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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 21:57

Le jeudi matin, la diarrhée est plus limitée. Je poursuis le traitement antibiotique. La radio locale égrène des "faits insolites" sur le fond musical de "La Montagne" de Jean Ferrat ! Par exemple, au Nigéria, une chèvre aurait volé une voiture. Oui, oui... le voleur se serait transformé par "magie noire" à l'arrivée des policiers. La chèvre a été arrêtée mais les autorités ne peuvent pas la poursuivre...
Petit déjeuner léger avec un simple thé. Le serveur Landry éclate de rire. Il dit qu'un homme "fou" est tout nu sur la plage. Il est repoussé devant l'hôtel par les gardes qui ont sorti leurs matraques. Le regard réprobateur d'un VIP congolais fait rapidement retrouver son sérieux au serveur...
A midi devant le Derrick, je croise Arsène. Il est heureux de m'annoncer qu'il a commencé la peinture de son stand. D'ailleurs, ça se voit sur ses habits ! Je propose de passer le voir demain. J'arrive à un peu mieux manger.
Le soir, en sortant de la clinique, je retrouve Serge, vendeur d'antiquités, avec deux "collègues". L'un deux me dit avoir été envoyé par le "docteur Patrick". Je me doute que c'est faux... Il m'appelle aussi "Docteur". Je n'achète rien, mes valises étant déjà bien pleines. Je lui donne quand même 1 000 FCFA. Serge me dit qu'il a été payé avec des pesos Argentin. Il s'est fait anarquer car cette monnaie ne vaut pas grand chose, en tout cas pas le prix annoncé...
Le soir, peu en appétit, je ne mange qu'une soupe aux légumes. Je découvre en me couchant d'étranges petites tâches rouges au niveau des pieds. Bien que fatigué, je ne dors pas très bien.

Le vendredi 30 au matin, Patrice me passe un coup de fil pour m'informer qu'il a pu se libérer pour le samedi après-midi. Destination ?? Patrice aimerait bien trouver un chemin pour aller au Lac Cayo car nous sommes restés sur un "échec". Le tonnerre gronde de nouveau.
Mes pieds sont toujours tachetés... J'en parle donc à la clinique et montre mes orteils au Professeur, spécialiste des maladies tropicales. C'est un "purpura" localisé. Pour écarter un risque de thrombopénie liée au traitement que l'on m'a donné, j'ai droit à une prise de sang. Les tâches rouges pourraient être de petites hémorragies...
J'apprends en début d'après-midi qu'il n'en est rien. Ouf ! Par contre, je suis invité à arrêter l'antibiotique, cause de la manifestation allergique.
Le soir un médecin congolais fête sa fin de carrière comme pédiatre. Tout le monde est invité à boire un verre. L'ambiance est rapidement joyeuse, certains congolais abusant gentiment de vin ou d'apéro. Le médecin est d'ailleurs très prompt à remplir le verre... des autres ! Pour ma part, je ne bois pas d'alcool vu ma "convalescence" en cours. L'appétit n'est toujours pas revenu, le buffet ne m'attire pas du tout.

 

Soyons positif, le report de mon départ m'a évité d'être malade lors du voyage retour et j'ai aussi échappé à la grève nationale du 29 janvier. Pour les problèmes de transport, j'ai déjà donné à l'aller !!

 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 21:06
En ce lundi matin, il est un peu difficile de se lever... Je me rends comme de coutume à la clinique vers 8h.

