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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 15:00

Je découvre lors du déjeuner du 1er octobre le restaurant d'entreprise. Situé près du port, le "Derrick", récemment ouvert, est dans un cadre agréable, style paillotte ouverte sur l'océan. Pour la somme modique de 5 000 FCFA, un menu complet est proposé (sans la boisson).

L'après-midi, je découvre d'autres quartiers liés à ma mission professionnelle, la base industrielle (la "BI") et le "Km4" (centre de formation). Mes premières impressions sont confirmées : les chemins d'accès non goudronnés, (peut-on parler de rues ??) sont complètement défoncés... Il est nécessaire de zigzaguer entre les trous souvent remplis d'eau, suite à l'averse matinale ! A l'entrée du camp du 31 juillet, une carcasse de véhicule pourrit sur le bord de la route. Les quartiers situés à la périphérie de la ville sont constitués de constructions hétéroclites, planches et tôles mêlées et pour les plus chanceux, de petites maisons en parpaing brut. Les plans d'urbanisme ne sont pas encore en vigueur au Congo...
Les routes goudronnées ne sont pas exemptes de cavités, y compris sur le Boulevard du Général de Gaulle, artère principale de la ville. Le code de la Route est librement interprété par les conducteurs (mais pas par les forces de l'ordre, surtout si on est un étranger fraichement débarqué...). Les véhicules sont principalement les taxis "bleu et blanc" et les véhicules collectifs nommés "cent-cent" (appelés ainsi à cause des 100 FCFA qu'il fallait débourser) car la plupart des congolais ne possèdent pas de voiture.

Le soir, nous dinons à l'Abri-Côtier, restaurant situé à quelques centaines de mètres de l'hôtel. Je mange une bonne langouste grillée.
Sur le chemin du retour (effectué à pied), nous sommes suivis par un mendiant, handicapé, qui nous réclame avec insistance un peu d'argent pour se soigner. L'handicap au pied est-il réel ? Je n'en sais rien, mais je lui donne 2000 FCFA. Il me remercie et me dit que Dieu m'en sera reconnaissant.

Le 2 octobre, je poursuis mon travail sur le site du "Km4" (appelé ainsi à cause de l'existence d'un atelier d'entretien ferroviaire, situé à 4 kilomètres du point zéro, la gare du CFCO).
Le midi, nous croisons devant le Derrick, Arsène qui reconnait mon collègue, pas vu pourtant depuis janvier dernier. C'est un vendeur ambulant (colliers, DVD...) qui a un bras en moins (perdu comment ?).



Pendant la pause déjeuner, nous effectuons un petit tour sur la plage, peu fréquentée. Seuls quelques jeunes se baignent, sans trop s'éloigner du bord. Nous prenons quelques photos souvenirs.

Le soir, nous dinons au Derrick. Juste sur la petite plage en contrebas, des pêcheurs remontent leurs filets. Par curiosité, nous allons voir le fruit de leur pêche. Un des pêcheurs assomme à coups de rame un poisson. Il nous dit qu'il s'agit d'un poisson venimeux, qu'il appelle "serpent de mer". Il est beige, de forme allongée, mais c'est bien un poisson (lequel ??). Un autre congolais nous dit que le seul remède contre le venin du poisson serait "de coucher avec sa soeur" ! Sans doute une métaphore pour indiquer qu'il n'y a pas de remède... Quoique.
En remontant vers le restaurant, je trouve un superbe coquillage, intact. Je fais quelques envieux à la table voisine... Une serveuse me demande s'il y a encore "la bête dedans". Mais non, il est vide !

Coquillage (18 cm de long par 5 cm de haut)

Le 3 octobre, la journée commence par un couac de communication et d'organisation. J'attends comme convenu mon collègue à l'hôtel pour partir au "Km4" à 9h15. De son côté, on lui dit que l'horaire est décalé à 10h30, tandis que deux personnes ont été convoquées à 8 heures... Dépourvu de téléphone "tropicalisé", on ne peut pas me joindre. On envoie un chauffeur me chercher, qui ne me trouve pas, car après 30 mn d'attente, je fais à ce moment là un petit tour dans le jardin. Las de tourner en rond, je rejoins le hall de l'hôtel. Après quelques minutes, le chauffeur me trouve enfin, en demandant mon nom au réceptionniste. Le pauvre chauffeur est bien ennuyé du retard pris et craint d'être blamé par son chef.
Je suis logiquement très fraichement accueilli à mon arrivée au centre de formation vers 10h30 ! Mon collègue, non informé, passe me prendre à l'hôtel. Il me croit pendant quelques instants disparu ou parti à pied. Il nous rejoint enfin au centre de formation. Quel sac de noeuds et quel stress inutile pour tous !

