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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 09:00

Après le jour d'arrivée toujours chargé, le deuxième jour permet de reprendre ses marques. Patrice me passe un coup de fil vers 7 heures du matin pour me saluer. A la clinique, je croise Yves, le grand laborantin, et José, l'homme d'entretien, qui est très content que je lui remette une photo. Même s'il n'est pas très bavard, son grand sourire ne trompe pas !

Je distribue les "photos souvenirs" prises lors de mon dernier séjour aux employés y figurant (cf  C'est le temps des valises... ).  Etrangement, ils ne sont pas souriants sur les clichés. Mes collègues isérois m'en feront la remarque. Je les rassure, au naturel, les employés de la clinique sont beaucoup plus joviaux ! Anicet quant à lui est très heureux de son portrait individuel.

Animation dans la matinée, un groupe de représentants syndicaux visite la clinique. Ils ne manquent pas de s'enquérir du rôle du visiteur de passage que je suis.

A midi, je retrouve devant le Derrick, Arsène, qui me dit ouvrir enfin sa petite boutique. Basile un vendeur d'antiquités me reconnaît et veut bien évidemment me proposer des pièces exceptionnelles à acheter.

Après un détour par la banque, je passe me reposer à l 'hôtel. Ensuite, c'est une petite balade de 30 min sur la plage. Je croise deux jeunes hommes qui m'interpellent. Ils veulent être photographiés. No problem ! Ils jouent un peu les gros bras, l'un deux porte une crête décolorée sur le sommet du crâne. Puis, ils filent sans demander quoique ce soit.

 

Plagistes-frime

 Frimeurs de la plage

 

Je poursuis ma balade. Je remarque que la deuxième grue située à l'extrémité du wharf s'est effondrée. Il ne restera bientôt plus rien de ce vestige industriel. C'était pourtant le cliché favori des voyageurs pour prouver qu'ils étaient bien venus à Pointe-Noire.

 

P-wharf-grue1

 Wharf en voie de disparition

 

P-wharf-grue

Grue effondrée

 

Un peu plus loin, je tombe sur trois autres jeunes en train de s'amuser. Ils me disent être orphelins et sans travail... C'est visiblement pour m'amadouer et obtenir quelques pièces ! Je ne suis pas dupe car je remarque des tâches de peinture sur leurs vêtements et même sur leur visage. Difficile de masquer des éclaboussures de peinture blanche sur une peau noire ! Ce sont en fait trois ouvriers (ou apprentis ?) travaillant à la rénovation des chambres du Palm Beach.

 

Plage-peintres

 Peintres plagistes

 

Ils ne s'expriment pas très bien en français. Ils me disent avoir quitté l'école "trop jeunes". L'un d'eux me demande s'il peut avoir le "tableau" maintenant. Non, ce n'est pas possible... Celui qui fait un château de sable me dit avoir 19 ans (je constate aussi qu'il n'a qu'une chaussette sur deux). Comme ils sont quand même sympas, en dépit de leur volonté initiale de m'embobiner, je leur donne une petite pièce chacun.


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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 13:00

Après un repos bien mérité d'environ 2 heures, pendant lequel j'arrive à dormir un peu, je vais déjeuner sous la paillote de l'hôtel vers 13h. Je m'acclimate peu à peu en retrouvant des lieux connus. Mais cette paillote me rappelle aussi la directrice et sa petite fille mortes dans un accident d'avion en janvier. Je ne peux m'empêcher de penser à elles sous ce toit qui abritait bien souvent leur repas dominical.

Plus joyeux, je retrouve le serveur Red qui est impatient de découvrir le petit appareil photo ramené de France. Il devra attendre jusqu'à ce soir ! A 14h30, je retrouve mon ami Patrice à l'accueil, pressé de me revoir. Il me demande un peu trivialement si les "vieux" vont bien. Il s'agit de mes parents auxquels il avait offert une papaye... J'en profite également pour indiquer aux réceptionnistes que cette fois-ci, j'ai une belle chambre. Roland, l'agent de maintenance, passe à l'accueil mais est étrangement distant. Peut-être ne m'a t-il pas reconnu ? Etrange...

 

P-chambre-palm

Chambre au Palm Beach

 

Ma chambre située à l'étage du premier bâtiment est très agréable, mais présente toujours les mêmes défauts : pas de prise électrique dans la salle de bains pour le rasoir et une seule prise dans toute la chambre ! Très limité comme accès à l'électricité.

A 15 heures, je retrouve le petit monde de la clinique, infirmiers, médecins, agents d'accueil, personnel de la pharmacie, Patrick toujours fidèle au poste, Dominique qui me salue froidement par mon patronyme (alors que tout le monde m'appelle par mon prénom), le Professeur entre deux réunions... Surprise, Irma a été remplacée par Célimène, une très grande secrétaire d'environ 1,90 mètre. Voilà une remplaçante de taille ! Comme d'habitude, mon profil Windows n'est pas encore activé et je dois "squatter" celui de Patrick. Comme baptême du feu, je me dois d'assister l'inénarrable sage-femme dans ses consultations. Elle n'est pas très en forme, fébrile, souffrant sans doute d'une petite crise de palu.

Le soir, je retrouve à l'hôtel "mes" deux vendeurs d'antiquité Gauthier et Jacques. Ils ne perdent jamais de temps. A l'accueil, Patrice salue l'ambassadeur de Russie au Congo de quelques mots dans sa langue maternelle. Sacré Patrice !

Je donne à Gauthier quelques photos prises lors de mon dernier séjour (cf Repos dominical ) et quelques jouets pour ses enfants, donnés par mes parents (leurs petits-enfants sont trop grands pour y jouer maintenant !). Il est visiblement déçu du rendez-vous manqué avec son copain Gustave... Point de cadeau vestimentaire pour lui.

Jacques déballe ses "trésors" et notamment deux masques Kwélé. J'en avais "commandé" un pour une collègue de travail, charmée par ce style de masque. L'un des masques manque de finition, l'autre est harmonieux mais a bien vécu. Il est terni par les ans et la fumée. Jacques dit l'avoir récupéré "en brousse", accroché dans une case chez un "ancien". Je le photographie afin de demander le feu vert de l'acheteuse.

 

P-masque-Kwele

Masque Kwélé (bois 45 cm)

 

Peu après, c'est Red qui ayant fini son service, frappe à ma porte. Je lui donne à son tour quelques photos (cf Vie quotidienne : souvenirs d'avant-départ ) et surtout l'appareil photo qu'il m'avait commandé. C'est un petit numérique à piles, tout simple, pas cher. Il est très content et ne sait comment me remercier. Je lui explique brièvement le fonctionnement de l'appareil. Il s'engage à me rembourser avant mon départ. C'est avec le sourire aux lèvres qu'il rentre à la maison.

Au moment du repas, je donne au bar la photo d'Herman, posant en pacha dans le canapé. Au restaurant, je découvre une nouvelle serveuse, Véli qui porte de belles tresses. Nouveauté, une réduction de 15% est appliquée sur la note du restaurant pour les clients Total. Red m'en avait informé. Appréciable !

Après le repas, je ne tarde pas à me glisser dans les draps pour un sommeil réparateur...


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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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