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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 07:30

Nous reprenons notre véhicule et poursuivons notre ascension. Nous alternons de larges pistes et les pistes étroites et croisons ça et là quelques ouvriers. Ils sont à la tâche bien que nous soyons un dimanche. Je remarque que tous les conducteurs d'engin sont chinois. Pas de doute sur le concessionnaire du chantier, des panneaux indicateurs comportant des idéogrammes s'ajoutent à ceux affichant des indications en français ou des signalisations plus "habituelles".

 

camion-chantier-RN1

Camion de chantier

 

Après une forte dénivellation, nous arrivons au fond d'un vallon où coule un ruisseau. Je demande à Manu de s'arrêter. Cette fois nous sommes au milieu de la forêt. Un chinois déambule sur le pont sommaire qui enjambe le cours d'eau. Je le salue mais il semble plutôt indifférent à notre présence.


mur-ruisseau-RN1

Ruisseau près du chantier

 

Juste en face, le flanc de la colline a été arasé et un mur de soutènement est en cours de construction. Des blocs de pierre sont patiemment empilés sur plusieurs mètres de haut. Un singulier petit pont de bois permet aux ouvriers d'accéder au sommet de la muraille. Deux ou trois hommes noirs s'attellent à l'ouvrage, surplombés par plusieurs mètres de terre dénudée, parsemée de quelques rochers.

 

mur-ponton-RN1

      Mur en construction et pont d'accès

 

Je constate que si la nouvelle route passe au pied du mur, cela suppose que le ruisseau va être détourné ou recouvert sur une partie de son cours. Nous sommes en saison sèche, il est donc peu impressionnant. Le débit doit être tout autre en saison des pluies...


Je profite de la pause pour faire une photo souvenir de mes deux accompagnateurs. Ils prennent position devant notre véhicule, un 4x4 léger, plus facile pour gravir le Mayombe !

 

manu-honore-RN1

Manu et Honoré


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Publié par Fabrice Moustic - dans Kouilou
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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 06:30

Passé le poste de contrôle, nous commençons l'ascension du massif du Mayombe entre deux grands talus de terre ocre. La piste est large et carrossable. Je suis moins secoué que lors de l'expédition à Conkouati !

Il nous est difficile de connaître la distance parcourue car le compteur kilométrique sous estime largement le trajet effectué. Manu m'explique que le véhicule a été revendu à son collègue par un Libanais. Problème technique ou compteur trafiqué ? Il dépasse officiellement les 100 000 km...

Après quelques kilomètres, je demande à Manu de s'arrêter au niveau d'une grande esplanade où le terrain a été nivelé. J'ai remarqué un bel arbre, épargné au bord de la route. Manu me dit que c'est un bilinga. Je note que sur la carte un village situé à proximité porte le même nom. Son bois jaune-orangé est utilisé aujourd'hui pour faire des planches, des poteaux et des traverses (pour les constructions navales ou industrielles).

Traditionnellement, on fabrique une teinture jaune avec le bilinga. L'écorce est employée comme remède contre la fièvre et les maux d'estomac. Le bois, très résistant, est utilisé pour la fabrication de mortier.

 

P-arbre-bilinga

      Bilinga au milieu du chantier

 

L'engin de chantier à droite de la photo donne l'échelle pour la taille de l'arbre. En arrière plan, la forêt s'étend à perte de vue sous un voile de brumes. Le calme des lieux est appréciable. Les nuages sont présents. La chaleur et l'humidité sont supportables car il est encore tôt (7h30). La saison sèche nous permet d'éviter les torrents de boue qui ne manqueraient pas de se former sur cette terre dénudée.

 

P-chantier-talus

Route en chantier 

 

Derrière nous, la piste creusée est très large. Ce n'est pas la route que nous avons emprunté. L'ancienne Nationale 1 croise ainsi à plusieurs reprises le nouveau tracé de la route de Brazzaville. La hauteur des talus est impressionnante (plus de 10 mètres). Par endroit, des petites marches sont creusées pour en permettre le gravissement.

 

A gauche du bilinga, un autre arbre imposant a été épargné. Est-ce un acacia ? Il n' a plus de feuilles et semble mort. Le tronc porte les meurtrissures des engins de chantier.

 

P-arbre-chantier

Arbre mort


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Publié par Fabrice Moustic - dans Kouilou
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