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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 22:30

Le "village indigène" devient progressivement une ville et l'habitat se densifie. Des ouest africains s'installent également aux côtés des Congolais et Gabonais.

 

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Vue aérienne de Pointe-Noire, au premier plan la ville indigène (carte postale vers 1955)

 

La ville indigène est à l'origine encadrée à l'ouest par la rivière Tchikobo (à droite sur la photo) et à l'est par la rivière Tchinouka (à gauche sur la photo). Cela forme une couronne de verdure et de marécages (bien visible sur la photo ci-dessus) autour de cette dernière, et une séparation nette avec la ville européenne.

 

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Marché de Pointe-Noire vers 1950 (carte postale)

 

Le marché central se développe considérablement. Sur les photos aériennes, on constate que le nombre de "hangars" qui occupent les ilôts dédiés à cette activité (entre la 2ème et la 3ème ligne) augmente fortement au cours des décennies.     

 

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Vue aérienne de la ville indigène et du marché (carte postale vers 1975)

 

Sur la photo ci-dessus, on remarque en bas à droite les bâtiments coloniaux qui accueillaient le dispensaire et l'école. Au centre, on identifie sans souci les deux ilôts trapézoïdaux du marché central.


Au fil des années, plus aucun plan d'urbanisme n'est respecté et l'habitat "illégal", les constructions dites "spontanées", poussent de partout. D'immenses zones d'habitats précaires, sans infrastructures dignes de ce nom, voient le jour dans les quartiers périphériques, à Loandjili, Songolo, MvouMvou, Tié Tié...

Pointe-Noire est ainsi passée de 3 000 âmes en 1928 à environ 1 million d'habitants au début des années 2000 !

 

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Vue aérienne de la "ville indigène" de Pointe-Noire (vers 2000)

 

Mais les sept avenues rayonnent toujours autour du rond-point, dénommé depuis Lumumba, donnant son caractère si particulier à la "ville indigène" vue du ciel.


 

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Quartier du marché à Pointe-Noire (© Thost - juillet 2011) 

 

Aujourd'hui, les jeunes congolais disent "habiter à la cité". Terme vague, sans doute emprunté au langage télévisuel ou venu de France. 

La présence plus importante de musulmans, principalement ouest africains, a conduit à la construction de mosquées dans le quartier très commerçant du marché. Les minarets agrémentent désormais l'architecture de la "ville indigène" (cf  Vers la Grande Mosquée ). Les étals de tous acabits se cotoient dans un dédale de boutiques et une animation quasi permanente.

 

 

PS : pour ceux qui souhaitent une approche plus détaillée, que mon bref survol illustré du développement de Pointe-Noire, reportez-vous à l'article documenté "Pointe-Noire : de sa fondation à nos jours, Croissance et consommation de l’espace" publié sur Congopage en 2006.

http://www.congopage.com/Pointe-Noire-de-sa-fondation-a-nos

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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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Julia Makossombo 09/08/2013 17:54


Pour la petite histoire, le quartier Tié-Tié se prononce Tzié-Tzié. D'ailleurs pour des noms comme Tchikobo, Tchikaya il s'agit de la lettre T prononcé Tz. Ainsi la prononciation
correcte de Thierry en Vili c'est Tziérry. La lettre T en tant que telle n'exite pas en langue Vili.  

Fabrice 10/08/2013 00:08



Merci pour cette précision.



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