Comme convenu, je passe vers 14h à la boutique "Couleurs d'Afrique" afin de récupérer le tissu commandé (cf épisodes précédents...). Deux jeunes qui tiennent la boutique me disent que le "patron" est parti à l'aéroport et ne savent pas me renseigner. J'échange quelques mots avec eux. Ils sont maliens et m'expliquent que la pauvreté les a poussés ici. Le Mali, pays semi-désertique, est encore moins bien loti que le Congo... Mes interlocuteurs sont surpris que je connaisse le nom de quelques villes du Mali. Serge, le "patron" (lui aussi malien), arrive en taxi. Il me dit que l'ouvrage n'est pas encore livré par la couturière et qu'il faut repasser plus tard... Soit !
Plus tard, à la clinique, Irma me dit qu'elle est passée à la boutique et m'indique que le travail de couture a été bien fait. J'y retourne donc vers 17h (c'est à 3 minutes en voiture). Les deux jeunes ne sont plus là, mais le commis de l'autre jour est à l'intérieur pendant que le patron discute dehors. Je lui demande le tissu. Il ne sait pas où il est rangé... Vu l'empilement dans la boutique (Vie quotidienne... 2ème semaine (suite) ) ce n'est pas facile ! Son téléphone portable sonne (la sonnerie est une chanson de Tiken Jah Fakoly !) et il me laisse en plan. Finalement, c'est moi qui met la main en premier sur le batik, reconnaissant les motifs (pour ceux que cela intéresse, c'est tout un art pour créer des batiks : http://www.african-concept.com/art-batik.html).
La jonction entre les deux tissus est bien réalisée et les couleurs s'accordent. Le commis cherche cependant à m'embrouiller en prétendant que le travail de couture a coûté 2 ou 3 mille francs de plus. Le prix ayant été fixé à l'avance, je n'en tiens pas compte. J'interromps à l'extérieur Serge dans sa conversation, en m'excusant. Je sors mon reçu et verse les 5 000 Francs restants au patron. Celui-ci est correct et ne me demande aucun surplus.
Je retourne travailler. L'inventaire de la pharmacie ne fonctionne toujours pas... Le soir à l'hôtel, je retrouve Patrice. Il me dit que les enfants ont fini le gâteau ce matin avant d'aller à l'école. Ils se disputaient pour voir le livre offert. J'apprends au fil de la discussion qu'il a eu 2 autres enfants avec une première femme, décédée. Il est donc le père de huit enfants.

Le mardi 27, c'est la veille de mon départ prévu. Je dois prendre l'avion le mercredi soir. Gauthier passe le matin à l'hôtel pour me dire au revoir. Il porte un tee shirt de foot allemand et je le charrie un peu. Partant au boulot, je propose à Gauthier de le déposer quelque part. En voiture, il ne sait pas qu'il faut mettre une ceinture de sécurité. Nous remarquons un chien écrasé devant la gare. Gauthier descend prêt du magasin Casino.
En milieu d'après-midi, changement de programme ! Olivier me demande, suite à l'appel de Vincent, si je peux rester plus longtemps. Il y a encore du boulot et des jours de prestation à réaliser prévus au contrat. Combien de jours ? Il faut aussi régler les problèmes pratiques, hôtel, avion et le visa qui expire le 29 !! On fait donc un saut au siège de Total pour étudier la question. Pour l'hôtel, c'est rapidement réglé. Je fais la connaissance d'une sympathique dame congolaise qui s'occupe des réservations. C'est sans doute elle qui, sur ordre, m'a mis au dernier moment au St Jacques...
Le responsable des visas m'indique que je n'aurai la prolongation officielle que le jour de mon départ. Entre temps, je vais donc être "clandestin" ... Il me conseille ainsi de "rester sage" !
J'informe l'entreprise et décide du nombre de jours supplémentaires en fonction de mes futures obligations. Ce sera donc un départ lundi soir. Reste à modifier le billet d'avion.
En fin de journée, des éclairs zébrent le ciel. Un vendeur de pain passe dans la rue devant la clinique vers 19h et crie "chaud !" pour attirer l'acheteur de pain frais. Original.

Dans la nuit, il pleut pas mal. Un ou des crabes ont gratté ma porte pendant la nuit. Heureusement que je les ai vu faire auparavant, sinon ce pourrait être stressant ces crissements étranges... Peut-être ont-ils fui leur refuge inondé par la pluie ?
Le mercredi matin est difficile. Selles liquides, nausées, fièvre légère sont au programme. J'arrive en retard à la clinique vers 8h50. C'est pas la forme olympique... Patrick me prescrit une association Fasigyne / Oflocet (antiparasitaire / antibiotique), parait-il très efficace. Dans la matinée, Olivier me conduit à l'Agence Air France de l'Avenue de Gaulle. C'est réglé pour le changement d'avion à quelques heures seulement du départ prévu. Les odeurs de pots d'échappement, conséquence de la circulation sur cette grande artère, me donnent la nausée.
A midi, je retourne à l'hôtel pour me reposer. Sous la paillotte, je tente de manger mais cela ne passe pas. Je grignote un peu de mon bar grillé. Gauthier passe dans la rue et m'interpelle. Je l'invite à partager mon poisson. Je l'informe de la prolongation de mon séjour. Il m'invite donc à le retrouver dimanche vers 15h. Au fil de la conversation, il me propose de m'installer au Congo, voire même d'épouser sa soeur !! 
L'après-midi est long. J'ai le ventre balloné et suis contraint de détacher un bouton de mon jean... Le soir, je ne mange pas. Je trouve qu'il fait frais pour la première fois de mon séjour.
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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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