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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 15:00

J'ai tout d'abord pris cet objet pour un hochet, un jouet pour enfant. Mais le vendeur m'en a rapidement dissuadé. En fait de hochet, il s'agit plutôt d'une cloche. 

 

cloche-wolo-recto

Recto de la cloche (bois, 18 cm de haut)

 

La cloche est en bois avec deux battants internes. Une femme à genoux (position traditionnelle de l'accouchement) surmonte le corps de l'instrument et sert de poignée.

Le bois léger de couleur brun clair, presque jaune, est parait-il du "vala".

L'objet viendrait d'un ethnie du nord de la RDC. Le vendeur me raconte que cette cloche était utilisée lors de cérémonie se tenant pour la naissance de jumeaux. Il me parle de participants avec un visage peint en rouge avec un trait blanc. 

 

cloche-wolo-verso

Verso de la cloche

 

La gémellité est présente à travers les visages de chaque face de la cloche. Les yeux diffèrent entre le personnage du recto et celui du verso (yeux en creux, presque absents). Le verso est un peu abîmé.

 


Comme autres utilisations de ce type d'objet, une cloche en bois était accrochée au cou des chiens pour la chasse, pour rabattre le gibier.

Une cloche en bois pouvait aussi être utilisée dans les rites des n'ganga (devin féticheur).

 

chef-vili-cloche

Chef Vili avec ses fétiches (rivière Kouilou)

 

On voit sur cette carte postale ancienne, une cloche posée par terre, à gauche.


cloche-bois-vili

      Cloche en bois à 3 battants

 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Art - culture - histoire
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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 13:00

De retour à l'hôtel, je m'inquiète d'avoir un chauffeur. Le week-end, c'est la galère ! En dépit des promesses d'assurer notre transport, il n'y a en tout et pour tout que deux chauffeurs pour l'ensemble des missionnaires de la ville. Enfin, ceux privés de véhicule...

Les pauvres gars qui sont de service n'arrêtent pas de courir entre les hôtels, la base industrielle, l'avenue Poincaré, l'aéroport, voire le terminal de Djéno.

J'arrive donc assez tard pour déjeuner au Derrick. Une fête se prépare. Le restaurant d'entreprise est en train d'être relooké en casino. Une enseigne lumineuse surplombe l'entrée, de fausses machines à sous sont installées. Un orchestre prend place. J'apprends que c'est pour la Fête des Mères.

 

J'attends assez longtemps pour avoir un chauffeur après le repas. Je discute ainsi avec un garde de la SCAB, Ferdinand. Il me dit qu'il gagne 75 000 FCFA par mois avec les primes, soit 114 Euros. Moins de 4 euros par jour. Difficile de faire vivre une famille avec un tel revenu, même si dans beaucoup de pays très pauvres certains ne disposent que d'un euro par jour pour survivre.

Deux femmes "expat" parlent d'aller demain à "la pointe" (sous entendu la Pointe-Indienne), lieu de villégiature des ponténégrins les plus favorisés. Mon chauffeur arrive enfin. Il répond aux appels incessants 

 

De retour à l'hôtel, c'est farniente, lecture et télévision. Le vendeur d'antiquités Serge passe me voir. Mais il n'a rien qui m'intéresse et j'ai déjà acheté pas mal d'objets. Il repart bredouille, mais je l'invite à me trouver une statue de chef.

Plus tard, c'est au tour de Nicaise de déballer ses "trésors" : coupe de cérémonie en bois, poire à poudre, statue de maternité, dont l'originalité est que la femme est assise dans un fauteuil... Je possède déjà ce type d'objet.

Mais ce qui retient mon attention, c'est une sorte de hochet (cf La cloche de cérémonie de Nicaise ). Le vendeur insiste pour que j'achète un objet afin qu'il puisse avoir un peu d'argent pour retirer à la gare un autre sac d'antiquités. Vrai problème ou mensonge, marché conclu !

 

En fin d'après-midi, Manu passe à l'hôtel. Il ne désespère pas de m'emmener en balade, à condition de pouvoir utiliser son véhicule avec l'expatriée ("sa cousine") qu'il a transporté toute cette semaine. Celle-ci a le privilège de garder "son" chauffeur, car elle travaille parait-il le week-end. 

Manu évoque des destinations assez lointaines, les gorges de Sounda et la gare des Saras. Vu le peu de temps dont nous disposeront, je lui conseille une expédition plus raisonnable, comme le lac Kayo. Cela tombe bien, Manu me dit qu'il ne connaît pas cet endroit.


Le soir au restaurant, j'apprends que le pauvre Red s'est fait voler son téléphone portable dans un taxi. Il pense qu'il dépassait de sa poche et qu'on lui a ainsi dérobé.


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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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