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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 06:00

L'atterrissage se fait vers 6h du matin, heure locale. A cette saison, une heure de décalage est à prendre en compte avec la France, passée à l'heure d'été. Des brumes couvrent le tarmac à l'approche de l'aérogare. Je redonne le grand chapeau à la "maman" congolaise.

 

 

Je passe les habituels contrôles (passeport, vaccination) et sors face à une forêt de pancartes hétéroclites brandies par des congolais à la recherche de leurs ouailles de différentes sociétés. J'attends mes bagages qui n'arrivent pas... Je récupère un chariot dont une roue est bancale et éconduit un candidat au portage de valises. La foule un peu dispersée, je me signale auprès de SDV (société de logistique pour les voyages) pour que l'on m'oublie pas. Mes deux valises arrivent enfin ! Accompagné d'un agent de SDV, il faut passer le    

poste de contrôle des bagages. J'espère y échapper mais une contrôleuse me hèle. J'ouvre donc une de mes valises, rapidement refermée et marquée d'un OK à la craie. Dehors, je retrouve les odeurs de la cité ponténégrine et une température très supportable à cette heure matinale. Un petit cireur de chaussures brosse le cuir des souliers d'un mundele. Devant le nombre important d'arrivants, ce sont deux véhicules qui ont été affrétés, un pour les voyageurs et l'autre pour les bagages. Nous attendons un bon moment sur le parking et parcourons ensuite la moitié de la ville au milieu d'une circulation dense. Je suis moins dépaysé pour ma cinquième arrivée à Pointe-Noire. Je retrouve le comportement bouillant des conducteurs de véhicules de tout poil. Une publicité vante les saveurs du "Baron de Madrid", vin de table espagnol vendu ici. Certains voyageurs néophytes ne savent pas où ils doivent descendre. Nous en laissons quelques uns à la Base Industrielle et filons enfin vers l'hôtel. Avec tout cela, ce sont deux heures qui se sont écoulées depuis l'atterrissage !

 

 

P-palmBeach-vue

Arrivée au Palm Beach dans la douce clarté matinale

 

Un peu abruti par le long voyage, je descend du minibus. Le bagagiste Edmond me reconnaît. Une petite dizaine de voyageurs se présente à l'accueil. Je salue les réceptionnistes d'un air complice. Je suis le premier à prendre possession de ma clé et ressors récupérer mes valises dans le camion qui vient d'arriver sur le parking. Un garde de l'hôtel vient me saluer, et dans le hall, c'est au tour de Thomas et Hermann. 

On m'a attribué une belle chambre à l'étage, donnant sur l'entrée du Palm Beach. Je commence à peine à déballer mes valises que le téléphone sonne. Le chauffeur est déjà là pour me conduire à la BI ! Le rendez-vous était pourtant prévu à 15 heures... Zèle ou nouvelle erreur de communication ? N'ayant pas fait de toilette, je recule le départ d'une heure. Laissez-moi arriver quand même !!

Vers 9 heures, "mon" chauffeur me conduit à la BI. Il me montre le mail reçu par la coordination. L'horaire noté est bien 8 heures. Pas du tout ce qui était prévu ! Après le passage obligé à l'accueil, on va chercher mon badge et je franchis alors les portiques de sécurité. Je rejoins le bâtiment X1 à pied (en dépit de la proposition de mon chauffeur de me véhiculer) et franchis les portes, toujours en panne, donc ne s'ouvrant pas avec le dit badge.

Je retrouve Irma occupant son nouveau poste. Je lui donne le petit cadeau de ma collègue Nako et deux photos prises lors de ma dernière mission. Elle est visiblement émue en revoyant ses collègues du CMS... Je retrouve également Vincent, amaigri et fatigué (il reprend le travail ce jour même), et son chef Olivier. Pourvu de mes tickets repas pour le Derrick (rien n'étant jamais parfait, il en manque tout de même deux...) et armé de mon téléphone Tétra, je quitte le DSIT. Fatigué, je ne sais plus où est garé mon chauffeur... Il n'est pas face à l'entrée mais simplement garé sur le côté. Patrick, qui est calme et sympathique, me reconduit à l'hôtel où je vais enfin pouvoir me reposer.


