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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 12:45

Quoique non... le nom du restaurant est un peu usurpé, car le service est quant à lui très lent. A 13h30, nous ne sommes toujours pas servis !! Notre taximan Brice revient à l'heure prévue et nous n'avons pas commencé à manger. Nous lui demandons, désolés, de revenir à 14h30. D'autres clients viennent boire un verre et partager la vue à côté de nous.

 

Pendant que nous patientons, sans stress cependant dans ce cadre agréable, je remarque un grand papillon qui virevolte dans les environs. Armé de mon appareil photo, j'essaye donc de faire un cliché du lépidoptère. Mais l'animal farouche détecte très bien mes mouvements et à plusieurs reprises, étant près du but, il s'envole subrepticement.

 

rapides-papillon-congo-2

 

Avec un peu de patience et... un zoom, j'arrive quand même à capturer l'image du papillon. Une première fois sur le sol grisâtre et dénudé. Une deuxième fois, posé sur une pierre, en vue latérale.

 

rapides-papillon-congo

 

Le gracieux insecte fait une dizaine de centimètres d'envergure et arbore des ailes de trois couleurs, noir, blanc et orangé. J'apprendrai plus tard qu'il sagit d'un nymphalidae, du genre Danaus (proche du célèbre papillon migrateur, le Monarque).

 

Nous sommes enfin servis vers 13h45. J'ai mon poisson "maboké", servi en bouillon, sans son emballage traditionnel de feuilles. Manu demande une bouteille de Mayo.

Je discute avec Frédéric que je rencontre pour la première fois. Le jeune homme est calme et discret. Il travaille à couper du bois dans les forêts, souvent dans des endroits reculés, à plusieurs heures de piste des voies goudronnées. Comme les grumes sont difficiles à transporter, les planches sont fabriquées sur place. Une scierie en pleine forêt !

Nous discutons animaux et, comme beaucoup de Congolais, Frédéric est surpris d'apprendre qu'il n'y a ni singes, ni pangolin en Europe !


A 14h30, notre taximan n'est pas là. Manu n'arrive pas à le joindre car le réseau est difficilement capté puis sa batterie est déchargée. Patientons... J'en profite pour aller "changer l'eau du bocal". Un peu au dessus de la terrasse, on trouve deux urinoirs derrière un mur. L'endroit n'est pas super propre, mais j'ai vu pire...

En redescendant, je remarque que l'on a quelques fleurs le long des grilles et en arrière plan, une belle vue sur les rapides. 

 

rapides-fleurs-congo

Vue colorée sur les rapides...


Je redescend chercher mon appareil. Dommage que le ciel ne soit pas plus bleu. Je montre à Manu et Frédéric ma "carte postale" des rapides.

Il est 14h45, toujours pas de Brice...

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Publié par Fabrice Moustic - dans Nature
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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 11:10

Le fleuve Congo, de par son débit (record de plus de 80 000 m3/s), est le deuxième fleuve le plus puissant du monde (après l'Amazone) et le cinquième par sa longueur. Il est le deuxième plus long d'Afrique, après le Nil.

Quoiqu'il ne soit pas évident dans déterminer la longueur... On considère qu'il fait 4700 km, en incluant un sous-affluent, la rivière Chambeshi en Zambie. Celle-ci est un affluent de la rivière Luapula à travers le lac Bangwelo. L'autre branche principale, vers l'amont, est la Lualuba, nom donné au fleuve Congo jusqu'à Kisangani.

 

Avec un bassin versant de 3,7 millions de km2, à cheval sur 7 pays, il représente à lui seul la moitié des eaux africaines déversées dans l'Océan Atlantique. Son embouchure, au niveau de Muanda, fait partie de la RDC, bande de terre coincée entre l'enclave du Cabinda et l'Angola.

 

Fleuve congo-cours

Le bassin et le cours du fleuve Congo (Aliesin© Wikipedia)

 

Le fleuve sert de frontière naturelle entre la République du Congo (Brazzaville) et la République Démocratique du Congo (Kinshasa). Au niveau des deux capitales, il doit encore parcourir près de 500 km pour rejoindre l'Atlantique. De Brazzaville à Matadi (350 km), le fleuve traverse les Monts du Bangu et compte 32 chutes ou rapides qui rendent toute navigation impossible. Seuls les 140 derniers km entre Matadi et l'océan sont navigables, le fleuve, plus calme, permet alors aux bateaux d'emprunter son cours. En amont de Brazzaville, on peut remonter jusqu'à Bangui, en naviguant ensuite sur l'Oubangui.

 

La dénomination du fleuve vient bien sûr du royaume Kongo. Les européens considèrent que c'est le navigateur portugais Diégo Caô qui a découvert l'embouchure du fleuve en 1482-1483. Le Portugal implante dès cette époque des comptoirs le long des côtes africaines. On n'a pas encore découvert les Amériques et on ne connaît alors quasiment rien de l'intérieur du continent africain.

Mais le nom d'origine du fleuve pour les autochtones, c'est Nzadi ou Nzai. Ce qui donna par la suite Zaïre. Dans une optique de décolonisation linguistique et symbolique, c'est le nom que le Président Mobutu choisit pour l'ex Congo belge entre 1971 et 1997.

 

Sources : IRD (http://www.mpl.ird.fr/suds-en-ligne/fr/eau/fleuves/congo1.htm)

Wikipedia

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Publié par Fabrice Moustic - dans Nature
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