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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 14:00
En ce mercredi matin, je reçois un appel de Junior, "mon" couturier. Il veut passer me voir dimanche vers midi. Il s'attend à recevoir un cadeau... Un peu gonflé le mec, je ne lui ai jamais rien promis.

Je retrouve "mon" chauffeur Honoré, qui maintenant qu'il me connaît mieux, s'avère sympathique et intéressant. Sur la route de la clinique, un parpaing signale un trou dans la chaussée, sans doute un petit effondrement consécutif à la pluie de la veille. Au niveau de la voie ferrée que l'on traverse, Honoré me dit qu'il a failli un soir rentrer en collision avec un train non éclairé. Les passages non protégés sont très dangereux. Les chauffeurs appellent ainsi le train, "le monstre" !

A midi, Honoré me conduit au Derrick, avec deux autres passagers pris à Poincaré. Je mange avec eux, un expatrié et un congolais. Lors de la commande, je change 4 fois de plat !! Il n'y a plus de plat du jour (les bons repas ont trop de succès ??) et à chaque fois que je choisis quelque chose, le serveur revient me dire qu'il n'y en a plus...
L'expatrié nouvellement arrivé n'est pas encore sorti de la ville. Je lui parle donc des visites possibles, pas trop lointaines. Nous abordons le sujet de l'esclavage. Le jeune congolais raconte que selon la tradition orale, à Loango, les allées de manguiers (cf Port de Loango : le cimetière "marin") seraient dues en fait aux noyaux de mangues jetés par les esclaves, le long de leur trajet. Belle légende, avec une part de vérité !?

 Au Derrick, j'achète à Philippe, le vendeur d'objets d'art (cf Vie quotidienne... dominicale (suite) ), un T shirt "Moustik". C'est pour le fun... "Y' te pique, y' te nique, y t'envoie à la clinique ! ".

P Moustik 

A la sortie du Derrick, je retrouve Manu. Il me confirme la possibilité d'avoir un véhicule samedi après-midi, mais sans aller loin de la ville.

Sur la route de l'hôtel, Honoré me demande si je suis déjà venu en Afrique. Je lui réponds que non, le Congo est ma première destination sur le continent, même si c'est ma 4ème mission à Pointe-Noire. Honoré trouve que je suis "chaleureux" avec les congolais, contrairement à d'autres Blancs qui gardent leurs distances, et parfois même lui adressent à peine la parole. Il ajoute que "même à l'hôtel", il trouve que je suis sympa avec le personnel... Cela a l'air d'être le comble, au vu de son expression ! C'est somme toute révélateur de l'attitude méprisante de certains vis à vis des employés.
Plus globalement, Honoré pense que la sûreté de Total fait peur de manière excessive aux expatriés. L'abus de précaution (sans nier les risques possibles) et la forte tentation de rester dans le cercle des expatriés, nuiraient donc aux bonnes relations avec les congolais.
Pour Honoré, les congolais sont pour la plupart accueillants, "même à la cité". Il faut bien entendu éviter de froisser les gens. Par exemple, il faut toujours demander leur assentiment avant de les prendre en photo.
Au vu de mon expérience personnelle, je partage l'analyse de mon chauffeur. Par contre, à l'inverse, certains congolais n'ont pas l'habitude de parler avec "un Blanc" et ne savent pas comment gérer la situation.

Le soir à l'hôtel, je retrouve Patrice. Il me rembourse 500 FCFA d'une note de restaurant où la monnaie manquait. Je lui signale que je n'ai pas eu de bouteille d'eau. Oubli de distribution matinale ??
Jacques "l'antiquaire" entame une discussion commerciale. Il veut que je lui fasse une avance pour un fétiche qu'il a repéré "en brousse" et qu'il compte me proposer. C'est selon lui une pièce unique. Je refuse car l'achat par un tiers n'est pas du tout certain.

