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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 08:30

C'est parti pour la découverte de Brazzaville ! Nous empruntons la grande avenue Maya-Maya. Nous stoppons peu après notre véhicule car le frère de Manu, marchant le long de l'avenue (et un peu en retard au rendez-vous...) nous rejoint. Il monte à l'arrière à mes côtés. Il se prénomme Frédéric.

Nous passons près du Parc zoologique et arrivons au rond-point où se situe le Centre Culturel Français (CCF). Bâtiment moderne autrement plus imposant que la modeste construction de Pointe-Noire. J'ai plus l'impression d'être dans une grande ville par rapport à Pointe-Noire qui a gardé l'image d'une petite ville coloniale. Mais de nouvelles constructions changent peu à peu son visage...

 

ccf-brazza-1993 

Centre Culturel Français (© ambafrance-cg.org)


Nous tournons à gauche, direction le fleuve. L'avenue est bordée d'arbres, contribuant ainsi au surnom de la ville, "Brazza la verte". Nous voilà bientôt au "phare", premier monument érigé à la gloire de Savorgnan de Brazza. Brice se gare près de l'herbe. 

Vu la présence militaire (ou policière ?), Manu me dissuade de sortir l'appareil photo... Des hommes en kaki sont un peu à l'écart sous des manguiers et deux autres sont tout près du monument. Quand nous descendons du taxi, un jeune homme prévenant, voyant que nous laissons tous nos bagages, nous lance : "Vous maîtrisez le chauffeur ?". Nous le rassurons sur le sérieux de Brice (du moins à ce moment là, je compte sur Manu et j'espère que son ami est fiable).

Si l'endroit n'est pas très bien entretenu et le "phare" bien triste, la vue sur le fleuve Congo est superbe. Voici donc le fameux fleuve et en face la capitale, rivale de toujours, Kinshasa. Impressionnante vision de cette grande étendue d'eau, calme à cet endroit. Nous ne nous attardons pas, c'est promis nous reviendrons (cf Brazzaville : le "phare" hommage à Savorgnan de Brazza ) ! 

 

L'image de la grande ville s'efface peu à peu quand on entre dans les dédales du quartier Bacongo... L'habitat est tout autre, même si il y a une majorité de "cases" en dur.

Notre premier objectif est de me trouver un hôtel. Nous avons entendu parler de l'hôtel de la Flottille... Je ne serai pas déçu ! Au bout d'une rue non goudronnée, après avoir contourné quelques tas d'ordures, voilà l'entrée de l'hôtel. Le petit jardin donne sur le fleuve mais est malheureusement jonché de détritus. Il semblerait que l'on déverse ici les ordures sur les berges du cours d'eau... Nous rentrons pour voir. Le réceptionniste accepte de nous faire visiter une chambre. Mais il y a une coupure d'électricité, pas de groupe électrogène et il faut faire attention aux marches... Dans une demi-pénombre, la chambre ornée de tentures et assez vétuste ne fait guère envie. On a l'impression d'un lupanar... Impression confirmée lors de notre départ, quand je vois le prix affiché pour une "chambre de passage" à 1 500 FCFA (pour une heure je crois). On va essayer de trouver mieux !

 

brazza-rue-bacongo

En taxi vers Bacongo

 

Nous voilà reparti dans notre quête. Nous passons je crois par le rond-point Makélékélé et rejoignons l'avenue de l'O.U.A. Manu évoque le "Noblesse Hôtel" pas très loin de là, sur une petite esplanade poussiéreuse, devant le centre sportif. Mais d'après ce que j'ai lu, il est proche de boites de nuit, donc bruyant, et cette proximité peut donner lieu à une activité nocturne plus ou moins agitée...

 

Finalement, nous atterrissons de nouveau au rond-point du CCF et allons à l'ancienne Auberge de Jeunesse, face au Commissariat Central. Sur les pelouses, des policiers anti-émeutes s'entraînent. Ambiance un peu glauque... Manu me rassure, ce sont de simples manoeuvres !

Empruntant un chemin poussiéreux, nous pénétrons dans une arrière cour. La réception de l'hôtel est de la taille d'un grand placard, dans lequel on trouve une dame assise derrière une table, entourée de frigos et de marchandises diverses entassées.

Nous demandons à voir une chambre. La femme nous guide dans un premier bâtiment, tout en longueur. 

 

 auberge-jeunesse-brazzaville

Cour de l'Auberge de la Jeunesse

 

C'est plus agréable que l'hôtel de la Flottille, mais je ne suis pas très emballé. Nous demandons, s'il y a mieux. Dans le bâtiment d'en face, on me montre une chambre plus grande, un peu vieillotte mais propre. Il y a de l'eau chaude et une climatisation. C'est bon, nous n'allons pas faire tous les hôtels de la ville... Il parait que la nuit est à 30 000, mais elle est ramenée à 25 000 FCFA. Marché conclu !

Je paye d'avance et prends possession des lieux. Une vieille femme fait mon lit. Elle me demande d'où je viens. Suite à ma réponse, elle me raconte que son fils est décédé récemment à Pointe-Noire. Je lui demande comment il est mort et la brave femme me dit qu'il est "parti dans un rêve"... Je n'ose creuser la question en demandant des explications sur cette expression.

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Publié par Fabrice Moustic - dans Brazzaville
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Charles 06/03/2013 11:03


En 1965, j'ai fait un stage de bibliothécaire au centre culturel de Brazzaville. Il était tout nouveau, tout beau. Le directeur était Mr de Lavenne de La Montoise.

Fabrice 06/03/2013 19:27



Merci pour la datation de ce centre culturel.



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