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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 17:45

Manu et Fred échangent quelques mots avec la femme de M. Massangui. Elle reste seule ici, avec un bébé d'environ 1 an. Il ne faut pas avoir la trouille dans ce coin paumé ! Elle semble habiter dans le bâtiment en béton, à l'entrée du site. Il est en grande partie détérioré. Les fenêtres ont été remplacées par des bâches noires en plastique...

Nous demandons aussi conseil sur la route à prendre pour le retour. Notre interlocutrice n'hésite pas : la "route du sud" ! La piste serait en meilleur état. 

 

chutes-manu-fred

Manu et Fred devant les chutes de la Loufoulakari

 

C'est avec un petit sentiment de frustration que je quitte ce lieu, celui de ne pas avoir eu le temps de mieux le découvrir. J'ai tout de même la satisfaction d'assister à un beau coucher de soleil sur la Loufoulakari. Je commence à avoir mal au ventre...

Nous remontons la piste et retraversons les grandes herbes qui fouettent la carrosserie. Au village, il ne faut pas oublier de récupérer ma carte d'identité ! Manu y a pensé, je ne sais plus trop où il faut s'arrêter (il fait nuit...) mais mon chauffeur reconnaît le bon endroit. Nous embarquons à l'occasion de cette halte quelques hommes, qui montent à l'arrière, pour rejoindre un Nganda situé pas très loin. Nous passons le carrefour avec la borne indicatrice en béton et cette fois prenons l'autre route, à droite. Direction Mbandza-Ndounga.

 

chutes-loufoulakari-coucher-soleil 

Coucher de soleil sur la Loufoulakari

 

C'est le début du long chemin de retour. En plus de notre marchande et son bébé (cf  En route pour les chutes : halte vers Kimpanzou), nous avons pris en charge, je ne sais plus trop où, quatre autres passagers et un enfant.

La piste s'avère bien défoncée, nous sommes toujours autant secoués... La lumière des phares renforce le relief et nous avons parfois l'impression de devoir franchir des trous plus importants qu'ils ne le sont. Il m'arrive de descendre du 4x4, tout comme nos compagnons d'infortune, pour parcourir à pied un passage difficile. Mon pauvre Manu doit de nouveau s'échiner pour passer l'obstacle et soumettre la mécanique à rude épreuve.

Etrange sensation que de cheminer de nuit, dans la brousse, au milieu de nulle part. A ce moment-là, je pense que fort "heureusement" les fauves ont disparu et que l'on ne risque pas de se faire dévorer par une bête sauvage. Je demande au papa qui porte sa fille dans ses bras, comment elle se prénomme. C'est la petite Héléna.

Un voyageur transporte dans un bidon du vin de palme. Après avoir franchi une zone particulièrement défoncée, Manu en boit une rasade pour se donner des forces et du courage.

La piste est sèche la plupart du temps, mais nous traversons aussi quelques zones humides, des ruisseaux bordés de bambous. Je croise les doigts en passant les flaques d'eau dont on ne peut pas estimer la profondeur, à moins de descendre à chaque fois du véhicule.


Dans certains passages chaotiques, le moteur du 4x4 cale et Manu est obligé d'éteindre les phares pour pouvoir redémarrer. La batterie est visiblement fatiguée et la jauge de carburant ne fonctionnant pas, nous ne sommes pas sûrs d'arriver à bon port !

J'évoque avec mon chauffeur l'éventualité de passer la nuit dans la brousse... Manu rigole et se dit prêt à parcourir 50 km à pied pour aller chercher du carburant au prochain village.

 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Pool
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