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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 11:00

Je retrouve de nouveau au centre de formation du Km4 mes "élèves". Mes 3 infirmiers sont aujourd'hui un peu plus revendicatifs... Ils se plaignent de ne rien avoir à grignoter à la pause café. Rien n'a été prévu pour nous, tandis que le groupe de la salle d'à côté à des petits gâteaux à déguster. Ce qui fait des jaloux ! Personnellement, je m'en fous un peu, n'ayant pas l'habitude de manger entre les repas.

Je reconnais aussi Monsieur Maurice de la société du "balai magique" que j'avais rencontré lors de mes premières formations en 2008 (cf Troisième semaine au Congo ). Je le salue et je vois qu'il m'a également reconnu.

Lors de la pause nous discutons de choses et d'autres, et j'apprends qu'un infirmier a ... 18 enfants ! Quelle famille ! Mais c'est avec 3 femmes différentes. Ses collègues le charrient un peu et lui demandent comment il fait pour gérer cette situation matrimoniale atypique. Simplement, tout le monde n'habite pas ensemble et les 3 femmes sont..."aux trois coins du quartier". Le mari va selon son gré un jour chez l'une, un jour chez l'autre. 

 

formation-km4-albizia 

Vieil albizia devant le centre de formation

 

A midi, j'achète trois bracelets en perles de bois (deux colorés, un en bois sombre) pour ma cousine Lucie, au fidèle vendeur du Derrick, Philippe (cf Vie quotidienne... dominicale (suite) ). 

Ce soir, je dois voir pour la première fois de mon séjour, mon ami Patrice. Voilà 8 jours que je suis à Pointe-Noire et je ne l'ai pas encore vu. Je l'appelle et il m'apprend que le bébé est né hier ! L'accouchement a été difficile mais maintenant tout le monde va bien. Il me propose de passer ce soir au Palm Beach et ensuite d'aller voir ensemble Rosine à l'hôpital.

L'après-midi est marqué par une coupure réseau de 45 mn qui interrompt la formation. Difficile d'accéder au serveur sans réseau !!

 

A la nuit tombée, "mon" chauffeur Anicet me dépose donc au Palm Beach. Patrice qui est de service à la réception de l'hôtel m'accueille bien sûr chaleureusement. Je retrouve Thomas le bagagiste, qui croit que je viens m'installer. Il faut dire que j'ai un sac à dos (avec quelques cadeaux...). Mon arrivée fait vite le tour de l'hôtel, et ce sont les serveurs Red et Polesky qui viennent me saluer. J'en profite pour leur donner leur photo (cf Vie quotidienne... au revoir hôtelier ), avec en prime celle du restaurant le Mbambi (cf Dolisie : dîner au resto ) où ils ont fait leur formation à Dolisie. Patrice leur dit "Vous voyez, il ne vous a pas oublié !". Red me dit qu'il est prêt à partir pour une expérience professionnelle en Afrique du Sud. Je lui souhaite bonne chance.

En attendant que Patrice termine son service, je vais au bar où je retrouve Hermann. Il pense lui aussi que je viens m'installer à l'hôtel. Cela ne m'aurait pas déplu, mais non !! C'est l'heure de l'apéro et pour me rappeler de bons souvenirs, j'opte pour un petit rhum ambré. En fait, j'en bois seulement ici !

J'ai amené une petite surprise pour Hermann. Je sors de mon sac un livre. C'est un ouvrage sur son grand-père, Fulbert Youlou. Moment de silence en découvrant mon cadeau. Je lis dans ses yeux une grande émotion... Le barman est très content d'avoir un livre qui parle de son célèbre grand-père. Il est bien sûr trop jeune pour l'avoir connu. Mais le cinquantenaire de l'Indépendance a été l'occasion d'en rappeler la mémoire et de "dédiaboliser" son mandat auprès des congolais. Son action à la tête de l'Etat peut faire l'objet de controverses, mais au moins, on peut désormais en parler. J'explique à Hermann que j'ai vu à Brazzaville la statue qui a été érigée à son effigie (cf Brazzaville : nouveaux monuments !).

Hermann se plaint de la gestion approximative de l'hôtel... Comme illustration, il me montre la nouvelle carte du bar qui est bourrée de fautes ! C'est assez pitoyable, en décalage avec le standing affiché. Il m'apprend que l'ex-serveur Franck travaille désormais en mer. Le salaire est meilleur, mais les contraintes sont nombreuses. Mais il ne sait pas où il est exactement. S'il est à Nkossa, je l'ai râté vendredi dernier ! Je donne enfin à Hermann la photo pour sa collègue Séverine (cf Vie quotidienne... au revoir hôtelier ).


Après l'apéro et ses cacahuètes nourrissantes, je mange seulement un dessert au restaurant du Palm Beach. Une papaye. Puis je prends avec Patrice un taxi pour rejoindre l'hôpital Sicé.

 


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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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commentaires

Julia Makossombo 09/08/2013 10:45


La polygamie a des règles bien précises. Ce n'est pas une question d'organisation de chaque famille. Lors du premier mariage, le couple doit préciser pour quel forme de mariage il opte, monogamie
ou polygamie. Si la polygamie a été choisi, les règles doivent être respectées.


En revanche, je suis d'accord avec vos sources en ce sens que les hommes ont plusieurs femmes, appelées makangou, des maîtresses en somme. Là il n'y a pas de règles. Le plus souvent les femmes ne
se connaissent pas entre elles et quand elles se découvrent cela devient une source de rivalité acerbe.

Fabrice 09/08/2013 19:31



Je ne suis pas arrivé à ce niveau de détails avec mon interlocuteur, mais il ne s'agissait visiblement pas de "deuxième bureau" caché. Les femmes se connaissaient entre-elles.



Julia Makossombo 08/08/2013 21:51


"Le mari va selon son gré un jour chez l'une, un jour chez l'autre" Ah non. Pas du tout. Le mari ne va pas selon son gré. Les femmes ont chacune leur tour.


D'ailleurs sur le sujet je peux vous raconter une anecdote que j'ai vécue moi-même. Un jour, j'avais demandé à un collègue de ma génération pourquoi il était
polygame. Il m'avait répondu : "Je n'aime pas aller dans la rue" Il avait trois femmes à la maison. Un autre jour, Georges de son prénom, arrive au travaille très fâché. Je lui demande la raison
de son couroux et il me dit : "Ce n'est pas la peine d'être polygame". Le soir précédent il était resté sur sa faim car l'une des femmes avait un bébé, l'autre était malade et la troisième a dit
que ce n'était pas son tour. Peu après, notre Georges national est devenu monogame.

Fabrice 09/08/2013 07:59



Eh bien, c'est pourtant le récit que j'ai recueilli, différent du vôtre, mais qui n'en est pas moins vrai. Chaque famille peut s'organiser à sa façon !



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