Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 11:00

Samedi 4 Octobre

Je travaille le samedi matin pour compenser le temps perdu la veille. Des problèmes techniques viennent "égayer" la formation (un compte Windows expiré, un compte désactivé, impossibilité d'envoyer un seul courriel professionnel...).
L'après-midi, je me repose. J'en ai bien besoin... Une diarrhée carabinée me prend et j'ai un peu de fièvre. Effet du traitement préventif contre le paludisme ou bien infection alimentaire ? Difficile à dire ! Fort heureusement, ma trousse à pharmacie m'est d'un précieux secours.
Des mariés se font prendre en photo devant l'hôtel. Il est vrai que c'est l'un des rares cadres fleuris de la ville. La mariée est habillée à l'occidentale, en grande robe blanche. Le convoi de voitures, klaxonnant, mobilise des taxis de Pointe-Noire pour transporter les invités.

Dimanche 5 Octobre

La matinée commence par une coupure d'électricité. Une pluie tropicale tombe et les nuages couvrent le ciel. Lors d'une éclaircie, je fais une balade sur la plage. Vent et humidité sont au rendez-vous, mais il ne fait évidemment pas froid. Le mois d'octobre est le premier mois de la saison des pluies !


L'hôtel vu de la plage (en arrière plan, la résidence en construction).

 

Les abords immédiats des hôtels et résidences sont à peu près entretenus. Une longue et belle plage de sable fin s'offre à la vue du promeneur. Mais de plus près, la plage est souvent assez sale. Sacs plastiques, débris végétaux, détritus de toute sorte amenés par les vagues jonchent le sol. Par endroit, on observe même un bric à brac repoussant (cf photo de droite). 
























La plage est alors peu fréquentée, seuls quelques enfants y jouent. Un
surfeur courageux affronte les vagues, la planche attachée à la cheville par un lien.

Plage_surfeur.jpg




















L'océan charrie de gros rouleaux. Je découvre au loin des vestiges industriels qui ressemblent à une installation pétrolière. Une bonne partie du couloir d'accès est effondrée. En fait, il s'agit d'un "
wharf", long couloir de 1200 m de long, qui servait à embarquer le minerai de potasse. Construit en 1967, il fut abandonné seulement dix ans après, suite à l'envahissement par les eaux de la mine exploitée à une quarantaine de kilomètres de Pointe-Noire
 





















Un jeune congolais d'une dizaine d'années me salue d'un "bonjour le Blanc". Je croise un groupe d'hommes, habillés de kimonos hétéroclites, répétant des mouvements de karaté. Un club d'amateurs qui fait avec les moyens locaux...
Je rencontre trois jeunes enfants (environ 4-6 ans) accompagnés de leur mère, qui se mettent à tourner en rond autour de moi, en chantonnant un mot qui m'est alors inconnu. Je les interpelle gentiment en leur demandant si cela veut dire "bonjour". Ils éclatent de rire et partent en courant ! Je comprendrai plus tard...
Il s'agit sans doute de "mundele" signifiant "homme de couleur blanche". Peut-être n'en avaient-ils jamais vu un de près ?
Pour terminer ma balade, je rencontre José, vendeur ambulant, qui me raconte que c'est aujourd'hui son anniversaire (40 ans). Quand je lui demande si c'est bien le cas, il me répond qu'il ne ment pas car ... "il est catholique" ! Je lui achète quelques colliers en hématite. Il me précise qu'il a 4 enfants à nourrir.

Repost 0
Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
commenter cet article
2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 15:00

Je découvre lors du déjeuner du 1er octobre le restaurant d'entreprise. Situé près du port, le "Derrick", récemment ouvert, est dans un cadre agréable, style paillotte ouverte sur l'océan. Pour la somme modique de 5 000 FCFA, un menu complet est proposé (sans la boisson).

L'après-midi, je découvre d'autres quartiers liés à ma mission professionnelle, la base industrielle (la "BI") et le "Km4" (centre de formation). Mes premières impressions sont confirmées : les chemins d'accès non goudronnés, (peut-on parler de rues ??) sont complètement défoncés... Il est nécessaire de zigzaguer entre les trous souvent remplis d'eau, suite à l'averse matinale ! A l'entrée du camp du 31 juillet, une carcasse de véhicule pourrit sur le bord de la route. Les quartiers situés à la périphérie de la ville sont constitués de constructions hétéroclites, planches et tôles mêlées et pour les plus chanceux, de petites maisons en parpaing brut. Les plans d'urbanisme ne sont pas encore en vigueur au Congo...
Les routes goudronnées ne sont pas exemptes de cavités, y compris sur le Boulevard du Général de Gaulle, artère principale de la ville. Le code de la Route est librement interprété par les conducteurs (mais pas par les forces de l'ordre, surtout si on est un étranger fraichement débarqué...). Les véhicules sont principalement les taxis "bleu et blanc" et les véhicules collectifs nommés "cent-cent" (appelés ainsi à cause des 100 FCFA qu'il fallait débourser) car la plupart des congolais ne possèdent pas de voiture.

