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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 21:58

Après avoir travaillé le samedi matin, j'ai programmé l'après-midi une expédition avec Patrice au sud de Pointe-Noire. Nous avons rendez-vous sur la route de l'aéroport à 14h (après l'hippodrome, devant l'entreprise Boundji). Il m'avait dit, je serai là à l'heure pile. A 14h20, toujours personne. Je me demande si je ne me suis pas trompé de lieu de rendez-vous... Je ne peux pas appeler Patrice sur son portable avec mon téléphone.
Je décide donc de reprendre la voiture, mais j'oublie quelques secondes que je suis au Congo... Juste en redémarrant, j'entends un gros "boum" ! Le bas côté de la route qui était plat, se termine soudain par une forte dénivellation. L'avant de la voiture est tombé dans un trou, si bien que le bas de caisse touche le sol. Impossible de repartir. Me voilà dans la m....

Fort heureusement, après quelques instants trois congolais voyant ma situation m'aide à me sortir de là. Ils soulèvent l'avant de la 206 pendant que je passe la marche arrière et accelère. La voiture sent le chaud mais je sors quand même du trou. Ouf ! La voiture ne parait pas abimée. Je remercie mes sauveteurs et après une petite pause, je repars en direction de l'aéroport pour vérifier que la voiture roule normalement et pour voir si je trouve Patrice. Je fais demi-tour à la bifurcation de Djéno, avant l'aéroport. Je repasse devant le lieu de rendez-vous. Toujours pas de Patrice...
Je décide donc en désespoir de cause de retourner à l'hôtel, pensant m'être trompé de lieu ou bien que Patrice a eu un empêchement. De nouveau, je me tape les bouchons du passage à niveau.

Arrivé à l'hôtel, le réceptionniste m'informe que Patrice a appelé. J'essaie de le joindre à partir du téléphone fixe de ma chambre, mais cela n'est pas possible. Cela commence à me courir sur le haricot !!
J'emprunte donc le téléphone portable du réceptionniste et arrive à joindre Patrice. Il était simplement en retard et m'a vu passer lors de mon trajet retour... Je demande au réceptionniste combien je dois pour l'appel et la femme de ménage (que je n'avais pas vu) répond à la place de son mari "500 FCFA". Sans le savoir j'avais emprunté le téléphone de madame. Je règle mon dû en soulignant à mon interlocutrice que "les bons comptes font les bons amis" !
Je repars donc vers l'aéroport et trouve enfin Patrice et Chris au lieu de rendez-vous. Patrice est en retard car Chris était chez le coiffeur ! Bilan, une bonne heure de perdue.


Nous filons vers Djéno, traversons les faubourgs de la ville, passons le péage de la "Côte Matève" à Mbondji. La ville laisse progressivement la place à la campagne. Après une quinzaine de kilomètres, nous bifurquons à droite vers le terminal pétrolier.

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Publié par Fabrice Moustic - dans Kouilou
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 22:29

Nous bifurquons vers Diosso et traversons le village sans nous arrêter. Nous sommes surpris par la fin soudaine de la route goudronnée, sans avertissement aucun. Après quelques dizaines de mètres, nous demandons à un jeune homme, comment accéder aux gorges.

 

Les gorges vues de la Nationale (au-dessus, la forêt d'eucalyptus)


Il dégage quelques branches au bout d'un chemin, sur la gauche. En fait, nous nous sommes arrêtés juste à côté ! Aucun panneau ne signale le site. Ce collégien en classe de 3ème était en train de réviser ses leçons, un cahier à la main. Il parle très bien français, presque sans accent.
Après une cinquantaine de mètres, une simple petite barrière en bois délimite le bord du précipice. Une vue panoramique s'offre à nous. Plus que de véritables "gorges", il s'agit en fait d'un cirque, résultat spectaculaire de l'érosion du plateau. Les sables très perméables laissent progressivement affleurer les roches granitiques ocres et roses.



 

Le cirque de Diosso est aussi nommé "cirque Poumpi".




Un autre collégien nous rejoint, livre d'école à la main. Les congolais sont décidément studieux ! Il a sans doute repéré la voiture garée sur le chemin. Il est plus réservé que notre premier guide d'occasion.

J'immortalise l'instant en photographiant Patrice et ses enfants devant ce superbe paysage. Un proverbe local dit "Qui descend dans les gorges de Diosso, remonte avec la fièvre ! ". Peut-être une allusion au paludisme ??



L'après-midi se termine et le soleil descend à l'horizon, au dessus de l'océan, visible de ce site.





Il est temps de rentrer. Pour remercier notre jeune collégien, je lui donne 2 stylos, ainsi qu'à son copain.
Nous reprenons la route pour Pointe-Noire. Il fait nuit quand je laisse Patrice près de l'hippodrome. Au moment de se séparer, les enfants me disent que c'était "extraordinaire !". Ils n'avaient en fait jamais vu ces paysages situés à seulement quelques dizaines de kilomètres de chez eux...
Patrice me relatera qu'ils raconteront le soir ces aventures à leur mère. Les enfants ont été surpris que je plaisante avec eux, que je mange les mêmes fruits... Selon leurs dires, je n'étais pas un "mundele" comme les autres et même que j'étais un peu africain ! Patrice m'appellera ensuite pour plaisanter son "cousin africain".

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Publié par Fabrice Moustic - dans Kouilou
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