Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 11:30

Arrivant à l'hôtel, je suis assailli par plusieurs vendeurs. Visiblement, ils se sont passés le mot et tout le monde sait que je suis de nouveau à Ponton !

On veut me vendre des tableaux. C'est le déballage au bord de la route, de plusieurs peintures, qui tendent à s'envoler avec le vent... Plusieurs vendeurs sont en concurrence, on me propose une, deux, trois peintures... Je demande qui est le peintre, le vendeur me dit que c'est lui, mais je n'en crois pas un mot. Certaines scènes sont visiblement produites en série. L'un des vendeurs est très insistant et me casse les pieds. Je n'aime pas cette ambiance et décide de rentrer à l'hôtel.

 

peinture-plage-vendeur

Vendeur de peintures

 

Je retrouve Serge, le vendeur d'antiquités que je connais depuis longtemps. J'avais rendez-vous avec lui, pas avec les autres, plutôt pénibles. Serge a l'avantage d'être calme et a souvent de belles pièces à proposer.

Il me déballe un plein sac de masques et de statues. Certaines sont très originales. Mais on ne peut pas tout acheter (au grand regret des vendeurs !). Je craque pour plusieurs objets :

- Un grand masque Téké de forme circulaire. Selon la croyance, le chef qui le possédait pouvait savoir en le regardant qui lui voulait du mal, quelles étaient les menaces pour le village. Une sorte de miroir, un masque divinatoire (cf Sculpture : masques congolais... diversité ).

- Une statuette de "porteur" qui évoque l'époque des caravanes, qui partaient de Loango pour rejoindre Brazzaville à pied. Il s'agirait d'un Vili, la statuette symbolisant la force du porteur et la virilité (cf Sculpture : porteur Loango ).

- Un petit masque Pendé, provenant parait-il de la frontière de la RDC (cf Sculpture : masques congolais... diversité ).

 

Il est l'heure de déjeuner. J'essaie de joindre désespérément "Allo Taxi". Aucun numéro ne répond. Lamentable... Le transport des missionnaires n'est pas assuré comme il devrait l'être à cause d'un sous-dimensionnement du service le week-end. Je décide donc de partir avec Serge en taxi de ville. A la sortie de l'hôtel, les autres vendeurs sont toujours là ! Je leur dis au passage de chercher de nouveaux clients...

Je dois retirer de l'argent à la banque pour payer Serge. Après un échec en face la Citronnelle (distributeur de billets hors-service), c'est ok au siège du Crédit du Congo. Surprise, mes billets sentent... le poisson ! Serge règle quant à lui les deux courses, puisque maintenant le taxi me conduit au Derrick.

A l'arrivée au Derrick, le chauffeur cherche à m'embrouiller, prétendant que ma course n'a pas été payée. J'ai bien vu Serge remettre 1 400 FCFA. Je reste ferme avec le "taximan" et descend du véhicule prestement.

Le Derrick accueille en ce samedi de nombreuses familles avec enfants. A Matumbi, c'est la journée d'accueil des "nouveaux arrivants". Il n'y a que deux "Allo Taxi" pour toute la ville, toujours impossible à joindre... On est donc contraint à la débrouille ! Je fais le pied de grue à la porte du Derrick... Arsène attend au bord de la route. Je lui donne un petit billet. Sera t-il utilisé pour payer les frais de scolarité de ses enfants ? En tout cas, Arsène sent l'alcool.

Je repère au volant d'un bus-navette, un chauffeur que je connais. Dave à la gentillesse d'appeler un de ses collègues qui assure la liaison Derrick, base industrielle. Après avoir conduit son client à la BI, Alban fait un détour par le Palm Beach. Je le remercie de remédier ainsi au déficit de chauffeurs.

 

Au Palm Beach, sous mes fenêtres, sont organisées des animations pour les enfants, sans doute pour un anniversaire. J'ai la surprise de découvrir plusieurs structures gonflables... dont un lapin géant ! Vision très surprenante dans le paysage congolais.

