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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 11:30

Je rejoins le centre du village. Les autres "explorateurs" sont déjà partis. Manu m'attend près du véhicule. Il cherche de son côté à acheter un peu de nourriture, moins chère qu'en ville.

C'est le moment de distribuer mes bonbons ! Les enfants toujours aux aguets ne tardent pas à sortir des maisons environnantes pour venir récupérer une friandise. Même les tous petits arrivent à vaincre leur timidité pour avoir ce modeste cadeau.

 

J'échange quelques mots avec une femme assise par terre, en train d'effeuiller du manioc. Elle me parle de "bread". Elle utilise un beau panier tressé.

Cela me rappelle les "mponzi" portés encore par quelques femmes croisées sur la route. Ce mode de portage ancestral est toujours d'usage. Une carte postale vieille d'un siècle montre des jeunes filles Badondos (ethnie proche, du sud Congo) portant ce panier traditionnel, lanière posée sur le front. 

 

femmes-badondo-congo

Jeune fille Badondo portant un mponzi

 

Manu me signale qu'une petite fille n'a pas eu de bonbon... Elle attend à l'angle d'une bâtisse, le regard triste. Je retourne à la voiture et l'appelle. Son visage s'éclaire alors, et elle repart joyeuse avec deux sucreries.

 

Il est temps de partir à presque 13 heures. Nous saluons les habitants du village et reprenons notre véhicule. J'ai pris des couleurs et notamment un coup de soleil sur la nuque. Je mange une banane pour calmer la faim qui s'annonce après ces 3 heures de balade.

 

Sur le chemin du retour, nous prenons le temps de faire quelques arrêts que nous n'avons pas pu faire à l'aller, étant dans le sillage du 4x4 de Roberto.

En grimpant sur un talus, j'arrive à photographier l'usine agrémentée d'une cheminée. Pas de panneau pour nous dire à quoi elle sert, est-elle encore en activité ? Vu les herbes envahissantes, il semblerait que non.

J'apprendrai ensuite qu'il s'agit d'un projet inachevé. Une usine de récupération de ferrailles devait permettre de fabriquer des fers à béton. La collaboration hispano-congolaise (FERCO) a été interrompue par la guerre civile. Depuis plus de 10 ans, le site est à l'abandon.

 

dolisie-usine

Usine abandonnée près de Dolisie 

 

Peu après la traversée de la Loubomo, je demande à Manu de s'arrêter près d'une maison en ruine. Elle n'a plus de toit et semble avoir été victime d'un incendie. Nous supposons qu'il s'agit d'un vestige de la guerre civile des années 1990. 

 

dolisie-maison-brulee

Maison en ruine

 

Je m'avance à travers les herbes folles. Près de l'entrée de la baraque, un grand palmier mort laisse pendouiller ses longues branches jaunies. A l'intérieur, rien ne subsiste, excepté une grande cuve d'acier rouillé. 

 

dolisie-cuve-rouillée

Cuve rouillée

 

Quelle était son usage ? Personne aux alentours pour nous renseigner. 


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Publié par Fabrice Moustic - dans Niari
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Ya Sanza 01/02/2011 10:38


Mon cher Fabrice, A la suite de ton premier voyage à Dolisie je réagissais à ton papier en te parlant de cette usine abandonnée avant d'avoir été terminée. Il s'agit du projet hispano-congolais
FERCO où le Congo devait fabriquer des fers à béton à partir de la récupération du fer abandonné (carcasses de voitures par exemple). Il a été abandonné suite aux conflits.


Fabrice 01/02/2011 19:14



Merci Lionel pour cette précision, j'avais oublié cet aspect dans ton commentaire précédent. Je vais de ce pas compléter l'article.



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