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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 20:00

En ce dimanche 16 mai, le temps isérois est gris et frais, mais sans pluie. J'entame le long voyage par un trajet en taxi jusqu'à la gare de la capitale des Alpes. Le chauffeur empreinte un trajet différent de ses collègues, zigzaguant dans les rues du centre-ville. Il me parle de ses achats et de ses ventes de matériel via un site internet de petites annonces.

J'arrive à Lyon sans encombre par le TER. Je dois retirer à la gare de la Part-Dieu mon billet "TGV Air" pour rejoindre l'aéroport. Le guichet est signalé comme fermé mais est en fait ouvert. Etrange gestion de la signalétique, sans doute destinée à décourager les autres voyageurs devant patienter devant les guichets "standards"...

Mais le TGV en provenance de Marseille a une demi-heure de retard... J'apprendrai ensuite que les voyageurs ont pris trop de temps pour monter à la gare Saint-Charles et que le signal d'alarme a été utilisé de manière intempestive en gare d'Avignon. La joie des voyages quoi ! En attendant, assis sur un siège peu confortable du hall de la gare, j'observe les escaliers qui régurgitent des flots de voyageurs à intervalles réguliers. Je me plonge dans la lecture de l'Etranger de Camus, acheté pour la grande fille de Patrice. Je l'avais lu il y a une vingtaine d'années et c'est avec plaisir que je parcours de nouveau le célèbre ouvrage. On commémore cette année les 50 ans de la disparition de l'écrivain, mort dans un accident de voiture. Le projet présidentiel de panthéoniser le prix Nobel de littérature semble quant à lui tombé à l'eau...

La voie du TGV est enfin annoncée, soulageant nombre de voyageurs de la crainte de rester en rade ou comme moi, de rater la suite de leur voyage. Dans le train, quelques jeunes supporters marseillais occupent la voiture bar. L'OM a fêté sa victoire en championnat cet après-midi sur le Vieux Port. J'arrive à Roissy par un accès inhabituel et me trouve rapidement dans l'aérogare. Je dois y retrouver Gustave, un ami d'enfance de Gauthier (le vendeur d'antiquités) afin qu'il me remette quelques vêtements pour lui. Mais j'ai reçu un message du dit Gustave, auquel je n'ai pas tout compris, mais qui me paraît de mauvaise augure.

J'enregistre d'abord mes bagages car le délai est assez court étant donné le retard ferroviaire. Une flopée d'asiatiques prend d'assaut les guichets. J'appelle ensuite Gustave qui m'annonce qu'il ne pourra pas venir au rendez-vous. Sa tante est décédée et il se doit de rester en famille. C'est le pauvre Gauthier qui va être déçu !

 

P-hallE-roissy

Le Hall E de Roissy CDG

 

Je me dirige vers l'embarquement qui a lieu dans le Hall E. Au contrôle des bagages, un jeune agent passe son sandwich aux rayons X, prévenant ses collègues de l'incongruité du "colis" ! J'arpente le Hall E, tout neuf, dont la voûte est recouverte de bois (ou en tout cas son imitation). C'est ce même hall qui s'était effondré en 2004 provoquant la mort de 6 personnes. Espérons que les erreurs de conception soient résolues !

L'avion décolle légèrement en retard du fait d'un chargement des bagages un peu long. C'est parti pour près de 8 heures de vol... Une passagère Noire d'un âge certain, est embarrassée par un immense chapeau rose. J'arrive à le caser, sans risque de l'écraser, dans un coffre à bagages presque vide. Vouloir jouer les belles (pour un mariage prochain ?), présente quelques inconvénients !

Je fais réveillon avec un repas servi vers 00h30. Comme à l'accoutumée, je me repose mais les bras de Morphée se refusent à moi.

 

 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 20:00

Après un hiver long et gris, trois épisodes neigeux (du 15 décembre au 10 mars), le printemps pointe timidement son nez.

 

P-chartreuse-neige

Massif de la Chartreuse sous la neige (décembre 2009)

 

J'ai poursuivi ces derniers mois la rédaction de mon blog. J'ai ainsi reçu plus de 7 000 visiteurs et près de 39 000 pages ont été feuilletées. Par les commentaires (au nombre de 150) ou par le biais du "contact", on me demande désormais des informations sur la vie à Pointe-Noire, parfois même comment trouver un logement ou du travail. J'essaie d'y répondre dans la mesure du possible. Futurs expatriés, congolais(e) de France ou actuels ponténégrin(e)s, merci de vos commentaires.

Contact très enrichissant, celui d'un français ayant séjourné à Pointe-Noire... en 1952 ! La ville a bien changé depuis les années 1950. M. Henri Chambaud a eu la gentillesse de m'envoyer son roman "La tête ailleurs", dont une partie de l'action se passe dans la ville ponténégrine. Visiblement nostalgique et amoureux du Congo, il m'encourage à poursuivre mon récit...

C'est tout à fait possible. Si le fameux volcan islandais, au nom imprononçable, ne fait pas des siennes, le retour à Pointe-Noire est pour bientôt !

 

P-chene-neige

Chêne enneigé (janvier 2010)

 

 

Pendant ce temps, le Congo renégocie sa dette et vient d'accéder au "PPTE". Qésako ? Pas de quoi être fier, c'est la liste des Pays Pauvres Très Endettés... On parle de l'annulation de 3000 milliards de francs CFA de dettes. Somme qui dépasse l'entendement, encore plus pour les congolais qui tentent de survivre !

Pourtant le gouvernement congolais a présenté un budget record pour 2010 : en hausse de 50% par rapport à 2009. L'or noir constitue 86% des recettes et la production de pétrole a augmenté de 20% l'an dernier. Cette augmentation est due en grande partie à la mise en exploitation du champ off shore Moho Bilondo par le célèbre pétrolier français. La compagnie américaine Murhpy Oil Corporation compte quant à elle exploiter un autre champ marin au beau nom d'Azurite. C'est dangereux pour un pays de faire reposer son économie sur une seule activité. Mais le Congo semble tabler sur une augmentation de la production et sur la hausse du prix du pétrole (Source : Jeune Afrique n° 2549).

 

Actualité plus dramatique, des dizaines de milliers de personnes ont traversé la frontière de la RDC pour se réfugier dans la Likouala, au nord-est du Congo. Fuyant des combats, ils ont traversé le fleuve Oubangui dans la région de Dongo. La région est très enclavée et peu peuplée. Si bien que les réfugiés, qui seraient environ 100 000, sont plus nombreux que les congolais habitants le département ! Un pont aérien a été mis en place à partir de Pointe-Noire pour apporter une aide humanitaire aux populations déplacées.


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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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