 

hotel-lapin-gonflable

      Lapin gonflable au Palm Beach

 

La musique bat son plein. Moi qui voulait me reposer un peu...

Repost 0
Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
commenter cet article
2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 10:30

Je poursuis ma balade sur la plage de la Côte Sauvage et j'observe les changements. Tout comme sur la Côte Mondaine, je constate une érosion importante. A certains endroits, une dénivellation d'un mètre de hauteur de sable est à noter. Les variations de marée sont faibles ici et ne doivent pas en être responsable. Une tempête a t-elle eu lieu récemment pour expliquer cette disparition du sable ?

 

erosion-côte-sauvage

Dénivellation de sable sur la Côte Sauvage

 

Un couple d'européens joue à lancer dans l'eau un bâton que leur chien va chercher. Cela retient l'attention de congolais, bon public et peu habitués à ce genre de spectacle. Au Congo, le chien n'a pas la place d'animal de compagnie chouchouté qu'on lui accorde dans les pays occidentaux.

 

Le wharf n'est plus qu'un vestige très discontinu. La grue qui subsistait encore début juin à son extrémité a sombré dans l'océan (cf Jour d'acclimatation ). Ce sont en fait cinq tronçons qui ont été engloutis par les flots ! Combien de temps encore vont tenir les quelques piles restantes ?

 

wharf-grue-disparue

Extrémité du Wharf (enfin ce qu'il en reste...)

 

La nouvelle aile de l'hôtel Azur est enfin achevée. Il reste un petit échafaudage pour terminer la peinture de la façade. Donnant sur l'océan, son architecture est sobre, loin de l'esbroufe de l'Atlantic Palace Hôtel.

 

hotel-azur-aile 

Hôtel Azur

 

Je croise un jeune homme qui est intrigué par le fait que je regarde les éléments rejetés par la mer. De nombreux déchets malheureusement... Je trouve un os de seiche et lui montre. Je ne pense pas qu'il sache ce que c'est.

 

fabrice-os-seiche

Fabrice et l'os de seiche

 

Je lui demande son prénom. Il s'appelle Fabrice comme moi ! L'interrogeant sur son activité, il me dit qu'il transporte des marchandises sur le marché. Fabrice a de tout petits yeux, enfoncés dans leurs orbites, que l'on distingue à peine. Je le photographie "os en mains", la blancheur de ma trouvaille tranchant singulièrement avec sa peau sombre.

 

Fabrice décide de m'accompagner dans ma balade. Sur le chemin du retour, un vendeur ambulant veut me vendre une montre. Il me dit être Libérien et me demande si je connais le Libéria. C'est ma foi la première fois que je croise un Libérien, et je connais juste le nom de la capitale, Monrovia. Mais je n'ai pas besoin de montre, pâles copies venues sans doute d'Asie.

 

Un peu plus loin, un jeune homme me sollicite pour une photo. Il convainc sa copine de poser avec lui. Il a la main enrubannée dans un tissu bleu à carreaux. Sa copine est entièrement habillée de noir et porte de longues et fines tresses. Ce jeune homme bégaye et ajouté à l'accent local, j'ai beaucoup de mal à comprendre ce qu'il me dit.

 Je lui explique cependant que je ne peux pas lui donner la photo.

 

plage-jeunes

Couple de jeunes congolais

 

Je retrouve les scouts devant l'hôtel. Je poursuis jusqu'au Yes Club et remercie alors mon compagnon de promenade improvisé. C'est toujours mieux de ne pas être seul pour décourager les agressions éventuelles... Sauf bien sûr à faire une mauvaise rencontre ! Je donne à Fabrice de quoi s'acheter une bière ou payer une course en taxi et je rentre à l'hôtel.


Repost 0
Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Fabrice au Congo
  • Le blog de Fabrice au Congo
  • : Carnets de voyages au Congo-Brazzaville, principalement à Pointe-Noire, mais aussi dans d'autres régions du Congo, agrémentés de photos, d'informations culturelles et touristiques et d'impressions personnelles.
  • Contact

Recherche

Catégories