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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 15:30

Après le repas sous la paillote (service très lent... c'est un lendemain de mariage et le serveur Patrick, qui n'a même pas eu le temps de changer de tenue, est seul pour le service !!), je me repose dans ma chambre.
Ensuite, je décide de partir à pied (je n'ai pas de voiture...), faire une petite balade dans Pointe-Noire. Je n'ai pas encore exploré tous les visages de la ville. En ce dimanche après-midi, un chaud soleil et un beau ciel bleu sont de la partie.

Je longe la Côte Sauvage et tourne à gauche en direction de la voie ferrée. Un gros trou dans la chaussée est signalé par un simple parpaing placé devant. Sympa pour planter une voiture...
Juste après la voie ferrée, à droite, un grand bâtiment de l'époque coloniale offre sa large façade blanche.

P DDTT1

Dommage qu'un vilain mur en parpaing et un bric-à-brac de planches viennent masquer la façade. Juste devant un terrain de terre battue sert de terrain de sport pour le collège Tchicaya tout proche.
Les ponténégrins appelle ce bâtiment la DIRATT. Pour ma part, j'ai vu un panneau indiquant la Direction Départementale des Transports Terrestres (DDTT). Sans doute l'équivalent de la DDE française.

P DDTT3

La façade côté avenue Marien Ngouabi est quasi-identique à celle côte voie ferrée. 

P DDTT2

C'est une construction de l'époque coloniale (bâtie vers 1930) qui abritait la Compagnie Forestière Sangha-Oubangui. A part quelques ouvertures qui ont été murées et l'apparition d'un mur d'enceinte, le bâtiment n'a pas changé (cliché ci-dessous de 1934).

diratt 1934
Photo issue de l'ouvrage "Le chemin de fer Congo-Océan" P. Kivouvou - Éditions Bantoues©.

Cette compagnie avait le monopole de l'exploitation du caoutchouc en Sangha (nord du Congo) et en Oubangui-Chari (au nord-est de l'AEF de l'époque, sud de la République de Centrafrique actuelle). Elle exploitait également café et cacao.
Cette grande compagnie bénéficiait du "régime des concessions", dénoncé par André Gide (cf "Voyage au Congo"... saine lecture ). Il a notamment relaté une scène de violence contre les populations locales. Des ouvriers des plantations d'hévéa (source du caoutchouc), n'ayant pas fourni le rendement fixé par la compagnie, furent "condamnés" à marcher en portant de lourdes poutres en bois, en plein soleil, pendant des heures. La sanction ne s'arrêta que lorsqu'un ouvrier s'écroula, mort d'épuisement.

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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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commentaires

Francis PICON (Bruno Sartène) 01/06/2012 15:12


Pour Bokassa, il faut se débarrasser de la légende française. La malicieuse manipulation des médias pour monter l'Opération BARRACUDA, sur ordre de VGE. Bokassa a été jugé, on lui a reconnu 6
morts suspectes ! Combien peut-on retenir contre VGE (Boulin, Charles Bignon, Aymeric Simon Lorière, Colonel Bernard NUT, Joseph Fontanet, Gabriel de Broglie, René Journiac, .....)? On sait que
chez les Bantous il ne faut pas toucher à un enfant, comment imaginer que le peuple centrafricain aurait laissé vivant Bokassa, après sa libération. il n'aurait pas pu être réhabilité, lui et
toute sa famille (sauf l'impératrice Catherine, qui vit auprès de François Giscard d'Estaing à Lausanne !!!). Le Titre d'Empereur est un titre africain, ce sont les romains qui l'ont ramené à
Rome après leurs conquètes du Nord Afrique. Il existe encore d'autres empereurs en Afrique, mais qui ne sont pas Chef d'Etat mais de supers Chefs Coutumiers de Tribus. Néanmoins BOKASSA s'est
bombardé empereur, pour être au-dessus de sa Chef Coutumier MBaka qui était devenue une Reine coutumière. Ne pouvant onbtenir l'aval de toutes les tribus de Centrafrique, il a revêtu le style
napoléonien afin d'être reconnu par son peuple éduqué sous les règles de l'Education Nationale Française, Nos ancêtres les gaulois, Napoléon 1er le Grand Empereur !!!! Cela a couté 1/5 du Budget
national !! dont 60% fut versé au groupe ACCORD, 10% à Arthus-Bertrand !!! Ce sont les missionnaires qui firent entrer Bokassa au prytanée Militaire de La Flèche. Il combatit avec conviction pour
la France (guerre 39/45, Maroc, indochine, etc...) C'est avec le grade de Commandantle Gouvernement français l'envoya à Bangui  comme conseiller militaire auprès de l'Abbé barthélémy
Boganda, nouveau Président du nouvel état de la RCA. Bokassa est un pur produit français. Mais aujourd'hui il est regretté par son peuple centrafricain, comme l'est déjà aussi MOBUTU en
République simli démocratique du Congo. Bien sur ils ne sont pas innocents, mais nos chefs d'états Européens ou Américains, ne le sont pas non plus. !!!! Un jour en pleine forêt de la Likouala,
un viele homme, ancien enseignant congolais, et ancien combattant français, alors que je lui remettais une médaille au nom de l'Ambassade de France (qui ne voulait se déplacer si loin !) m'a dit
qu'à ma place il aurait honte d'être français ! croyez-moi cela amène à réfléchir et à lier les évènements entre-eux . Regardez la conception de la Cité de Pointe-Noire, si le racisme de la
colonisation ne saute pas aux yeux !!! On protégeait la ville blanche, les Mohindi-Doumbé devait rentrer dans la cité avant 16h. Contrôles à l'endroit obligé du point de départ de l'éventail !!!
Seul inconvénient, les blancs n'avaient plus de Boys après 16h. Hélas et curieusement cette pratique existe encore un peu. Les Boys des blancs quittent leurs fonctions à 16h !!!!


