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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 11:45

Les gorges de Tchissanga s'offrent à nous dans un superbe panorama. Le dégradé de couleurs roses de la roche, étagé du sommet vers le fond, mélangé aux nuances de vert de la végétation est du plus bel effet.

 

 

gorges-tchissanga-congo1

Vue (à gauche) sur les gorges de Tchissanga

 

Dommage que le soleil ne soit pas plus présent aujourd'hui. En tout cas, ce site n'a rien à envier à ses consoeurs de Loango. L'érosion a agit de même, la couche de sable argileux ocre emportée par les pluies dévoile peu à peu l'argile rouge et les roches d'origine volcanique.

 

 

gorges-tchissanga-congo2

Vue sur le fond des gorges

 

Au centre des gorges, on trouve des roches plus claires qui ont mieux résisté à l'érosion et forment comme une petite chaîne de montagnes échancrées.

 

gorges-tchissanga-congo3

Au centre des gorges

 

Nous reprenons le sentier pour avoir un autre point de vue, en longeant à quelques mètres le bord des gorges. 

 

gorges-tchissanga-congo4

Vue (à droite) sur les gorges de Tchissanga 

 

Il faut faire attention car la paroi dans ses premiers mètres est quasi verticale, et il n'y a bien sûr aucune protection et rien pour se raccrocher en cas de dérapage. A part les herbes vert tendre de la savane et parfois quelques maigres arbustes... pas suffisant pour stopper une chute soudaine !

J'ai du mal à estimer visuellement la profondeur des gorges. D'après un article (L'érosion en cirques dans la région côtière du Congo), les gorges de Diosso sont en moyenne profondes de 80 mètres, et au plus haut point on atteint 100 mètres à Tchissanga !

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Publié par Fabrice Moustic - dans Kouilou
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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 11:30

Sur la droite, plus près de nous, on remarque des paillotes et des véhicules au bord de l'océan. Sa surface grise est marquée d'ondulations régulières. Difficile de faire des photos, à cause des herbes hautes...

 

tchissanga-vue-plage

Vue sur la côte à Tchissanga 

 

Nous poursuivons notre ascension. Comme on nous l'avait indiqué, nous trouvons sur notre gauche, une petite maison en bois, aux portes closes. C'est la maison de Gaston.

 

 

tchissanga-maison-gaston

Maison de Gaston

 

Juste à côté, on trouve un charmant petit cimetière (si un tel lieu peut être qualifié de la sorte...). Si j'ai bien compris les explications, le dit Gaston est mort récemment et sans doute est-il inhumé ici. Si on compare avec la maison en planches, on a l'impression que les morts sont mieux logés que les vivants...

 

tchissanga-petit-cimetiere

Cimetière champêtre

 

 

Le chemin se fait plus étroit et est envahi par les herbes. La piste est maintenant bordée de vieux manguiers, renforçant le côté sombre de ce passage. Je dis à David que nous n'avons pas prévu la machette ! La végétation nous fouette les bras.


Un peu plus haut, l'horizon se dégage. J'aperçois soudain un pilier qui émerge des grandes herbes. David qui marche en éclaireur ne l'a pas vu.

 

Dans un premier temps, je pense au pilier de Loango commémorant le site de départ des esclaves. Mais, la dite pile est en briques (cf Loango : lieu de mémoire de l'esclavage  ; elle a été en partie remise "debout" parait-il) et nous sommes loin du site !

Nous nous approchons du pilier en béton. Il est moderne, comporte des traces de peinture et quelques inscriptions illisibles pour moi.

Il parait qu'il s'agit d'une borne "SHOM" (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine), point de repère, notamment pour la SPAEF (Société des Pétroles d’Afrique Equatoriale Française), ancêtre des exploitants pétroliers d'aujourd'hui.

 

tchissanga-poste-surveillance-armée

 Pile en béton

 

A proximité du pilier, on trouve un monticule, sur lequel un bloc de béton a été coulé. Il porte une inscription grossière indiquant "Poste de surveillance Armée française Guerre 39-46".

 

 

tchissanga-poste-armée-française

Inscription

 

L'emplacement est bien choisi car la vue sur la baie de Loango est imprenable. Avait-on ici un simple poste de guet ou bien un armement style DCA ?

Singulièrement, l'inscription évoque "1939-1946" au lieu de 1945. Mais peut-être le poste de surveillance a-t-il subsisté après la capitulation allemande du 8 mai 1945 ?

 

Je regarde aux alentours, marche vers la droite et à ma grande surprise découvre les gorges ! Vertige assuré... Nous sommes arrivés après 40 mn de marche (sans se presser...) à notre but. Mais en restant sur le petit chemin, avec la végétation, on passe à côté sans rien voir.

J'en informe aussitôt David qui n'avait rien vu non plus !

 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Kouilou
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