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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 08:00

En ce lundi matin, le téléphone sonne quand je suis sous la douche... Je rappelle ensuite l'accueil de l'hôtel, qui m'indique que mon chauffeur est déjà là ! Je les informe que le départ ne se fera pas avant 7h50. Je fais connaissance avec Honoré, lequel est au départ un peu réservé. Il conduit très posément.
Au CMS, comme convenu, je donne le cadeau de Nako à Irma. Elle est très contente de son petit sac coccinelle. J'ai aussi pour mission de ramener un sac de plage et des tresses africaines pour ma collègue grenobloise, avec l'aide d'Irma. On envisage d'aller à la boutique près de la poste, mercredi. Je travaille avec Olivier et Jean-Louis à la pharmacie et au labo.

A midi, mon chauffeur m'emmène au Derrick. Devant le siège de Total, j'aperçois Manu au volant de son véhicule. Je le retrouve devant le Derrick. Nous nous saluons chaleureusement et je lui donne rendez-vous le soir à l'hôtel pour lui donner des photos.
Après le repas, j'aperçois Arsène. Il ne vient pas tout de suite vers moi. Il vend toujours des cigarettes et des DVD. La petite boutique (cf Près de la Côte Mondaine ) n'est toujours pas ouverte... Il cherche de l'argent pour payer son loyer. Misère...

Je contacte mon chauffeur. Privé de véhicule, il faut faire appel plusieurs fois par jour à ses services. Contraignant quand on est déjà venu et que les petits trajets dans la ville ne posent aucun souci. De retour à l'hôtel, je retrouve Jacques qui me donne l'autorisation de sortie d'oeuvre d'art. Il me confie le "fétiche pangolin", au cas où mon acheteur se déciderait (cf Samedi entre antiquités et plage ). A l'accueil de l'hôtel, je tombe sur le photographe de plage Babakila. Il ne me remet pas tout de suite. Je lui rappelle notre discussion (cf Plage : le photographe et la sirène ) et lui donne sa photo. L'arroseur arrosé en quelque sorte !

Après un peu de repos, Honoré me reconduit à la clinique. Je poursuis mes corrections à la pharmacie. Un ordinateur m'est livré mais... sans les câbles nécessaires ! Difficile à faire fonctionner dans ce cas...
En fin d'après-midi, à l'heure du départ, je donne une photo à Virginie (cf C'est le départ... papayesque ! ). Elle éclate de rire en la voyant ! Anicet aussi rigole bien de voir Virginie sur les genoux de Dominique. Il a revêtu aujourd'hui une belle gandoura blanche.

Le soir, c'est Manu qui me ramène à l'hôtel (il s'est arrangé avec "mon" chauffeur Honoré). Gauthier m'attend pour poursuivre nos "affaires" et je les invite tous les deux à boire un verre au bar du Palm Beach.
Gauthier est un peu intimidé, il n'a pas l'habitude de fréquenter ce genre de lieu. Hermann nous donne quelque chose à grignoter avec l'apéro. Mais Gauthier n'apprécie pas les cacahuètes qui lui font mal aux dents, et pas plus les olives qu'il trouve trop acides... Il me dit que son fils Enoch est très content du petit camion que je lui ai acheté... puisqu'il dort même avec !
Je donne quelques photos de nos expéditions antérieures à Manu. Il me montre de son côté des photos sur son petit numérique et même des vidéos. Celle sur la lagune de Conkouati est sympa (cf Embarquement sur la lagune ). Manu a pris une photo sur le bac de la rivière Noumbi que j'aimerai bien récupérer. Mais les ordinateurs de l'hôtel sont en rade, débranchés et mis de côté suite à la réfection du bar.
Nous évoquons d'éventuelles futures expéditions (lac Nanga, gorges de Sounda, Dolisie ??), sachant que la saison des pluies peut compliquer fortement les déplacements... et que je n'ai pas de véhicule.
J'informe plus tard Patrice de nos projets. Il est aussi prévu que je le vois chez lui jeudi soir.

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Publié par Fabrice Moustic - dans Découverte du Congo
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