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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 11:45

Au centre de Kimandou, c'est la rencontre des différentes pistes. Nous retrouvons celle provenant de Sibiti, récemment élargie et rendue carrossable. 

Au niveau d'un pseudo rond-point, nous subissons un contrôle policier "cool". Manu gère et nous n'avons même pas à faire un petit cadeau... On nous demande où on va, les papiers du véhicule, et c'est parti. Nous prenons la bifurcation pour rejoindre Moukoukoulou.

 

Après une demi-heure de route, l'environnement change complètement, fini les douces et vertes collines, nous attaquons un relief plus accentué. La piste rouge se fait sinueuse et serpente contre les talus. On se croirait presque dans le Mayombe (avant la nouvelle nationale...) ! 

 

bouenza-moussanda-route-foret

Piste forestière

 

La piste est en bon état et l'absence de pluies récentes fait qu'elle n'est pas glissante. Nous voilà bientôt au coeur d'un massif forestier.

 

 

bouenza-moussanda-foret

Végétation luxuriante du massif forestier

 

Nous atteignons apparemment un sommet et sur notre gauche se dévoilent de grands arbres. Devant la beauté du paysage, arrêt obligatoire ! Manu a deviné mon souhait, il commence à bien me connaître.

 

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Arbres au bord de la piste

 

Quel superbe panorama forestier sous nos yeux ! Le petit ravin offre une vision sur ces arbres majestueux, la végétation étagée, emblématique de la forêt équatoriale.

 

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Arbres de la forêt

 

Ici les activités humaines semblent ne pas trop avoir amoché la forêt. Je marche le long de la piste et observe quelques beaux papillons. Virevoltant sans cesse, ils sont impossibles à immortaliser... Les nuages se dissipent un peu et dévoilent des coins de ciel bleu.

Soudain, nous entendons un cri animal puissant. Avec Manu, je m'interroge. S'agit-il de singes ? Difficile à dire, j'ai peu d'expérience en la matière... à part ceux entendus à la télévision !! Un oiseau serait-il capable d'émettre un tel son. Mystère...

 

Nos observations d'apprentis naturalistes sont de courte durée, nous devons poursuivre notre chemin. Nous descendons de l'autre côté du massif forestier. Après une nouvelle demi-heure de trajet, sans crier gare, enfin, c'est le barrage qui se présente à nous...

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Publié par Fabrice Moustic - dans Bouenza
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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 11:00

Après une partie assez plate, nous attaquons le relief. La piste rouge de latérite devient glissante et plus ardue à affronter dans les côtes.

Au sommet d'une montée, nous effectuons une courte halte pour profiter du paysage. L'érosion a fait son oeuvre et le sol devient un peu lunaire. Un gros rocher est posé au bord de la piste, insolite et isolée résistance à la force des pluies équatoriales. Même un manguier nous montre ses racines.

 

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Piste et sol érodé par les pluies

 

En contrebas, quelques maisons sont posées sur ce sol dénudé. L'habitat est constitué de petites maisons en brique (10 à 15 m2 ?), couvertes de "chaume"ou de tôle.

C'est la disparition de la végétation qui conduit à cette importante érosion. Je ne comprends pas trop comment elle a disparu de cette zone, alors qu'elle est abondante juste à côté.

 

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Village posé sur le sol érodé

 

Les hommes ont-ils défriché avec excès, abusé du pâturage de leurs animaux ? En tout cas, la vue sur les collines environnantes est superbe. A droite, en haut du village, on trouve une petite construction entourée de palissades. Est-ce des toilettes ou bien une douche rudimentaire ?

 

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Vue sur les collines environnantes

 

Nous reprenons notre périple. Lors de la traversée des villages (la densité de population est finalement assez forte ici), nous croisons de nombreux animaux domestiques qu'il faut éviter d'écraser, chèvres, moutons, porcs et poules se baladent souvent sur la route.

 

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Village de la Bouenza vers Kimandou

 

Manu cherche à acheter des bananes. Nous nous arrêtons dans un village, au niveau d'une place animée. Un homme barbu nous répond qu'il n'y a plus de bananes mûres, tout a été vendu. Je descend du 4x4. Un enfant recule et fait la grimace, il n'a sans doute jamais vu de mundele de près... ce qui fait rire notre interlocuteur !

Christ se propose de distribuer les images à ma place... Je refuse, les enfants s'habitueront bien à moi. Certains sont craintifs, mais oublient vite leur appréhension pour avoir le petit cadeau.

 

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Enfants de la Bouenza

 

C'est un village important et maintenant c'est une vingtaine d'enfants qui est face à moi. Je propose de faire une photo. Un tout petit garçon (environ 2 ans) pleure quand son père le met face à l'objectif. Mais il retrouve le calme dans les bras d'une fille aux cheveux tressés (sa soeur ?). Les "grands" garçons quant à eux font les zouaves, en levant les bras ou en serrant les poings comme des boxeurs.


Faute de bananes, je demande s'il y a des oranges. Notre homme à la barbichette envoie quelqu'un en chercher. Un jeune homme apporte un plein sac d'oranges vertes et veut nous les vendre... 3 000 FCFA. Cela provoque la réprobation des autres villageois, le prix est trop gonflé. Changement de cap, le prix est maintenant abaissé à 500 FCFA ! Finalement, je donne 1 000 FCFA au jeune vendeur.

Nous saluons les sympathiques villageois, cela fait déjà 1h15 que nous sommes partis, mais la route est encore longue.

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Publié par Fabrice Moustic - dans Bouenza
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