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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 21:37
Après un ou deux kilomètres, nous arrivons à l'entrée de l'installation pétrolière de Djéno. Nous sommes passés devant de grandes cuves de stockage. Des constructions sont en cours.
Total E&P Congo est opérateur de l'unique terminal pétrolier de la République du Congo. Ce terminal, dont ENI est copropriétaire (italiens), reçoit 250 000 barils de pétrole par jour de l'ensemble des exploitations du pays (en 2007). Les pétroliers se succèdent au rythme d'un navire tous les quatre jours venant accoster sur sa bouée de chargement, située à 8 kilomètres au large des côtes (sources : site institutionnel de Total).


Patrice suggère que grâce à mon badge nous pourrions voir d'un peu plus près le site. Nous nous présentons donc au poste de garde. Les deux gardes congolais notent nos identités. On nous indique qu'il n'est pas possible de faire des photos... Je précise en plaisantant que bien qu'ayant un appareil autour du cou, je ne suis pas un espion ! Les gardes nous invitent à nous présenter au chef de poste à l'accueil, un peu plus loin, pour voir ce qu'il est possible de faire... Nous cheminons donc à l'intérieur du site et passons près de la torchère qui crache une épaisse fumée noire.
Notre interlocuteur (habillé d'une cotte orange) nous indique que pour effectuer une visite, il faut prendre rendez-vous et qu'il faut s'équiper de protections (comme par exemple un masque). Nous échangeons quelques mots sur l'utilité de la torchère (brûler le gaz associé au pétrole pour éviter les risques d'explosion). En fait, seule une partie du gaz est exploitée dans une centrale électrique de 25 MW. Le reste est "torché" par manque d'infrastructures.
Nous interrogeons notre contact sur la possibilité de rejoindre le lac Cayo, but principal de notre promenade. Il nous répond qu'un véhicule tout terrain est indispensable, vu la pluie tombée il y a peu. C'est donc impossible avec ma vieille 206... Je lui demande l'autorisation de photographier la torchère, ce qu'il m'accorde.



Nous sortons du site et descendons à pied vers la côte, par un chemin en terre de couleur ocre (latérite). La nature est toute proche et contraste fortement avec la rudesse des installations pétrolières.
Un oiseau noir et blanc, avec une longue queue fourchue, virevolte et nous nargue. J'arrive quand même à le photographier posé sur les barbelés. Je ne connais pas son nom. Avis aux amateurs ! Peut-être s'agit-il d'une cornivelle noir et blanc ou d'une variété de pie grièche ?


Un peu plus loin, nous tournons à gauche et passons près d'une zone marécageuse. Le ciel se couvre de nuages et nous craignons de nous prendre une averse sur la tête. Un beau papillon orange et noir vole dans les buissons. Impossible d'en faire une image...




Nous arrivons au rivage et descendons sur la plage.
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Publié par Fabrice Moustic - dans Kouilou
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 21:58

Après avoir travaillé le samedi matin, j'ai programmé l'après-midi une expédition avec Patrice au sud de Pointe-Noire. Nous avons rendez-vous sur la route de l'aéroport à 14h (après l'hippodrome, devant l'entreprise Boundji). Il m'avait dit, je serai là à l'heure pile. A 14h20, toujours personne. Je me demande si je ne me suis pas trompé de lieu de rendez-vous... Je ne peux pas appeler Patrice sur son portable avec mon téléphone.
Je décide donc de reprendre la voiture, mais j'oublie quelques secondes que je suis au Congo... Juste en redémarrant, j'entends un gros "boum" ! Le bas côté de la route qui était plat, se termine soudain par une forte dénivellation. L'avant de la voiture est tombé dans un trou, si bien que le bas de caisse touche le sol. Impossible de repartir. Me voilà dans la m....

Fort heureusement, après quelques instants trois congolais voyant ma situation m'aide à me sortir de là. Ils soulèvent l'avant de la 206 pendant que je passe la marche arrière et accelère. La voiture sent le chaud mais je sors quand même du trou. Ouf ! La voiture ne parait pas abimée. Je remercie mes sauveteurs et après une petite pause, je repars en direction de l'aéroport pour vérifier que la voiture roule normalement et pour voir si je trouve Patrice. Je fais demi-tour à la bifurcation de Djéno, avant l'aéroport. Je repasse devant le lieu de rendez-vous. Toujours pas de Patrice...
Je décide donc en désespoir de cause de retourner à l'hôtel, pensant m'être trompé de lieu ou bien que Patrice a eu un empêchement. De nouveau, je me tape les bouchons du passage à niveau.

Arrivé à l'hôtel, le réceptionniste m'informe que Patrice a appelé. J'essaie de le joindre à partir du téléphone fixe de ma chambre, mais cela n'est pas possible. Cela commence à me courir sur le haricot !!
J'emprunte donc le téléphone portable du réceptionniste et arrive à joindre Patrice. Il était simplement en retard et m'a vu passer lors de mon trajet retour... Je demande au réceptionniste combien je dois pour l'appel et la femme de ménage (que je n'avais pas vu) répond à la place de son mari "500 FCFA". Sans le savoir j'avais emprunté le téléphone de madame. Je règle mon dû en soulignant à mon interlocutrice que "les bons comptes font les bons amis" !
Je repars donc vers l'aéroport et trouve enfin Patrice et Chris au lieu de rendez-vous. Patrice est en retard car Chris était chez le coiffeur ! Bilan, une bonne heure de perdue.


Nous filons vers Djéno, traversons les faubourgs de la ville, passons le péage de la "Côte Matève" à Mbondji. La ville laisse progressivement la place à la campagne. Après une quinzaine de kilomètres, nous bifurquons à droite vers le terminal pétrolier.

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Publié par Fabrice Moustic - dans Kouilou
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