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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 10:45

De retour au centre de  Dolisie, j'effectue quelques achats pour la route. Quelques fruits et des biscuits achetés dans un magasin tenu par des moyens-orientaux feront office de repas. Ces boutiques où s'empilent les marchandises en tout sens sont surprenantes. 

Je demande à Honoré pourquoi les congolais ne tiennent pas ce type de magasin. Il m'explique qu'il serait difficile à un local de refuser de donner quelque chose à manger à sa famille ou à une connaissance. Comme tout le monde se connaît, c'est la faillite assurée ! Le commerce est donc largement laissé aux étrangers (Ouest-Africains, Moyens-Orientaux). La culture de la solidarité prime donc sur le sens des affaires.


Au moment de partir, je salue amicalement Godefroy et le remercie de nous avoir accompagné dans la découverte de Dolisie et de ses environs. Nous partons vers 11h30. La sortie de la ville se déroule sans problème. On est loin des éternels bouchons de Pointe-Noire ! 

Nous passons sans difficulté le contrôle policier à la sortie de la ville. Nous ralentissons devant le baobab de Brazza pour le montrer à Justice (qui n'était pas avec nous à l'aller). Honoré remarque la grande carrière de pierre qu'il n'avait pas vu hier. Dans les environs, Manu décide d'acheter un régime de bananes, "pour faire du poids à l'arrière" du véhicule. 

J'apprends aussi que le coffre a été lesté par l'achat au marché de Dolisie par Honoré... d'une antilope !! Sa mère sera paraît-il très contente de préparer cette viande de brousse. Quelle bande de cachotiers, personne ne m'avait rien dit.

 

Nous commençons l'ascension du massif forestier. Nous montrons à Justice les ouvrages d'art en béton pour retenir la terre et la route en devenir.

 


 

mayombe-route-dolisie

Route du Mayombe

 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Dolisie
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commentaires

Julia Makossombo 07/08/2013 09:06


Tout à fait. Un mort est préférable car il laisse un héritage à se partager, aussi maigre soit-il.

Julia Makossombo 06/08/2013 11:47


La vraie solidarité c'est quand un membre de la famille est dans le pétrin, par exemple malade. On préfère être solidaire et cotiser pour l'enterrement que de cotiser pour sauver un malade. Ce ne
sont pas des cas isolés.

Fabrice 06/08/2013 20:40



On préfère cotiser pour les morts plutôt que pour les vivants ?



Julia Makossombo 05/08/2013 12:39


Vous avez dit culture de solidarité ? J'appelle ça culture de profiter.


Le congolais n'aime pas la réussite de l'autre. Il en est jaloux. Donc effectvement si un colgolais ouvre une affaire genre boutique westaf, il est certain qu'il aura une famille très élargie qui
fera tout son possible de mettre l'affaire par terre. 


Pour illustrer cela, je vais essayer de vous raconter en bref une anecdote :


Le Bon Dieu descendu sur terre, rencontre un américain en train de pleurer. Il apprends que le chagrin de l'américain est dû à son souhait d'avoir une aussi belle voiture que son voisin. Le Bon
Dieu lui exauça son voeux. Il en est de même avec un allemand qui voulait une maison.


Quand le Bon Dieu rencontre un congolais en train de pleurer, il s'enquiert de la raison de ses larmes et apprends que le cabri du congolais est mort. Le Bon Dieu propose de remplacer le cabri
mais le congolais souhaite plutôt que le cabri du voisin meurt aussi.

Fabrice 05/08/2013 19:31



Merci pour cet éclairage différent, et cette anecote savoureuse !


Je pense que c'est finalement un mélange des deux aspects.



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