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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 15:00

Gauthier me remet l'autorisation de sortie d'oeuvre d'art. Je lui paye le sanza (25 000 FCFA). Jacques me montre la photo d'un expat prénommé Etienne, parait-il habitant Paris. Cet Etienne a semble t-il fait croire à Jacques qu'il me connaissait... Eh non, tous les Blancs de France ne se connaissent pas ! Nous sommes beaucoup plus nombreux qu'à Pointe-Noire...

 

Je décide d'aller me promener accompagné de Gauthier. Le vendeur Basile, très patient, attend toujours à la sortie de l'hôtel...

Nous sommes partis à pied, mais cela dérange un peu Gauthier. Nous prévoyons de marcher jusqu'à chez lui et il trouve que cela fait loin pour moi... Il pense même que je vais prendre un taxi à mi-chemin. Je lui explique que les Blancs aussi peuvent marcher ! 

 

mur-cinquante-indep

      Logo des 50 ans d'Indépendance du Congo

 

Nous passons derrière la résidence du Président, en longeant la voie ferrée. Quelques maisons situées à côté, abritent semble t-il son personnel. Des enfants jouent dans la cour. Une maman qui étend du linge rappelle à l'ordre sa progéniture. Un peu plus loin, des ouvriers s'affairent à creuser et transporter de la terre. Je les salue au passage. En face, se trouve un petit bistrot. Sur le mur blanc, le logo du cinquantenaire de l'Indépendance a été peint. Les couleurs nationales sont bien là, et derrière le cinq, une carte stylisée du pays fusionne avec le zéro. Une colombe, symbole de Paix, survole l'ensemble. Espoir pour les 50 ans à venir ?


Les 50 ans d'Indépendance ont aussi été fêtés à Pointe-Noire, notamment par la tenue d'un défilé. Sans le faste de la capitale (cf Post-Scriptum : cinquantenaire de l'Indépendance du Congo ). Cet anniversaire a fait l'objet d'une vaste récupération commerciale, comme le montre la publicité pour l'eau de source Mayo arborant le drapeau national

 

mayo-pub-50ans

      Publicité Mayo

 

Ce cinquantenaire a été l'occasion pour la ville d'accélérer certains travaux, de repeindre quelques façades, de nettoyer ou masquer quelques laideurs. Le jet d'eau place de la gare a ainsi été remis en fonction. Le local des artistes situé près de la Poste a été déblayé et repeint en blanc. On a aussi massacré quelques arbres...

On voit encore flotter ça et là, un drapeau  avec les présidents du Congo : Youlou, Massamba-Debat, Ngouabi, Yhombi-Opango, Sassou-Nguesso et Lissouba.

 

 

50ans-affiche-presidents

Les présidents du Congo (source : blog Pambou JJ)


 

Nous traversons la voie ferrée, longeons la DIRATT (repeinte en rose !) et prenons la rue Moungali. Je note au passage que quelques façades de l'avenue Ngouabi ont été ravalées, dont certaines d'un jaune éclatant. Par contre, les petites boutiques faisant face au collège Tchicaya ont été murées ! 

 

boutiques-moungali

Boutiques "réalignées" de la rue Moungali

 

Gauthier m'explique qu'il fallait faire un "réalignement" et que d'autres interventions de ce type ont eu lieu à la "cité". On a monté sommairement un mur de parpaings, sans prendre la peine de démonter vraiment les baraques. Nous filons ensuite vers le rond-point.

 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 11:30

Arrivant à l'hôtel, je suis assailli par plusieurs vendeurs. Visiblement, ils se sont passés le mot et tout le monde sait que je suis de nouveau à Ponton !

On veut me vendre des tableaux. C'est le déballage au bord de la route, de plusieurs peintures, qui tendent à s'envoler avec le vent... Plusieurs vendeurs sont en concurrence, on me propose une, deux, trois peintures... Je demande qui est le peintre, le vendeur me dit que c'est lui, mais je n'en crois pas un mot. Certaines scènes sont visiblement produites en série. L'un des vendeurs est très insistant et me casse les pieds. Je n'aime pas cette ambiance et décide de rentrer à l'hôtel.

