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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 19:00
De retour à l'hôtel vers 18h30, j'y retrouve Gauthier et Jacques, je les ai surnommés les "jumeaux de l'antiquité". Nous discutons quelques instants assis sur le canapé du hall de l'hôtel. Si je reviens au Congo, Jacques aimerait bien que je lui ramène un petit appareil photo, contre le troc de sculptures anciennes. Patrice est en poste à l'accueil mais a trop de clients pour pouvoir discuter.
Je salue deux autres collègues de la clinique, Bruno et Christian. Puis c'est Manu qui arrive. Comme convenu, il a apporté son appareil numérique. Mais comment récupérer une photo ? Les ordinateurs du bar sont toujours hors service. Je ne vois qu'une solution, squatter l'ordinateur de l'accueil. Avec l'accord de Patrice, je branche donc l'appareil de Manu et je récupère sur ma clé USB la photo désirée (cf Trajet retour : Conkouati -->Pointe-Noire (suite) ).
Patrice est quand même un peu ennuyé. Il a peur du retour de la "patronne" qui est partie faire quelques emplettes... Mais tout est fait dans un délai raisonnable.

Pour le remercier, j'offre à "mon guide" un verre  au bar d'Hermann. Manu a lu le petit livre que je lui ai offert (cf Contes de Loango ). Il connaissait l'un des contes. Je lui demande si il a retrouvé l'électricité. La fée, souvent intermittente en milieu ponténégrin, est bien revenue mais par contre le compresseur de son frigo a lâché. Toujours pas de quoi garder au frais...
Manu fait encore des plans sur la comète et projette lors d'un hypothétique autre séjour de m'emmener passer une nuit en brousse, dans un petit village vers le Mayombe. Nous verrons bien si cela est possible ! Mais il faudra être prudent... Je montre ainsi mes pustules à Manu. Lui, en ayant traversé le même ruisseau, n'a rien eu du tout. Sans doute a-t-il la peau plus endurcie que celle du fragile mundele que je suis !
Mais il est temps de rejoindre le hall, pour ne pas rater la navette pour l'aéroport. Manu me quitte. Un voyageur impatient décide de prendre un taxi dans la crainte de manquer l'avion... Pourtant, ce n'est pas une mais deux navettes qui se pointent vers 19h45. L'une pour les voyageurs et l'autre pour les bagages.

P coucher nuages
Coucher de soleil sur la côte sauvage

A l'heure où l'astre solaire fond dans l'onde noire et où les nuages à l'horizon font croire à quelques îles soudainement nées du néant, je quitte donc mon hébergement provisoire.

Aucun bouchon ou incident ne vient perturber le trajet. A l'arrivée à l'aéroport, triste spectacle, les agents de sécurité, matraques à la main, chassent les enfants mendiants. Ils quémandent un peu d'argent ou cherchent à vendre quelques bricoles aux voyageurs.
Puis ce sont les sempiternels contrôles. Bagages à main, carte d'embarquement, visa de sortie, douanes... On me demande si j'ai des francs CFA, je réponds que j'ai tout dépensé, ce qui est presque vrai. L'un des tapis de contrôle des bagages aux rayons X est en panne. On laisse passer une femme avec un jeune enfant. Ceci d'autant plus que la climatisation a aussi rendu l'âme dans cette petite salle où on est confinée. Le
policier se plaint de sa rude soirée dans ces conditions. Je compatis. Il m'appelle "Monsieur Fabrice" ! Mais cette familiarité ne l'empêche pas d'avoir l'oreille aux aguets. Il repère au bruit, simplement quand je pose mon sac à dos, qu'une statue en bois est à l'intérieur. Il me demande donc si j'ai une autorisation de sortie d'oeuvre d'art... Je ne conteste pas l'évidence, et sans même ouvrir mon sac, je lui montre le dit sésame, ayant pris préalablement mes précautions. Le policier n'insiste pas.
J'attends une trentaine de minutes avant l'embarquement. C'est le cinquième contrôle. Le jeune agent semble plus préoccupé par le match de foot qui passe à la télé, et qui crache ses décibels dans l'aérogare, que par sa tâche.
Enfin dans l'avion, ce n'est pas sans un petit moment d'émotion que je quitte la terre congolaise. Mon voisin anglo-saxon, quand je le laisse passer, me gratifie d'un "Merci, mon ami". Encore heureux qu'il n'ait pas mis de Z devant ami, sinon je me serais cru revenu aux temps des colonies...

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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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commentaires

émma 10/04/2010 21:50



très réussie la photo.



Fabrice 11/04/2010 21:14



Merci !



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