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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 13:00

Après un repos de courte durée, nous filons vers le Palm Beach. Je dois y retrouver comme convenu mon ami Patrice vers 12h30 et faire découvrir l'endroit à Aurélien.

 

Un court trajet en taxi et nous voilà devant l'hôtel de la Côte Sauvage. Nous filons vers la réception pour saluer Patrice, accueil chaleureux à la clé. Mais il est en plein dans les comptes... Il me fait connaître son nouveau patron, un libanais aux yeux clairs d'environ 35 ans. Patrice me présente bien sûr comme ancien client de l'hôtel et aussi comme son "cousin". Un cousin du nord, cela va sans dire...


Nous ne l'empêchons pas plus longtemps de travailler et filons vers la paillote où nous avons prévu de déjeuner. Depuis ma dernière venue, les travaux ont bien avancé et l'aile restaurée de l'hôtel est réussie. Les tons clairs et les arcades donnent une belle apparence à l'ensemble.

 

pnr-palm-beach-dec-2012

Aile réaménagée du Palm Beach    

 

Par contre, les travaux de la paillote sous laquelle nous prenons place ne sont pas achevés. Des fils pendent au plafond, pas de décoration, le remonte-plat est désossé, une partie du toit inachevée, côte plage. Surtout, la cuisine qui doit prendre place sous la paillote n'est pas encore opérationnelle. Les serveurs continuent donc à faire les allers-retours depuis le bâtiment principal. 

 

pnr-palm-beach-paillote-2012

Paillote du Palm Beach    

 

Nous prenons place autour d'une table que l'on installe pour nous, car toutes sont occupées. On fête un anniversaire et des enfants occupent une longue table, rires et éclats de voix à la clé.

Le service là encore est bien lent. Nous attendons environ 1h15 avant d'être servis... Nous sommes rafraîchis par l'air du large, mais c'est quand même longuet de patienter jusqu'à 14 heures pour débuter le repas.

L'organisation ne semble pas au point. Je ne connais plus aucun serveur, tout le personnel a changé et visiblement n'est pas rodé.

 

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Piscine et toboggans

 

Je profite de l'attente pour prendre quelques photos. La piscine, plus moderne, est maintenant décalée par rapport à la paillote. On a aussi un accès direct à ces installations depuis le parking, une large ouverture ayant été pratiquée dans le mur.

 

Un de nos voisins de table perd patience et refuse le dessert apportée par la serveuse. Inutile agressivité, mais cela fait nos affaires... Aurélien obtient son dessert plus rapidement !


Le repas achevé, nous retournons vers la réception. Hélas, Patrice n'a pas fini les comptes et traque avec Jean-Pierre les erreurs... Nous prenons place dans les canapés, où Aurélien à tendance à s'endormir.

Patrice achève son service vers 15h30 au lieu de 14h. Heures supplémentaires pour sa pomme... Nous hélons un taxi et nous voilà partis. Mais nous changeons de véhicule après les voies ferrées, le taxi prenant alors son "vrai" client, et nous une autre voiture. 

Devant la gare, une foule dense et bigarrée attend le départ du train au milieu des flaques d'eau, marques ostensibles de l'orage de cette nuit. Les forces de l'ordre veillent et les resquilleurs ne peuvent pas emprunter les passages latéraux pour accéder aux voitures. Prendre le train au Congo est souvent épique... et pas sans danger (cf Post-Scriptum (5ème mission) : accident de train CFCO ).

A propos de gare, j'ai fait une petite découverte...

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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 11:30

De retour à l'hôtel, nous prenons un taxi pour aller chez Gauthier, à la "cité". Le chauffeur emprunte l'avenue Ngouabi, puis l'avenue Tchicaya. Circulation anarchique... le taxi se place en triple file derrière un camion pour gagner du temps.

Nous débarquons avenue de la Révolution. Boutiques hétéroclites, poussière, fumée, agitation... sont le cadre du quartier.

