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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 13:00

Après avoir quitté le village des artisans de la Côte Mondaine, je demande à Patrick de me conduire comme prévu au phare. Le trajet n'est pas long et mon chauffeur se gare près de l'entrée. Mais il n'est guère téméraire et me laisse seul aller voir les deux gardes. Je demande poliment si je peux faire une photographie du phare récemment repeint. Je leur explique brièvement l'histoire du monument, qu'ils ne connaissent pas (cf Terre d'ébène : le mystère du phare... éclairci ! ). L'un d'eux me dit "Vous êtes de chez nous alors ! ". C'est donc avec leur feu vert, que je retourne à la voiture chercher mon appareil photo et je décide mon chauffeur à m'accompagner.

Mais un civil sort du petit bâtiment et me demande qui m'a autorisé à prendre un cliché. Ce sont les gardes ! Il me demande si je fais du tourisme et est visiblement méfiant. Je lui explique que je profite effectivement d'une mission professionnelle pour faire un peu de tourisme. Je lui montre mon badge de missionnaire pour le rassurer. Je dis en plaisantant que je ne suis pas un espion, ce qui fait sourire les militaires, et que je veux simplement photographier le phare nouvellement repeint. J'explique à nouveau l'histoire du phare et propose de lui montrer d'anciennes photos qui pourront l'intéresser. Il est toujours réticent mais ne trouvant pas d'arguments, il m'autorise de mauvais coeur à faire mon cliché.

 

C'est chose faite en prenant le recul nécessaire et en tournant le dos à l'astre solaire. Le phare a désormais fière allure (pour comparer cf Le vieux phare ) et resplendit sous le soleil, sur un beau fond azuré. C'est rare d'avoir un tel ciel bleu sans aucun nuage à Pointe-Noire !

 

Phare-repeint

  Le phare de Pointe-Noire de nouveau "tout neuf"

 

Je montre le cliché au chef et aux deux gardes dont l'un fait "Waouh ! ". Le civil devient un peu plus ouvert et me demande quand je pourrais lui montrer les vieilles photos. Il m'explique qu'il n'a plus aucune archive et qu'il vient juste de se réinstaller dans ce bureau, lui aussi fraichement repeint. J'envisage de revenir demain. Je donne un petit pourboire (au sens premier du terme, c'est à dire de quoi s'acheter une bière) aux militaires.

 

Je retourne à l'hôtel avec Patrick. Il doit se demander quel drôle d'oiseau il véhicule... Sur le chemin, nous subissons un contrôle de la police routière. Patrick est un peu agacé. Le policier prétend lui avoir "fait signe de s'arrêter depuis le carrefour" (au stop à côté de la station Puma). Le policier demande à voir le permis de conduire et les papiers du véhicule. Mais, il ne les regarde même pas et les redonne, presque en les jetant avec mépris. Nous filons sans demander notre reste...

 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 12:00

En ce jeudi matin, un petit gecko me rend visite dans la chambre. Il se planque derrière la télévision. Mon chauffeur Patrick est en retard. En attendant, je discute avec Manu, qui quant à lui attend sa cliente.Pour notre expédition, Manu ne désespère pas de trouver un véhicule... Mais toujours rien de concret. Je salue aussi Honoré, au volant d'un véhicule VIP, je lui dis qu'il a une voiture de ministre ! Patrick arrive peu après. Il était coincé dans les bouchons.

 

A midi au Derrick, je retrouve Arsène, équipé de son sac à dos, rempli de cigarettes et autres bricoles. Je l'accompagne à pied jusqu'à "sa boutique". Il a enfin ouvert son petit stand. Il vend quelques biscuits, des lames de rasoir, des tubes de colle... Sa "grande soeur" est là et vend des cartes téléphoniques. Le panonceau du photographe a disparu et "Appel 50" a été peint en bas.

 

P-arsène-stand

 

Arsène, sa soeur, et sa boutique

 

Arsène est content de me montrer une caisse dans laquelle il compte transporter ses marchandises. Profitant de ma présence ici, je vais au village des artisans. Je dois trouver un saladier en bois pour mon collègue Rodolphe. On me présente trois modèles. Je fais ces clichés afin d'obtenir ensuite l'agrément de l'acheteur.

 

P-saladier

 Saladier en bois

 

Mais Arsène, le vendeur manchot, est toujours en quête de subsides. Il me dit qu'il a besoin de 50 000 FCFA pour payer l'école de son fils. Je ne sais pas si c'est du lard ou du cochon...

Pour l'encourager à poursuivre son début d'activité, je lui donne 10 000 FCFA. Je rejoins le Derrick à pied où je retrouve mon chauffeur.

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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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