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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 17:00

Notre premier objectif est de retrouver l'hôtel où Manu avait passé la nuit. Nous prenons la direction du centre-ville, tournons à droite devant l'église Fatima, puis deux ou trois rues après l'église évangélique (cf Dolisie : chez "grand-mère" à la cité ), nous bifurquons à gauche.

Derrière une palissade de tôles rouillées, nous entrons dans un bar bruyant, plongé dans la pénombre. Quelques convives ont visiblement abusé de la bière... Un couple (légitime ?) sort d'une chambre derrière le bar.

Le réceptionniste nous mène à l'arrière de l'accueil, où le cadre est plus agréable. Il montre à Manu au bout du couloir, une pièce de 8 à 10 m2, propre mais humide et sans ouverture. Les toilettes sont à l'extérieur... Un poster romantique d'un couple d'amoureux (Blancs...) surplombe le lit. 

Nous ressortons pour discuter. Manu aimerait ne payer que 8 000 FCFA (comme la fois précédente) mais le tenancier reste bloqué à 10 000 FCFA. Notre interlocuteur mâche une enveloppe de préservatif ! Tout semble indiquer que le lieu sert d'hôtel de passe... Je règle le montant de la nuit et je reçois en échange une facture de l'Eden II. Ce n'est pas le paradis, mais certains montent ici au septième ciel... Manu demande quand même que du désodorisant soit passé dans la chambre pour masquer l'odeur d'humidité.

 

A mon tour de trouver une chambre, nous faisons demi-tour, direction l'aéroport et l'hôtel La Renaissance (cf Dolisie : réservation d'hôtel ). Une dame nous accueille. Nous demandons à voir les chambres libres.

Manu raconte que je suis déjà venu ici. Notre hôtesse me fait alors la bise et me prend par la taille, comme si nous étions de vieux amis !! Soit elle me confond avec un autre client, soit elle est très entreprenante... La chambre 7 au rez-de-chaussée coûte 35 000 FCFA, la chambre 9 à l'étage coûte 25 000 FCFA. Elle est plus petite mais j'opte pour celle-là.

 

Etant à l'abri pour la nuit, nous buvons une bière dans le bistrot d'en face. Il faut bien se désaltérer après notre poussiéreux trajet. Un jeune homme nous cède gentiment sa place à une table située à l'extérieur. A côté, une bande d'amis accumule les bouteilles et le volume des discussions augmente peu à peu.

Un avocat tombe de l'arbre en face de nous (cf Dolisie : avocatier reverdissant ). Je vais le ramasser. C'est la première fois que je récupère le fruit mûr en direct ! Le serveur ayant vu mon action, m'offre un deuxième avocat. Sympa ! Manu m'explique qu'il s'agit "d'avocats de la saison sèche", le fruit poussant sur l'arbre presque sans feuille. En ce début octobre, la nature commence tout juste à redémarrer.


L'obscurité arrive peu à peu... Je monte mes affaires dans la chambre. Je constate que tout est resté allumé, y compris la télé ! La tenancière ne craint pas les factures d'électricité...

En redescendant, je croise une jeune garçon qui nettoie les marches. Il me semble le connaître. Hésitation... Une fois dans la voiture, j'en parle à Manu. Il s'agit bien de Prince-Amour qui nous avait servi de guide (cf  Dolisie : le pont du km 13). Je retourne le saluer. C'est impressionnant, en 4 mois, il a considérablement grossi. 

 

J'évoque avec Manu le restaurant "Gaps" où nous pourrions manger ce soir. Pour les autres petits restos, il faut souvent commander à l'avance. En redémarrant, coïncidence, nous tombons sur son ami JP et sa femme. Je lui fais un signe de la main. Il me répond mais visiblement ne m'a pas reconnu... Manu les interpelle et cette fois-ci la réponse est plus chaleureuse. Nous proposons de les ramener chez eux en échange d'un guidage vers le restaurant sus-nommé... C'est parti !

 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Dolisie
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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 15:15

Après la pause à Mvouti, c'est reparti ! Mais pas pour très longtemps... 15 minutes de trajet et nous sommes de nouveau bloqués par un amas de terre au milieu de la route. Un véhicule est stoppé devant nous et le chauffeur descend voir de plus près ce qui se passe.

Une pelleteuse est affairée à déblayer plus ou moins efficacement la nationale.

 

blocage-route-mayombe

Route nationale bloquée

 

L'engin pousse la terre de la colline arasée vers le ravin d'en face... Un passage praticable est ouvert et nous nous engouffrons dans la brèche.

Je remarque un peu plus loin, un camion déglingué sur le bord de la route. Il a visiblement fait des tonneaux. A ce sujet, Manu m'apprend que l'accident de taxi rencontré lors de notre retour du lac Kayo avait fait 3 morts (cf Lac Kayo : retour à Pointe-Noire embrouillé ). Manu avait maladroitement proposé à notre coéquipière Josiane en quelque sorte de "voir le spectacle"...

 

A la sortie du Mayombe, nous retrouvons les collines de Dolisie (cf  A l'approche de Dolisie : collines verdoyantes). Mais la route élargie est barrée (elle est visiblement prête pour le bitumage) et nous sommes contraints d'emprunter une piste parallèle. Elle s'avère très sableuse et la terre jaune vole tant que l'on ne voit plus rien. Manu est obligé de rouler lentement à cause de la médiocre visibilité mais aussi à cause des patinages sur ce sol instable. La fine poussière pénètre dans l'habitacle et arrive à nous faire tousser ! Terrible. 

Nous passons dans un creux sous un vieux pont du CFCO, puis un peu plus loin derrière le baobab de Brazza (cf A l'approche de Dolisie : le baobab de Brazza ). La route est en train d'être goudronnée à son pied. Nous retrouvons enfin un terrain correct à proximité de la carrière de pierres.

 

A l'entrée de Dolisie, nouveau contrôle policier. Manu se gare après le carrefour. Il me fait comprendre qu'il vaut mieux que je reste dans la voiture. Il a sans doute peur que, voyant un Blanc, les policiers n'en profitent pour nous soutirer de l'argent...

Pas d'embrouille avec les forces de l'ordre, et Manu peut appeler son ami JP auquel il donne rendez-vous devant la boulangerie SAB. Nous avons désormais des points de repère à Dolisie et nous arrivons sans problème au lieu prévu.

Manu évoque deux scénarios pour la suite de l'expédition, soit faire une boucle par ce qu'il appelle "Mila-Mila" (direction route du Gabon, Kibangou) et rentrer demain par les gorges de Sounda, soit poursuivre en direction de Kayes-Nkayi. Son ami JP, qui est accompagné de son épouse, nous dissuade d'entreprendre le trajet vers Nkayi. Il nous raconte que la route est en très mauvais état et qu'il faut 3 heures pour parcourir les 80 km restants !

Il est déjà plus de 17h et dans environ 1 heure la nuit tombe. Ce ne serait pas raisonnable de continuer la route... Nous décidons donc de faire étape à Dolisie et partons à la recherche d'une chambre pour la nuit. 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Kouilou
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