A mon arrivée, je ne vois pas Béna qui arrive par la rue. Je pensais la voir chez elle ! Nous prenons alors l'étroite ruelle pour rejoindre la modeste maison de Gauthier.

 

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Gauthier et sa famille

 

C'est John qui nous accueille, en train de se laver au seuil de la maison. Il nous sert la main et rentre bien vite s'habiller. Gauthier me dit que les deux autres garçons sont chez le coiffeur.

Pas d'eau courante bien sûr, ce sont les bidons (jaunes pour la plupart) qui servent d'approvisionnement. 

La petite Fanny se débrouille bien, elle marche sans problème maintenant. La fillette a le crâne rasé.

John est assez espiègle. C'est celui qui croise les bras sur les photos. Son père me raconte qu'il est doué à l'école.

 

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La famille et moi    

 

Comme il fait chaud, Gauthier part acheter une bouteille d'eau, et sort les chaises pour que l'on s'assoit du côté de l'ombre. 

Il revient avec les deux absents. L'aîné, Exaucé a fait une pousse, il approche des 10 ans. Lokua est attentif à tout ce qui se passe.

Je distribue mes petits cadeaux. Une poupée pour Fanny... qui n'aime pas du tout la Barbie ! Ses longs cheveux ont l'air de lui déplaire. Je lui donne donc une autre poupée, plus petite, qui est plus à son goût. Bon, je n'ai que des blondes...

Les garçons ont droit à deux livres, et Lokua à un petit lion en peluche. J'ai aussi quelques bonbons pour les enfants de Gauthier, et bien sûr les voisins. Tout le monde est content !

Aurélien est un peu mal à l'aise. C'est la première fois que je l'emmène dans un quartier pauvre de Pointe-Noire. Pas facile d'être confronté à la misère... Mais dès son arrivée, il s'est fait un copain ! Un petit garçon (18 mois ?) du voisinage est venu jouer avec lui, lui taper dans la main.

Aurélien a également préparé un cadeau pour les enfants, des stylos, des crayons de couleur et le taille-crayon qui va avec.

 

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Gauthier, les enfants et Aurélien

 

Nous sommes un peu incommodés par la fumée d'un voisin qui fait sécher des arachides. C'est fréquent ici d'être enfumé... le petit fourneau à charbon de bois avec lequel Béna fait la cuisine est face à nous.

Gauthier me suggère de donner un petit billet à sa femme pour qu'elle puisse s'acheter un "jus". C'est chose faite. Béna parle mieux français qu'auparavant. Elle me demande comment était Luanda, où j'ai passé 3 petits jours en novembre.


Après les photos souvenir, il est temps de rentrer à l'hôtel. Nous attendons qu'un taxi veuille bien s'arrêter... Je réponds au salut d'un commerçant sénégalais. 

Gauthier nous raccompagne jusqu'au Guest House. Les boutiques défilent de long de l'avenue de la Révolution, tailleurs, coiffeurs, mécaniciens, épiceries... et même cybercafé.

Un peu plus loin, c'est le bouchon. Un bus est en panne, arrêté en plein milieu de la chaussée. On tente de réparer sur place, le sur-accident est toujours à craindre...

Nous longeons les ateliers du Km4 où les vieux hangars sont toujours debout. Dommage que je ne connaisse personne pour me permettre de voir de plus prêt ces installations "historiques".

 

Arrivés à l'hôtel, je donne rendez-vous à Gauthier afin qu'il me remette mardi l'autorisation pour les objets d'art.

Nos chambres ne sont pas finies de nettoyer. Il faut "15-15" nous dit l'employé. Nous patientons dans le salon à l'accueil. Comme il y a quelques cas de choléra recensés à Pointe-Noire, suite aux fortes pluies des semaines précédentes, nous n'oublions pas de nous laver les mains ! Les quartiers pauvres, insalubres, sont bien sûr les plus touchés.


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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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