Le soir, nous dinons à l'Abri-Côtier, restaurant situé à quelques centaines de mètres de l'hôtel. Je mange une bonne langouste grillée.
Sur le chemin du retour (effectué à pied), nous sommes suivis par un mendiant, handicapé, qui nous réclame avec insistance un peu d'argent pour se soigner. L'handicap au pied est-il réel ? Je n'en sais rien, mais je lui donne 2000 FCFA. Il me remercie et me dit que Dieu m'en sera reconnaissant.

Le 2 octobre, je poursuis mon travail sur le site du "Km4" (appelé ainsi à cause de l'existence d'un atelier d'entretien ferroviaire, situé à 4 kilomètres du point zéro, la gare du CFCO).
Le midi, nous croisons devant le Derrick, Arsène qui reconnait mon collègue, pas vu pourtant depuis janvier dernier. C'est un vendeur ambulant (colliers, DVD...) qui a un bras en moins (perdu comment ?).



Pendant la pause déjeuner, nous effectuons un petit tour sur la plage, peu fréquentée. Seuls quelques jeunes se baignent, sans trop s'éloigner du bord. Nous prenons quelques photos souvenirs.

Le soir, nous dinons au Derrick. Juste sur la petite plage en contrebas, des pêcheurs remontent leurs filets. Par curiosité, nous allons voir le fruit de leur pêche. Un des pêcheurs assomme à coups de rame un poisson. Il nous dit qu'il s'agit d'un poisson venimeux, qu'il appelle "serpent de mer". Il est beige, de forme allongée, mais c'est bien un poisson (lequel ??). Un autre congolais nous dit que le seul remède contre le venin du poisson serait "de coucher avec sa soeur" ! Sans doute une métaphore pour indiquer qu'il n'y a pas de remède... Quoique.
En remontant vers le restaurant, je trouve un superbe coquillage, intact. Je fais quelques envieux à la table voisine... Une serveuse me demande s'il y a encore "la bête dedans". Mais non, il est vide !

Coquillage (18 cm de long par 5 cm de haut)

Le 3 octobre, la journée commence par un couac de communication et d'organisation. J'attends comme convenu mon collègue à l'hôtel pour partir au "Km4" à 9h15. De son côté, on lui dit que l'horaire est décalé à 10h30, tandis que deux personnes ont été convoquées à 8 heures... Dépourvu de téléphone "tropicalisé", on ne peut pas me joindre. On envoie un chauffeur me chercher, qui ne me trouve pas, car après 30 mn d'attente, je fais à ce moment là un petit tour dans le jardin. Las de tourner en rond, je rejoins le hall de l'hôtel. Après quelques minutes, le chauffeur me trouve enfin, en demandant mon nom au réceptionniste. Le pauvre chauffeur est bien ennuyé du retard pris et craint d'être blamé par son chef.
Je suis logiquement très fraichement accueilli à mon arrivée au centre de formation vers 10h30 ! Mon collègue, non informé, passe me prendre à l'hôtel. Il me croit pendant quelques instants disparu ou parti à pied. Il nous rejoint enfin au centre de formation. Quel sac de noeuds et quel stress inutile pour tous !

En fin de journée, j'emmène mon collègue à l'aéroport. C'est la première fois que je conduis à Pointe-Noire. Il fait nuit. Mauvaise surprise, la voiture est défectueuse car les phares s'éteignent tout à coup quand je mets le clignotant ! Je reste planté quelques instants à un carrefour (montée de stress !) avant de retrouver enfin la lumière en jouant avec les manettes. Je dépose mon collègue à l'aéroport et rentre seul à l'hôtel. Avec ses indications et ayant pris quelques repères, je rentre malgré tout sans encombre. Arrivé à l'hôtel, je quitte la chambre du rez-de-chaussée qui est moisie, pour une chambre à l'étage, nettement plus saine et à la vue plus agréable.


Repost 0
Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Fabrice au Congo
  • Le blog de Fabrice au Congo
  • : Carnets de voyages au Congo-Brazzaville, principalement à Pointe-Noire, mais aussi dans d'autres régions du Congo, agrémentés de photos, d'informations culturelles et touristiques et d'impressions personnelles.
  • Contact

Recherche

Catégories