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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 14:00

Après un repos mérité suite à une nuit blanche aéroportée, je déjeune sous la paillote de l'hôtel. Des nordiques, qui semblent dans l'attente de partir en mer, ont trouvé de jeunes accompagnatrices. L'une d'elles a les cheveux... violet foncé. Discrétion assurée ! Elles me cassent les oreilles avec des sonneries de portables très sonores.

Il fait beaucoup plus frais que je ne pensais. Le vent du large et un petit crachin jettent un froid sous la paillote. En T-shirt, j'ai la chair de poule. Je me réhabitue à la lenteur du service.

La pluie s'intensifie et Gauthier qui est dans les parages se réfugie sous la paillote. Il est avec Jacques (vendeur d'antiquités) qui est très surpris de me voir ! Gauthier ne lui avait rien dit quant à mon arrivée.

Au moment de l'addition, pas de monnaie, on me doit 300 FCFA. Ce sera la même chose quasiment à chaque repas. Le Congo est un pays sans monnaie...

 

Vers 14h30, je retrouve Patrice (le réceptionniste) qui vient de prendre son service. Il a déjà téléphoné dans ma chambre et est très content de me revoir. J'attends le chauffeur que l'on devait m'envoyer. Point de chauffeur...

Je téléphone à Irma (la secrétaire) qui me répond qu'elle n'avait pas mon planning. Je lui avais pourtant indiqué de m'envoyer un chauffeur à 14h45. Ah, le Congo !

Pour patienter, j'échange quelques mots avec les gardes de la SCAB, notamment le sympathique Zola. Il a une formation d'infirmier et se retrouve vigile. Il ne désespère pas un jour de retrouver son métier... Il m'affirme que son diplôme congolais serait reconnu en France.

Un nouveau chauffeur, Ghislain, me conduit à la base industrielle (la "BI" pour les intimes, à ne pas confondre avec... l'abbaye). Il est plutôt distant. On me remet un badge visiteur contre mon passeport. Après les formalités habituelles, la remise des petits cadeaux de Nako à Irma, la remise de la mise à jour à Patrick-Yvon, je repasse par l'accueil. Mais je dois ressortir, et repasser le portique pour avoir mon badge "missionnaire" au bureau d'à côté. Il suffit pourtant à l'hôtesse d'accueil d'ouvrir une porte...

 

Direction le CMS, où je retrouve des visages désormais familiers, médecins, infirmiers, agents d'accueil, personnel de la pharmacie... Patrick évoque un collègue qu'il surnomme le silure !

J'oeuvre pour l'activation de mon profil Windows afin de pouvoir travailler. Nous évoquons deux objectifs de mon séjour, l'informatisation des infirmeries de la BI et de Djéno.

 

Le soir à l'hôtel, Patrice me présente son "postier" du Sud-Ouest. C'est un sympathique expat qui m'avait envoyé de Pau la clé USB avec les photos de Manu. Il connaît bien également la région de Chambéry et particulièrement Myans, avec son clocher surmonté d'une vierge dorée.

Je remets quelques photos de mon dernier séjour à Patrice. Il me dit ainsi que sa femme croira vraiment que je suis arrivé... Patrice est épaté par la belle église de Pounga (cf Route de Dolisie : l'église de Mpounga ). Le bagagiste curieux s'approche. Thomas ne connaît pas l'arbre de Savorgnan de Brazza !


arbre brazza-baobab

Baobab de Brazza sur fond de collines dolisiennes (mai 2010)

 

Au restaurant, je retrouve les serveurs Polesky et Révie. Ils sont super heureux de leur photo (cf Veille de départ : photos souvenirs et... papaye ). Quelques centimes d'Euros pour un petit moment de bonheur...

Red est un peu jaloux de ne pas avoir la sienne... Ce n'est pas son tour ! Mais il me fait marrer en disant que sur le cliché Polesky "montre les dents". Je lui demande "C'est pour mordre ?". Bien sûr que non me répondent-ils en choeur.

Il n'y a pas grand monde dans la salle du restaurant. Un quiproquo a lieu alors avec les serveurs. Ils me disent que "ça caille en cuisine !". Je leur demande alors un peu surpris : "Il fait froid en cuisine ?". Mais non ! Cette expression signifie au Congo qu'il n'y pas grand chose à faire, autrement dit, "ça glande en cuisine !".


 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 06:00

A l'aéroport, c'est le cirque habituel pour récupérer ses bagages. Tout le monde guette l'arrivée de sa valise et s'inquiète aussi que quelqu'un de mal attentionné ne parte avec ! 

Comme d'habitude, un bagagiste "non officiel" propose ses services, pensant gagner ainsi un peu d'argent... Je décourage mon interlocuteur en lui répondant que j'ai bien compris qu'il me demanderait un billet à la sortie, alors que je peux passer le contrôle "gratuitement".

J'aide une femme "expat" à récupérer ses valises. Un handicap à une jambe la gêne considérablement pour les attraper sur le tapis roulant et soulever la charge. Puis c'est le passage du contrôle avec SDV, sans encombre (on me déconseille de prendre un chariot qui attire l'attention des contrôleurs...).

Le temps est couvert et assez frais. J'ai la surprise de trouver Gauthier devant l'aérogare. Il a pris le taxi très tôt pour m'accueillir à la descente de l'avion. Sympa ! 

La navette SDV nous attend. Je retrouve alors Eric. Sur le parking, nous attendons les autres voyageurs. Une femme nous demande de l'argent pour "acheter des médicaments pour son enfant"... Vrai ou faux, Eric la dissuade d'insister. 

Je dois soulever mes valises pour les passer par la fenêtre arrière du mini-bus. En face de nous, des vigiles habillés de noir, matraques à la main, dissuadent les petits mendiants de venir nous importuner. 

C'est le départ ! Nous effectuons le tour de la ville, résidence Galatée, résidence de la Côte Sauvage. J'y croise (à travers les vitres du mini-bus) Patrick et Jacky qui partent travailler ! Puis direction le Derrick où Total a ouvert une nouvelle résidence. Cela concurrence depuis peu l'activité des hôtels. Economies, économies...

C'est la cohue devant le village des pêcheurs où on débarque poisson et sacs de riz. Les coffres des taxis se remplissent. Certains voyageurs sont pressés de rejoindre la base industrielle. Deux personnes doivent embarquer rapidement en "surfer" (bateau rejoignant les plates-formes). C'est l'embrouille avec les gardes. Il faut montrer patte-blanche... Je n'ai pas encore de badge et le vigile veut que je descende du bus. Finalement, les deux personnes rejoignent à pied l'embarcadère, ce sera tout aussi rapide ! Ambiance locale, des petites chèvres noires déambulent à proximité. 

 

Puis, c'est enfin la direction du Palm Beach. Je suis désormais tout seul dans le bus. A mon arrivée, le bagagiste Edmond me salue, Etienne l'homme d'entretien esquisse même un pas de danse ! Un accueil joyeux.

 

arrivée-palmbeach

Arrivée au Palm  Beach

 

A la réception, Patrice n'est pas là. C'est Jean-Pierre et Edouard qui me reçoivent. Direction la chambre 220, ancien bâtiment à l'étage.

Je prends possession des lieux. Comme d'habitude, pas de prise électrique pour le rasoir dans la salle de bains, le plafonnier est grillé... La routine ! Nouveauté, la chambre est équipée d'un déshumidificateur d'air. Mais comme personne n'a pensé à vider le bac, il est en stand-by...

 

 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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