 

peinture-plage-vendeur

Vendeur de peintures

 

Je retrouve Serge, le vendeur d'antiquités que je connais depuis longtemps. J'avais rendez-vous avec lui, pas avec les autres, plutôt pénibles. Serge a l'avantage d'être calme et a souvent de belles pièces à proposer.

Il me déballe un plein sac de masques et de statues. Certaines sont très originales. Mais on ne peut pas tout acheter (au grand regret des vendeurs !). Je craque pour plusieurs objets :

- Un grand masque Téké de forme circulaire. Selon la croyance, le chef qui le possédait pouvait savoir en le regardant qui lui voulait du mal, quelles étaient les menaces pour le village. Une sorte de miroir, un masque divinatoire (cf Sculpture : masques congolais... diversité ).

- Une statuette de "porteur" qui évoque l'époque des caravanes, qui partaient de Loango pour rejoindre Brazzaville à pied. Il s'agirait d'un Vili, la statuette symbolisant la force du porteur et la virilité (cf Sculpture : porteur Loango ).

- Un petit masque Pendé, provenant parait-il de la frontière de la RDC (cf Sculpture : masques congolais... diversité ).

 

Il est l'heure de déjeuner. J'essaie de joindre désespérément "Allo Taxi". Aucun numéro ne répond. Lamentable... Le transport des missionnaires n'est pas assuré comme il devrait l'être à cause d'un sous-dimensionnement du service le week-end. Je décide donc de partir avec Serge en taxi de ville. A la sortie de l'hôtel, les autres vendeurs sont toujours là ! Je leur dis au passage de chercher de nouveaux clients...

Je dois retirer de l'argent à la banque pour payer Serge. Après un échec en face la Citronnelle (distributeur de billets hors-service), c'est ok au siège du Crédit du Congo. Surprise, mes billets sentent... le poisson ! Serge règle quant à lui les deux courses, puisque maintenant le taxi me conduit au Derrick.

A l'arrivée au Derrick, le chauffeur cherche à m'embrouiller, prétendant que ma course n'a pas été payée. J'ai bien vu Serge remettre 1 400 FCFA. Je reste ferme avec le "taximan" et descend du véhicule prestement.

Le Derrick accueille en ce samedi de nombreuses familles avec enfants. A Matumbi, c'est la journée d'accueil des "nouveaux arrivants". Il n'y a que deux "Allo Taxi" pour toute la ville, toujours impossible à joindre... On est donc contraint à la débrouille ! Je fais le pied de grue à la porte du Derrick... Arsène attend au bord de la route. Je lui donne un petit billet. Sera t-il utilisé pour payer les frais de scolarité de ses enfants ? En tout cas, Arsène sent l'alcool.

Je repère au volant d'un bus-navette, un chauffeur que je connais. Dave à la gentillesse d'appeler un de ses collègues qui assure la liaison Derrick, base industrielle. Après avoir conduit son client à la BI, Alban fait un détour par le Palm Beach. Je le remercie de remédier ainsi au déficit de chauffeurs.

 

Au Palm Beach, sous mes fenêtres, sont organisées des animations pour les enfants, sans doute pour un anniversaire. J'ai la surprise de découvrir plusieurs structures gonflables... dont un lapin géant ! Vision très surprenante dans le paysage congolais.

 

hotel-lapin-gonflable

      Lapin gonflable au Palm Beach

 

La musique bat son plein. Moi qui voulait me reposer un peu...

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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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  • : Carnets de voyages au Congo-Brazzaville, principalement à Pointe-Noire, mais aussi dans d'autres régions du Congo, agrémentés de photos, d'informations culturelles et touristiques et d'impressions personnelles.
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