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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 19:31

La rivière Loémé traverse le Lac Cayo et d'immenses zones marécageuses.




Des dizaines d'hirondelles tournent dans le ciel. Elles ont fait leurs nids sous les deux ponts juxtaposés.
A gauche du vieux pont, de nombreux nids sont accrochés aux bambous. De préférence, ils sont positionnés en bout de branche, pour éviter que les serpents ne viennent manger les oeufs.



C'est certain, il s'agit ici de nids de tisserins noirs. Je parviens à photographier un mâle au milieu de la végétation. Son oeil jaune tranche avec son plumage sombre. Le plumage de la femelle est quant à lui plus clair.



Je donne à Chris un nid tombé sur le pont. Il le ramènera à la maison. De l'autre côté, après être monté par un petit escalier sur le "pont neuf", une belle vue sur les marécages et la végétation luxuriante s'offre à nous.


 
Une colonie de grands oiseaux blancs a pris possession de hauts bambous. Patrice me dit que ce sont des "hérons blancs". Les individus ont un bec jaune assez court et sont nettement plus petits que les hérons cendrés rencontrés en France. Il s'agit très probablement de hérons garde-boeufs. Ils donnent l'impression d'être bossus, car ils rentrent la tête dans les épaules quand ils sont perchés. L'instinct grégaire est prononcé et les colonies d'oiseaux peuvent regrouper des centaines voire plusieurs milliers d'individus.


 
L'un des individus est posté au milieu de la rivière sur un arbre échoué, sans doute prêt à pêcher une proie. Principalement insectivore, les petits vertébrés sont aussi au menu de ce héron.


 
Nous verrons également un martin-pêcheur, reconnaissable à son bec effilé et à son vol particulier. Il est de plus grande taille que son homologue européen et d'un plumage différent, tacheté noir et blanc.
André Gide notait en 1927 "Quelle erreur de s'imaginer les oiseaux et les insectes des pays tropicaux toujours parés de couleurs vives. Même les martins-pêcheurs, ici, sont noirs et blancs et ne rappellent que par la forme les martins-pêcheurs de Normandie...".

J'avais observé près de l'hôtel, un autre type de tisserin de couleur jaune dominante et noir. Il s'agit de tisserin gendarme. Le nid est fait d'herbes et de morceaux de feuilles "tissés" ensemble par le mâle. Une fois construit, c'est la femelle qui décide si le nid lui convient.




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Publié par Fabrice Moustic - dans Nature
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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 18:26


Après avoir traversé quelques petits villages, l'habitat se densifie et nous arrivons à Nzassi, ville frontière avec le Cabinda (enclave Angolaise qui faisait autrefois parti du Royaume Kongo). Un marché se tient sur le bord de la route, des bars animés crachent leur musique, de multiples étals et boutiques s'offrent à nous... La frontière est un endroit où les congolais viennent s'amuser et aussi le lieu de tous les trafics. La foule devient plus nombreuse et il est difficile de se frayer un chemin. Nous remarquons une bagarre entre quelques hommes près d'une échoppe. L'alcool aidant ceci doit être assez fréquent... Patrice me conseille de faire demi-tour avant le poste frontière. C'est chose faite quelques dizaines de mètres plus loin. On ressent une certaine tension en ces lieux. Pour une fois, je ne dégaine pas mon appareil photo !

Sur le trajet inverse, nous remarquons une petite mosquée que Patrice prend au début pour une église. Je lui fais remarquer que le bâtiment est surmonté d'un croissant... Nous nous arrêtons en dehors de la foule. A ma demande, Patrice prend la sous-préfecture de Tchiamba-Nzassi en photo, mais à l'intérieur de la voiture. Il a peur des ennuis, mais aucun représentant de l'ordre à l'horizon... Le modeste bâtiment est loin des imposantes sous-préfectures que l'on trouve parfois en France en milieu rural.
A proximité, un petit étal présente des bouteilles en verre remplies d'un liquide. Sans doute du carburant qui est vendu au litre. A moins qu'il ne s'agisse de vin de palme ?

    
 
Nous reprenons la route. Des taxis roulant comme des dingues nous doublent à l'aveuglette.
Nous passons sans encombre le barrage filtrant vu à l'aller, la voiture siglée Total y est probablement pour quelque chose.
Nous nous arrêtons près du Pont de Fouta, surplombant la rivière Loémé (ou plutôt devrais-je parler de fleuve puisque le cours d'eau rejoint ensuite l'océan Atlantique).
En fait, il y a deux ponts en parallèle, un ancien pont, très étroit, et un nouveau pont à deux voies construit en l'an 2000. La route a été détournée afin d'emprunter le nouvel ouvrage.



A l'entrée du vieux pont, une carcasse de véhicule militaire gît sur le bas-côté. L'endroit est relativement paisible et nous permet d'observer de nombreux oiseaux.



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Publié par Fabrice Moustic - dans Kouilou
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