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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 11:00

Le vendredi matin est largement occupé par une "conférence" téléphonique internationale entre le Congo, la France et plusieurs pays d'Afrique.

 

A midi au Derrick, je croise Patrick le chauffeur de ma précédente mission. Comme j'ai appris qu'il avait perdu un membre de sa famille dans l'effroyable accident du CFCO en juin, j'évoque le sujet. Il me confirme le décès de sa "petite soeur" dans l'accident de train. C'était son premier voyage à Pointe-Noire. Elle venait voir sa fille, hébergée chez Patrick pour être soignée. C'est vraiment pas de chance, le trajet retour vers Brazzaville lui aura été fatal. Patrick me demande si on a parlé de l'accident en France. Je lui réponds que non, le sujet a été très peu évoqué par les médias. Cyniquement, on peut dire que la distance du drame et le fait que les victimes soient toutes inconnues, n'ont pas incité les rédactions à retenir l'information... J'étais moi-même passé à côté. Patrick est visiblement très touché par la disparition de sa soeur et il me fait de la peine.


En début d'après-midi, ayant eu le feu vert de mon acheteuse de tableaux, Nako, je passe  par l'exposition de plein air près de la voie ferrée. Cette fois-ci le peintre est présent. Quand j'arrive, il est en train de dessiner une voiture. Je découvre un jeune homme de taille moyenne qui porte de larges lunettes de soleil blanches, siglées Dolce&Gabbana. Sans doute pour se donner un style. Il s'agit de Dam's.

Le peintre me dit avoir 30 ans. Il fait plus jeune. Des tableaux de son collègue Kalombo sont également exposées. La négociation est rapide, j'acquiers 3 tableaux pour 30 000 FCFA, prix tout à fait raisonnable (cf Vie quotidienne... peintures ).

 

Je charge les cadres dans la voiture et Ghislain me conduit à l'hôtel. Le problème maintenant est qu'il est impossible de faire rentrer les tableaux dans les valises... Je dois donc détacher la toile des clous, et ceci sans la déchirer. Les cadres sont poussiéreux et les clous rouillés, je n'ai pas d'outils, ce n'est donc pas facile. J'ai le temps de défaire deux tableaux.

 

Au lieu de jeter les cadres en bois, je décide de les redonner au peintre. Sur le chemin du travail, nouvel arrêt. Point de peintre... Je demande au petit stand d'en face où je peux trouver l'artiste. Il est en fait derrière le mur en béton en train de travailler. Comme il fait chaud, il est torse nu. Il s'empresse de remettre son tee-shirt.

Dam's est visiblement surpris par ma démarche et ne peut retenir un petit cri d'étonnement quand il comprend que je lui ramène les cadres. Mais il ne refuse pas, c'est toujours ça de gagné !

Je lui demande de faire une photo souvenir devant ses tableaux, exercice auquel il se prête sans problème.

 

peintre-PNR-dams

Dam's devant ses oeuvres

 

Le soir, je retrouve Jacques qui me présente des antiquités (une maternité Téké, un bel appuie-nuque jumeaux, un fétiche Kongo...). Mais je n'achète rien.

Je retrouve Franck pour boire un verre à la paillote de l'hôtel. Nous nous sommes ratés à midi. Nous parlons de choses et d'autres, de son travail et de ses problèmes de santé.

Je reçois un appel de Manu. Toujours pas de véhicule, mais optimiste, il poursuit ses recherches et multiplie les contacts.

Je n'échappe pas à un autre vendeur d'antiquités, Martin, auquel j'avais acheté auparavant des bronzes. Il me déballe sous le filaos du parking, près du projecteur, un plein sac d'objets. Il y a par exemple, une maternité en pierre et une singulière statue de chef, bâton à la main, assis sur un appuie-nuque en forme d'enfant. Mais je n'ai plus envie d'acheter quoi que ce soit. Martin insiste beaucoup. Je l'aime bien, mais il faut savoir se limiter ! Pour le dépanner, j'achète finalement une poupée en bronze pour un petit prix. J'écourte la conversation devant un vendeur visiblement déçu...

 

Après le repas, je discute avec Patrice à l'accueil. Il passe la nuit et le pauvre n'a même plus droit à un café ! Il râle car ses collègues sont partis sans finir le boulot (les multiples comptes des différentes caisses de l'hôtel).

Miracle, en fin de soirée je reçois un SMS de Manu "Ok pour demain". Il a donc trouvé une solution de transport !


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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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