En fin de journée, j'emmène mon collègue à l'aéroport. C'est la première fois que je conduis à Pointe-Noire. Il fait nuit. Mauvaise surprise, la voiture est défectueuse car les phares s'éteignent tout à coup quand je mets le clignotant ! Je reste planté quelques instants à un carrefour (montée de stress !) avant de retrouver enfin la lumière en jouant avec les manettes. Je dépose mon collègue à l'aéroport et rentre seul à l'hôtel. Avec ses indications et ayant pris quelques repères, je rentre malgré tout sans encombre. Arrivé à l'hôtel, je quitte la chambre du rez-de-chaussée qui est moisie, pour une chambre à l'étage, nettement plus saine et à la vue plus agréable.


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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 05:00

Arrivée à l'aéroport
Après un long voyage, commencé le 30 septembre vers 15h45  au départ de Grenoble, l'avion d'Air France, parti de Roissy à 23h15, atterrit à Pointe-Noire le 1er octobre à 6h du matin (heure locale).
Le premier contact à la descente de l'avion, c'est la moiteur tropicale qui vous envahit. Il faut passer le contrôle du passeport, de la lettre de mission professionnelle et de la vaccination obligatoire (fièvre jaune). Une fiche de débarquement remplie manuellement est remise aux autorités. Pas encore d'informatisation pour gérer cela.
On essaye ensuite de récupérer ses bagages... Une joyeuse cohue voit le jour autour du tapis roulant ! Des hommes plus ou moins bien attentionnés vous proposent de porter vos valises. Après quelques minutes, ils sont chassés par la sécurité de l'aéroport... Il se passe un bon quart d'heure avant que ma deuxième valise apparaisse enfin sur le tapis ! Un jeune homme me propose de passer rapidement un nouveau contrôle, celui des bagages (douanes ?). Après l'assentiment d'un signe de tête d'un policier de faction, j'atteins enfin le hall de l'aéroport où un collègue m'attend. Le jeune homme nous suit cependant jusqu'à la voiture, escomptant un pourboire pour avoir facilité (réellement ou non) le passage du contrôle... D'autres congolais sur ce petit trajet, proposent leurs services pour porter les bagages. Nous prenons la route sans donner suite à la demande insistante d'un pourboire de 20 Euros  (somme importante au Congo !) de la part du "facilitateur".
La route jusqu'à l'hôtel (comme passager) constitue mon premier contact avec la circulation et la voirie congolaises. Une circulation dense, des bas côtés non goudronnés donc défoncés, des véhicules s'arrêtant et redémarrant de manière anarchique, un habitat hétéroclite... Tout cela vous remplit d'images inhabituelles, pour quelqu'un comme moi qui n'a jamais mis les pieds en Afrique.

Arrivée à l'hôtel

Dès l'arrivée à l'hôtel, après un accueil sympathique, il faut remplir une fiche de police (formalité disparue depuis plusieurs décennies en France). Il s'agit quasiment des mêmes informations que la fiche de débarquement à l'aéroport... Le hall est luxueux, voire un peu tape à l'oeil. Un bagagiste m'accompagne jusqu'à ma chambre située au rez-de-chaussée.
Après une nuit blanche dans l'avion, je vais pouvoir me reposer un peu. Je range quelques affaires et commence à prendre conscience que je suis arrivé au Congo. L'humidité émane des valises (quel choc de température entre la soute et la température extérieure !).
Le temps est nuageux et lourd. Une averse orageuse en milieu de matinée provoque une coupure d'électricité (la première d'une longue série) et un arrêt prolongé de la réception des chaînes de télévision. Voilà une bonne entrée en matière ! Les bruits du groupe électrogène et d'un chantier de construction d'une résidence, situé juste derrière l'hôtel, rythment également cette matinée.



Vues sur l'entrée et le petit jardin de l'hôtel le "Palm Beach"




L'hôtel est situé en front de mer et donne accès très rapidement à une longue plage de sable fin.

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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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