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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 13:15

Les sociétés concessionnaires comme la CPKN (Compagnie Propriétaire du Kouilou-Niari) possédaient d'immenses exploitations qu'elles étaient chargées de mettre en valeur. Il fallait défricher, planter, récolter en utilisant la main d'oeuvre locale.

 

congo-plantation-ouvriers

     Congo - Ouvriers dans une plantation

 

Les cultures vivrières concernaient le marché local ou l'exportation : café, tabac, bananes, agrumes, cacao, arachides et riz.

 

Certaines cultures avaient des visées industrielles, comme l'hévéa pour le caoutchouc (fabrication de pneumatiques), l'huile de palme et de palmiste (lubrifiants et huile de moteur des avions) et la canne à sucre (sucre et distillation d'alcool). On parlait alors de "plantations".

 

congo-plantation-caoutchouc

Congo Français - Plantation d'arbres à caoutchouc (1910)

 

Le Congo était peu peuplé et il était difficile de trouver des ouvriers en nombre suffisant. Les hommes refusaient bien souvent de quitter le lopin de terre familial et n'étaient guère habitués aux notions de rendement. Les compagnies concessionnaires employaient alors parfois la contrainte... La faible présence sur le terrain des autorités coloniales laissait libre cours aux abus.


 

congo-plantation-arrosoir

Congo Français - Ouvriers des plantations, équipés d'arrosoirs (avant 1904)

 

 

La CPKN posséda jusqu'à 2,5 millions d'hectares, mais l'institution d'une taxe territoriale à l'hectare contraint la société à céder progressivement ses terrains. Elle possédait encore 1 million d'hectares vers 1930, principalement des plantations de palmiers et de cacaoyers. La concession se situait au nord de Pointe-Noire dans un triangle Conkouati - Kakamoéka - Bas Kouilou.


Le fleuve de la région donna son nom à une variété de caféier Canephora dénommée "café Kouilou" (Coffea canefora var Kouilouensis) appréciée pour la fabrication des cafés solubles. L'espèce africaine, présente au Congo et au Gabon, proche du Robusta (donc riche en caféine), fut exportée à Madagascar pour sa bonne résistance aux maladies.

 

Café-kouilou

Culture de café Kouilou à Madagascar vers 1940 (© CAOM)

 

La SCKN (Société Commerciale du Kouilou Niari) exportait le café originaire de l'AEF dans les années 1940-1960 vers le port du Havre. En 2005, la production de café n'était plus au Congo que de 2 000 tonnes.

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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 13:00

Après le quartier CFCO, nous descendons l'avenue de Gaulle afin de rejoindre le "quartier administratif" où se concentrent les bâtiments publics (gare, préfecture, poste, commissariat de police...). Il est plus délicat de faire des photos dans cette zone bien dotée en forces de l'ordre en tout genre, et parfois en civil, comme me le rappelle mon chauffeur. Je redouble donc de prudence...


quartier-gare-djindji-aerien

Vue aérienne du quartier de la gare (vers 1960 ?)

 

La première zone urbanisée de Pointe-Noire, se situe entre la gare et le port, grosso modo sur l'emplacement du village initial de Djindji, par conséquent, c'est un quartier où l'on trouve de nombreuses constructions "anciennes" (cf Bâtiments coloniaux : compagnie CFHBC et concession Portella  et  Terre d'ébène : le mystère du phare... éclairci !).

 

L'une des constructions de l'époque coloniale, c'est le Tribunal pour Enfants. On retrouve le style d'alors, toit en tuiles, arcades, façade blanche. Mais l'édifice est en mauvais état, le toit est troué, le bois des poutres pourrit et la peinture est bien défraîchie. Des branchements électriques hasardeux zèbrent les murs.


tribunal-enfant-pointe-noire

Tribunal pour enfants de Pointe-Noire

 

On dénombre des centaines d'enfants des rues à Pointe-Noire (entre 800 et 1000 selon certaines sources), avec toutes les dérives que cela implique. L'état du bâtiment donne une piètre image des moyens consacrés à la protection des mineurs.


Dans la même rue, masqué derrière les bâtiments publics du bord de l'avenue de Gaulle, on trouve un édifice tout en longueur, aux allures d'entrepôt. 

 

sckn-pointe-noire

Bâtiment de la SCKN

 

Il porte encore le sigle "S.C.K.N." sur un pan de mur. Il est identifiable sur la vue aérienne du quartier de la gare vers 1960.

 

batiment-sckn-pointe-noire

Bâtiment SCKN vu du ciel

 

Il s'agit d'un bâtiment de la "Société Commerciale du Kouilou Niari". La SCKN était l'héritière semble t-il d'une des grandes compagnies (CPKN) qui se partageaient l'exploitation agricole du Congo sous forme de "concessions" octroyées par la France, au début de la colonisation, comme la CFHBC et la CFSO (cf  Pointe-Noire : bâtiment colonial (1) ). La CPKN gérait notamment des "plantations".

 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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