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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 20:00

En ce dimanche 16 mai, le temps isérois est gris et frais, mais sans pluie. J'entame le long voyage par un trajet en taxi jusqu'à la gare de la capitale des Alpes. Le chauffeur empreinte un trajet différent de ses collègues, zigzaguant dans les rues du centre-ville. Il me parle de ses achats et de ses ventes de matériel via un site internet de petites annonces.

J'arrive à Lyon sans encombre par le TER. Je dois retirer à la gare de la Part-Dieu mon billet "TGV Air" pour rejoindre l'aéroport. Le guichet est signalé comme fermé mais est en fait ouvert. Etrange gestion de la signalétique, sans doute destinée à décourager les autres voyageurs devant patienter devant les guichets "standards"...

Mais le TGV en provenance de Marseille a une demi-heure de retard... J'apprendrai ensuite que les voyageurs ont pris trop de temps pour monter à la gare Saint-Charles et que le signal d'alarme a été utilisé de manière intempestive en gare d'Avignon. La joie des voyages quoi ! En attendant, assis sur un siège peu confortable du hall de la gare, j'observe les escaliers qui régurgitent des flots de voyageurs à intervalles réguliers. Je me plonge dans la lecture de l'Etranger de Camus, acheté pour la grande fille de Patrice. Je l'avais lu il y a une vingtaine d'années et c'est avec plaisir que je parcours de nouveau le célèbre ouvrage. On commémore cette année les 50 ans de la disparition de l'écrivain, mort dans un accident de voiture. Le projet présidentiel de panthéoniser le prix Nobel de littérature semble quant à lui tombé à l'eau...

La voie du TGV est enfin annoncée, soulageant nombre de voyageurs de la crainte de rester en rade ou comme moi, de rater la suite de leur voyage. Dans le train, quelques jeunes supporters marseillais occupent la voiture bar. L'OM a fêté sa victoire en championnat cet après-midi sur le Vieux Port. J'arrive à Roissy par un accès inhabituel et me trouve rapidement dans l'aérogare. Je dois y retrouver Gustave, un ami d'enfance de Gauthier (le vendeur d'antiquités) afin qu'il me remette quelques vêtements pour lui. Mais j'ai reçu un message du dit Gustave, auquel je n'ai pas tout compris, mais qui me paraît de mauvaise augure.

J'enregistre d'abord mes bagages car le délai est assez court étant donné le retard ferroviaire. Une flopée d'asiatiques prend d'assaut les guichets. J'appelle ensuite Gustave qui m'annonce qu'il ne pourra pas venir au rendez-vous. Sa tante est décédée et il se doit de rester en famille. C'est le pauvre Gauthier qui va être déçu !

 

P-hallE-roissy

Le Hall E de Roissy CDG

 

Je me dirige vers l'embarquement qui a lieu dans le Hall E. Au contrôle des bagages, un jeune agent passe son sandwich aux rayons X, prévenant ses collègues de l'incongruité du "colis" ! J'arpente le Hall E, tout neuf, dont la voûte est recouverte de bois (ou en tout cas son imitation). C'est ce même hall qui s'était effondré en 2004 provoquant la mort de 6 personnes. Espérons que les erreurs de conception soient résolues !

L'avion décolle légèrement en retard du fait d'un chargement des bagages un peu long. C'est parti pour près de 8 heures de vol... Une passagère Noire d'un âge certain, est embarrassée par un immense chapeau rose. J'arrive à le caser, sans risque de l'écraser, dans un coffre à bagages presque vide. Vouloir jouer les belles (pour un mariage prochain ?), présente quelques inconvénients !

Je fais réveillon avec un repas servi vers 00h30. Comme à l'accoutumée, je me repose mais les bras de Morphée se refusent à moi.

 

 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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