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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 12:30

Nous garons notre 4x4 sur une petite zone défrichée, nous sommes juste à côté de la partie supérieure du barrage. L'endroit parait désert... Mais c'est un site sensible et Manu envoie Christ grimper le long d'une petite colline où l'on voit quelques baraquements, lieu probable de résidence de quelques militaires. Nous ne nous permettons pas de "monter" sur le barrage sans un feu vert. Pendant ce temps, je mange une orange. Il est presque 13h30 et la faim se fait sentir. Nous avons quand même mis environ 2h45 pour arriver jusqu'ici depuis le bac, certes avec de nombreux arrêts. Cela me permet de calculer le trajet pour le retour... il ne faut pas rater le dernier bac sur le Niari, sinon on dort dans la voiture !!

 

Effectivement, Christ redescend quelques minutes après avec un homme. A ma grande surprise, il est en civil, mais se présente comme un militaire gardant le barrage. Nous sommes le jeudi de l'Ascension, jour férié. Est-ce un jour de relâche pour la tenue militaire ?

 

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Rivière Bouenza en amont du barrage

 

La discussion n'est pas longue et nous sommes autorisés à monter sur le barrage. En prenant quelques précautions tout de même pour ne pas tomber dans les différentes trappes qui donnent sur la machinerie du barrage. La vue sur la rivière Bouenza en amont du barrage est superbe. L'eau sombre, mais pas boueuse, s'avance avec force vers nous.

 

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Rive de la Bouenza juste avant les chutes    

 

A gauche (dans le sens du courant), le déversoir du barrage s'appuie sur un rocher joliment couvert de végétation. La partie supérieure a été défrichée et on y trouve de nombreux palmiers.  

 

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Déversoir du barrage de Moukoukoulou

 

Puis l'eau franchit une première "marche" de faible hauteur, elle se couvre alors d'écume et franchit une seconde marche... de grande hauteur cette fois puisqu'il s'agit des chutes de la Bouenza ! Le bruit est impressionnant et une bruine s'élève dans l'air.

 

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Partie droite du barrage de Moukoukoulou

 

A droite, se trouve le barrage proprement dit sur lequel nous sommes. Un deuxième militaire (lui aussi en civil) est venu nous rejoindre. On nous explique que seulement deux turbines sur quatre fonctionnent. Il suffirait d'ouvrir les trappes pour mettre en service les deux autres. Mais il paraît que le réseau électrique n'est pas dimensionné pour transporter autant d'électricité produite !! Quelle misère dans un pays où on manque d'électricité, et où les coupures et autres délestages empoisonnent la vie des gens...

 

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Vue sur la vallée de la Bouenza

 

De l'autre côté du barrage, la vue est magnifique sur la vallée de la Bouenza et le relief couvert de forêts. J'ai un peu le vertige... On voit en dessous un pont qui enjambe la rivière. Une sorte de couloir (une passe à poissons ou un trop plein ?) se situe à droite du déversoir.

Nos "guides" nous expliquent que même si le déversoir est impressionnant, en fait la majorité de l'eau passe dans le barrage. La puissance de l'eau est renforcée par l'exploitation de la dénivellation naturelle, elle s'engouffre dans des "conduites forcées".

 

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Votre narrateur devant la vallée de la Bouenza    

 

Le barrage de Moukoukoulou est donc un barrage "soft", le petit lac de retenue ne noit pas la vallée en amont. Les chutes sur la Bouenza sont préservées, même si on a bétonné le sommet de la chute.

Il faut aller voir ce que cela donne vu d'en bas ! Nous demandons conseil à nos deux militaires, ils nous précisent que leurs collègues nous accueilleront en dessous, au niveau du pont. Il suffit de descendre la piste.

 

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Araignée du barrage...

 

Lors des photos souvenir, il faut faire attention où on met les mains... J'ai vu sur l'escalier qui descend en contrebas du barrage, une araigné de belle taille ! Certes, ce n'est pas une mygale, mais la rambarde donne une idée de la dimension de l'arachnide.

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Publié par Fabrice Moustic - dans Bouenza
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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 11:45

Au centre de Kimandou, c'est la rencontre des différentes pistes. Nous retrouvons celle provenant de Sibiti, récemment élargie et rendue carrossable. 

Au niveau d'un pseudo rond-point, nous subissons un contrôle policier "cool". Manu gère et nous n'avons même pas à faire un petit cadeau... On nous demande où on va, les papiers du véhicule, et c'est parti. Nous prenons la bifurcation pour rejoindre Moukoukoulou.

 

Après une demi-heure de route, l'environnement change complètement, fini les douces et vertes collines, nous attaquons un relief plus accentué. La piste rouge se fait sinueuse et serpente contre les talus. On se croirait presque dans le Mayombe (avant la nouvelle nationale...) ! 

 

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Piste forestière

 

La piste est en bon état et l'absence de pluies récentes fait qu'elle n'est pas glissante. Nous voilà bientôt au coeur d'un massif forestier.

 

 

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Végétation luxuriante du massif forestier

 

Nous atteignons apparemment un sommet et sur notre gauche se dévoilent de grands arbres. Devant la beauté du paysage, arrêt obligatoire ! Manu a deviné mon souhait, il commence à bien me connaître.

 

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Arbres au bord de la piste

 

Quel superbe panorama forestier sous nos yeux ! Le petit ravin offre une vision sur ces arbres majestueux, la végétation étagée, emblématique de la forêt équatoriale.

 

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Arbres de la forêt

 

Ici les activités humaines semblent ne pas trop avoir amoché la forêt. Je marche le long de la piste et observe quelques beaux papillons. Virevoltant sans cesse, ils sont impossibles à immortaliser... Les nuages se dissipent un peu et dévoilent des coins de ciel bleu.

Soudain, nous entendons un cri animal puissant. Avec Manu, je m'interroge. S'agit-il de singes ? Difficile à dire, j'ai peu d'expérience en la matière... à part ceux entendus à la télévision !! Un oiseau serait-il capable d'émettre un tel son. Mystère...

 

Nos observations d'apprentis naturalistes sont de courte durée, nous devons poursuivre notre chemin. Nous descendons de l'autre côté du massif forestier. Après une nouvelle demi-heure de trajet, sans crier gare, enfin, c'est le barrage qui se présente à nous...

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Publié par Fabrice Moustic - dans Bouenza
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