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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 22:29

Nous bifurquons vers Diosso et traversons le village sans nous arrêter. Nous sommes surpris par la fin soudaine de la route goudronnée, sans avertissement aucun. Après quelques dizaines de mètres, nous demandons à un jeune homme, comment accéder aux gorges.

 

Les gorges vues de la Nationale (au-dessus, la forêt d'eucalyptus)


Il dégage quelques branches au bout d'un chemin, sur la gauche. En fait, nous nous sommes arrêtés juste à côté ! Aucun panneau ne signale le site. Ce collégien en classe de 3ème était en train de réviser ses leçons, un cahier à la main. Il parle très bien français, presque sans accent.
Après une cinquantaine de mètres, une simple petite barrière en bois délimite le bord du précipice. Une vue panoramique s'offre à nous. Plus que de véritables "gorges", il s'agit en fait d'un cirque, résultat spectaculaire de l'érosion du plateau. Les sables très perméables laissent progressivement affleurer les roches granitiques ocres et roses.



 

Le cirque de Diosso est aussi nommé "cirque Poumpi".




Un autre collégien nous rejoint, livre d'école à la main. Les congolais sont décidément studieux ! Il a sans doute repéré la voiture garée sur le chemin. Il est plus réservé que notre premier guide d'occasion.

J'immortalise l'instant en photographiant Patrice et ses enfants devant ce superbe paysage. Un proverbe local dit "Qui descend dans les gorges de Diosso, remonte avec la fièvre ! ". Peut-être une allusion au paludisme ??



L'après-midi se termine et le soleil descend à l'horizon, au dessus de l'océan, visible de ce site.





Il est temps de rentrer. Pour remercier notre jeune collégien, je lui donne 2 stylos, ainsi qu'à son copain.
Nous reprenons la route pour Pointe-Noire. Il fait nuit quand je laisse Patrice près de l'hippodrome. Au moment de se séparer, les enfants me disent que c'était "extraordinaire !". Ils n'avaient en fait jamais vu ces paysages situés à seulement quelques dizaines de kilomètres de chez eux...
Patrice me relatera qu'ils raconteront le soir ces aventures à leur mère. Les enfants ont été surpris que je plaisante avec eux, que je mange les mêmes fruits... Selon leurs dires, je n'étais pas un "mundele" comme les autres et même que j'étais un peu africain ! Patrice m'appellera ensuite pour plaisanter son "cousin africain".

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Publié par Fabrice Moustic - dans Kouilou
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 21:29

Nous reprenons la Nationale. Après avoir dépassé un troupeau de chèvres noires et blanches broutant sur le bas-côté, nous nous arrêtons car les enfants ont envie de manger quelque chose. Un vieux paysan (il n'a peut-être que 50 ans mais en parait 70) vend sur un petit étal en bois, posé au bord de la route, quelques fruits. Ce sont des fruits rouges qu'il appelle " lili ". Il parle un peu français. Je lui demande le prix et il me propose d'acheter le tout pour 150 FCFA. Vu le prix modeste et la pauvreté de notre interlocuteur, au sourire édenté et aux habits sales et usés, je ne négocie pas le prix. Ces fruits rouges à l'écorce bosselée et à la chair blanche sont je pense en fait des litchis. Ils sont acides car pas suffisamment mûrs.

Christ et Chris se régalent quand même. Nous lui demandons à quoi sert la case qui est de l'autre côté de la route. Il nous dit que c'est pour abriter des gardiens qui protègent les chimpanzés. Content, il remballe alors son étal et part vers sa très modeste habitation.



Habitation du vendeur de fruits

 

Nous décidons d'aller voir la case de plus près. Il ne s'agit pas d'une habitation typique du Congo mais plutôt une reproduction proche de l'habitat traditionnel de l'Afrique de l'Ouest. La savane est étrangement silencieuse. Nous ne voyons pas le moindre animal, ni même un insecte (excepté quelques fourmis). Les habitants de la campagne n'ayant pas beaucoup de viande à manger, tous les animaux et notamment les petits mammifères sont bons à se mettre sous la dent (porc-épic, rat musqué, antilope...). D'où la disparition progressive de la faune, que l'on vend aussi sous le terme générique de "viande de brousse". Les singes peuvent malheureusement aussi en être les victimes.

 

BK_case.jpg

Case des gardes

 

En retournant vers la voiture, nous remarquons un homme qui récupère péniblement un peu d'eau douce au fond d'un trou creusé dans la terre sablonneuse. Quelle misère que de devoir boire l'eau sortie de ce marigot...


 

BK_savane.jpg

Paysage de savane

 

Nous reprenons notre chemin. A quelques kilomètres défilera un petit groupe de baraques en tôle, alignées parallèlement à la nationale. Tout au long de le route, de petits étals proposent des fruits, principalement des mangues. Nous nous arrêtons ensuite pour prendre quelques photos. Un taxi bleu et blanc bondé de marchandises nous dépasse.

 

BK_paysage.jpg

Paysage de transition...

 

Le paysage est une transition entre celui du bord de mer et la forêt. Nous apercevons au loin le relief plus tourmenté des gorges de Diosso...

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Publié par Fabrice Moustic - dans Kouilou
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