Bien cordialement.

Fabrice 01/06/2012 19:18



Je pensais en effet plutôt au massacre des écoliers centrafricains. Quel rôle Bokassa a joué dans celui-ci ?? Pour le reste, je vous laisse seul responsable des graves accusations que vous portez
à l'encontre de l'ancien président français. Après, que les chefs d'Etat occidentaux soient intervenus pour défendre leurs intérêts géopolitiques, et à une époque lutter contre le communisme
(phobie des Américains...), ce n'est une découverte pour personne.


La réhabilitation de Bokassa en 2010 (cinquantenaire de l'indépendance) vient plutôt du sommet de l'Etat que du peuple. Le faste du sacre d'Empereur de Bokassa prêterait à rire si autant d'argent
n'avait pas été gaspillé. Le peuple dans la misère ne peut pas cautionner ces pratiques. Le temps passant, on oublie et on idéalise les périodes antérieures... mais il y a des limites.


Quant à la conception coloniale de la ville de Pointe-Noire et la séparation avec la ville indigène, ainsi que le couvre-feu pour les boys, j'en ai parlé dans certains de mes articles.


L'horaire de 16h me parait bien précoce aujourd'hui, pas pratique pour les diners des "Blancs" qui ont lieu plus tard !!


Cordialement



Francis PICON (Bruno Sartène) 01/06/2012 14:45


Vous avez raison, il n'existe pas d'hôtel Memling à Pointe-Noire, cet hôtel se trouve en ffet à Kinshasa !!! Mon esprit se trouble, nous serons donc à l'Hôtel MIGITEL, un des plus anciens hotels
de Pointe-Noire sur le Bd du Général De Gaulle, pas très loin de l'ancien Novotel. Le Migitel appartient aujourd'hui à Madame PONTIGNON, (+ 2 autres hotels), elle est une brillante Députée qui
agit beaucoup pour la condition féminine et pour l'éducation des enfants.

Fabrice 01/06/2012 19:00



Le Migitel avenue de Gaulle, je connais mieux !


Petit détail, c'est Mme Potignon (et pas PON...).



Francis PICON (Bruno Sartène) 30/05/2012 19:00


Petit oubli, ancien Consultant auprès de la BEAC (1980-1985) nous serons, avec mon épouse, à Pointe-Noire (Hotel Memling) du 21/06 au 20/07/2012.


Si l'occasion se présente une rencontre nous ferait plaisir.


Bien cordialement

Fabrice 31/05/2012 23:17



Je ne connais pas cet hôtel de Pointe-Noire. Pour la rencontre, cela aurait été avec plaisir, mais je ne serai pas en terre congolaise à ces dates là.


Cordialement



Francis PICON (Bruno Sartène) 30/05/2012 18:58


Bonjour,


Pour votre information, le Président de la Compagnie Forestière était Edmond Giscard, vénérable père de notre ancien président qui a lui aussi sévit en Afrique Centrale. Ce sont des hommes de
cette compagnie qui ont tués et violés les parents d'un tout petit garçon à Bouaki, qui s'est appelé par la grace des missionnaires Jean-Bedel (abréviation de Jean Baptiste de La salle) Bokassa
!!! Le droit colonial donnait aux titres de propriétés une extension qui n'existait pas en métropole, la propriété s'étendait au sous-sol, au sol et à ce qui avait au-dessus du sol. Ainsi les
Giscards étaient non seulement propriétaires du bois, du caoutchouc, mais aussi des minerais et autres pierres précieuses. nous trouvons dans les Diamants à l'état brut, la vrai raison du coup
d'état de VGE contre Bokassa 1er, réhabilité par son Peuple en 2008.

Fabrice 31/05/2012 23:11



Je ne connaissais pas ce volet de l'histoire de la CFSO et l'implication de la famille de l'ancien Président français. Pour la Centrafrique et Bokassa, c'est sans doute un peu plus compliqué...
Bokassa était loin d'être un saint, sa mégalomanie (il fallait oser se sacrer empereur !!) et les massacres commis ne sont pas en sa faveur. Il n'était pas rancunier : s'engager dans l'armée
française alors que son père avait été exécuté par des agents coloniaux, il faut le faire.



émma 10/04/2010 00:46



éh ben! j'en apprends pas mal sur mon bled.



Fabrice 11/04/2010 17:54



Cela m'encourage à continuer mon récit.



MM 23/12/2009 23:38


Comme il est lent le changement chez nous au congo.Les quelques edifices colonial mal entretenu et l´absence de nouvelles batisses en 50 ans d´independance,est vraiment symptomatique d´un manque
d´imaginations et de volonté en nous.Parcequ´à voir les images de P/N actuelles,il est preferable de vouloir celles des années coloniales ou elle paraissait plus propre.


Fabrice 03/01/2010 17:03


C'est vrai que certains bâtiments de l'époque coloniale sont bien défraîchis... Il y a beaucoup de travail à entreprendre dans le domaine de l'habitat.
Mais il y a quand même des constructions postérieures à cette époque. L'aéroport par exemple est neuf, de nombreuses villas se construisent en bord de mer... Il n'est pas toujours évident de
photographier les bâtiments publics, étant donné l'interdiction toujours en vigueur et les ennuis policiers qui peuvent en découler.


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