était ainsi utilisé dans les cérémonies qui rythmaient la vie : danses locales, initiations, sortie des jumeaux, veillées funèbres, cérémonies religieuses...

Chez les Loangos, on compte cinq types de tam-tam différents, utilisés isolément ou associés : 

- Dinzi : petit tam-tam qui donne le ton au début des cérémonies, avant que le ngoma entre en action.

- Ngoma (ou ndungu) : tam-tam de plus grand diamètre, le batteur s'assied alors dessus, le son est plus ample, avec une sorte de vrombissement.

- Ndanda : tambour plus long et de diamètre plus fin, avec une peau tendue à chaque extrémité. Le son est plus percutant et il est utilisé pour les cérémonies de palabre et de droit coutumier.

- Ndungu merènge : tambour élaboré récemment pour le meringué et utilisé dans les orchestres et chorales de jeunes (tambour de 130 cm, tenu debout).

- Patèngé : petit tambour, fixé dans un cadre rectangulaire ou carré, utilisé pour la danse de tchikobi (cérémonie d'initiation des jeunes filles).

 

tam-tam-bacongo-1930

"Moyen-Congo - Tam-tam Bacongo" (carte postale vers 1930)

 

Le visage de la statue du tambourineur, la bouche ouverte, est très expressif. Il évoque sans doute la transe dans laquelle peut entrer le joueur, quand il est pris par le rythme et l'énergie dégagée par le groupe, joueurs et danseurs.

 

tambour-joueur-kongo-visage

Visage du joueur de tambour Kongo

 

Le visage peint en blanc évoque en général les ancêtres, une référence à une divinité ou à la puissance d'un fétiche. 

 

tam-tam-congo-couchés

Jeunes congolais jouant du tambour (carte postale Charlejan vers 1950)

 

En tout cas, l'art du tam-tam africain a toujours impressionné les occidentaux. Cela faisait partie des clichés (dans les deux sens du terme) qu'il ne fallait pas rater lors d'un voyage en Afrique. Il en va ainsi de la célèbre "Croisière Noire" de Citroën en 1925.

 

tambour-bambili-1925

Danseurs Ababuas à Bambili
(Congo Belge). Photo Mission Citroën, 1925

(© RMN FondsHaardt/Croisière Noire - Jean-Gilles Berizzi)

 

Cette pratique a accompagné les migrations humaines (liées notamment à l'esclavage) et c'est un art très vivant de nos jours, dans les Caraïbes et en Amérique du Sud, notamment au Brésil.

 

 

 

Source :

Parlons Vili - Langue et culture de Loango - Gervais Loëmbe - Editions L'Harmattan - 2005

 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Art - culture - histoire
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