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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 19:00

Je termine ma promenade en notant tristement que la plage de la Côte Sauvage est de nouveau jonchée par endroits de nombreux détritus, notamment des plastiques.


Propreté-plage

Plage malmenée    

 

Il est temps de retourner au travail. Je vois sur le sable quelque chose briller. Je trouve une pièce de... 25 FCFA ! Quelle fortune. Cela ne fait même pas 4 centimes d'euro.

 

L'après-midi se passe au travail entre statistiques, infirmerie et organisation de l'hospitalisation. Le soir, vers 18h30 (je dis le soir car il fait nuit vers 19h), j'attends "mon" chauffeur. Il n'est point là. J'ai un téléphone Tétra mais son véhicule n'en a pas. Il a un téléphone portable, mais mon Tétra n'est pas activé pour appeler les téléphones portables... Ah, le Congo !

J'appelle alors le standard d'Allo Taxi. Pas de réponse. J'appelle donc Manu sur son Tétra, qui joint à son tour Patrick sur son portable. Ce dernier avait une autre course et arrive peu après. A l'accueil de l'hôtel, je retrouve Patrice. Je lui trouve le teint un peu jaune. Il me dit avoir fait il y a peu une énième crise de palu et être encore sous traitement (Artequin).

Je retrouve mes deux antiquaires, qui me font d'autres propositions pour mes amis Rémi et Estelle.

Jacques me montre une grande statue d'une femme Kongo. Elle est agenouillée sur une tortue, est ornée de quelques tatouages et présente une grande bouche ouverte. La statue est lourde, ce bois dense est de l'okoumé.

 

femme Kongo

      Statue Femme Kongo (35 cm environ)

 

Jacques m'explique qu'elle est agenouillée pour récupérer la force de l'animal et ainsi être protégée, par exemple contre la noyade. Pour la grande bouche ouverte, pas d'explication convaincante. Gauthier me dit simplement qu'elle rigole !

Dans un tout autre style, on me propose un petit penseur Kongo d'un bois plus clair. C'est un ancêtre, assis en tailleur et qui porte une coupelle entre ses jambes. Une main est apposée sur la joue et l'autre est mise près de la bouche. Mais la bouche n'est pas masquée et les dents visibles. Pas d'explication de la symbolique.


sage ancêtre

Ancêtre Kongo (15 cm environ)

 

Je fais des clichés et remercie mes interlocuteurs. La réponse pour un éventuel achat est pour plus tard. Jacques compte repartir en brousse.

Au restaurant, je découvre Poleski un nouveau serveur dont Red m'avait parlé. Il est assez timide pour l'instant et ne parle pas très fort. Je découvre aussi le yaourt "Yolait" fabriqué à Pointe-Noire. Tiens, le nom me rappelle quelque chose... 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 09:00

Après le jour d'arrivée toujours chargé, le deuxième jour permet de reprendre ses marques. Patrice me passe un coup de fil vers 7 heures du matin pour me saluer. A la clinique, je croise Yves, le grand laborantin, et José, l'homme d'entretien, qui est très content que je lui remette une photo. Même s'il n'est pas très bavard, son grand sourire ne trompe pas !

Je distribue les "photos souvenirs" prises lors de mon dernier séjour aux employés y figurant (cf  C'est le temps des valises... ).  Etrangement, ils ne sont pas souriants sur les clichés. Mes collègues isérois m'en feront la remarque. Je les rassure, au naturel, les employés de la clinique sont beaucoup plus joviaux ! Anicet quant à lui est très heureux de son portrait individuel.

Animation dans la matinée, un groupe de représentants syndicaux visite la clinique. Ils ne manquent pas de s'enquérir du rôle du visiteur de passage que je suis.

A midi, je retrouve devant le Derrick, Arsène, qui me dit ouvrir enfin sa petite boutique. Basile un vendeur d'antiquités me reconnaît et veut bien évidemment me proposer des pièces exceptionnelles à acheter.

Après un détour par la banque, je passe me reposer à l 'hôtel. Ensuite, c'est une petite balade de 30 min sur la plage. Je croise deux jeunes hommes qui m'interpellent. Ils veulent être photographiés. No problem ! Ils jouent un peu les gros bras, l'un deux porte une crête décolorée sur le sommet du crâne. Puis, ils filent sans demander quoique ce soit.

 

Plagistes-frime

 Frimeurs de la plage

 

Je poursuis ma balade. Je remarque que la deuxième grue située à l'extrémité du wharf s'est effondrée. Il ne restera bientôt plus rien de ce vestige industriel. C'était pourtant le cliché favori des voyageurs pour prouver qu'ils étaient bien venus à Pointe-Noire.

 

P-wharf-grue1

 Wharf en voie de disparition

 

P-wharf-grue

Grue effondrée

 

Un peu plus loin, je tombe sur trois autres jeunes en train de s'amuser. Ils me disent être orphelins et sans travail... C'est visiblement pour m'amadouer et obtenir quelques pièces ! Je ne suis pas dupe car je remarque des tâches de peinture sur leurs vêtements et même sur leur visage. Difficile de masquer des éclaboussures de peinture blanche sur une peau noire ! Ce sont en fait trois ouvriers (ou apprentis ?) travaillant à la rénovation des chambres du Palm Beach.

 

Plage-peintres

 Peintres plagistes

 

Ils ne s'expriment pas très bien en français. Ils me disent avoir quitté l'école "trop jeunes". L'un d'eux me demande s'il peut avoir le "tableau" maintenant. Non, ce n'est pas possible... Celui qui fait un château de sable me dit avoir 19 ans (je constate aussi qu'il n'a qu'une chaussette sur deux). Comme ils sont quand même sympas, en dépit de leur volonté initiale de m'embobiner, je leur donne une petite pièce chacun.


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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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