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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 10:15

Sur la Côte Sauvage, je remarque que le restaurant le "Yes Club" a pris une allure asiatique.

 

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Le restaurant en octobre 2008


Fini le style paillote, le toit ressemble désormais à une pagode !

 

yes-club-2010

Vue du restaurant le "Yes Club" en 2010

 

Les travaux ne sont pas finis. Mais l'ambiance locale est "respectée" par une indication invitant à utiliser les toilettes. Les congolais ont souvent tendance à uriner n'importe tout...

 

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La nouvelle entrée ne laisse aucun doute. Les idéogrammes indiquent clairement l'origine du propriétaire.

 

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Entrée du "Yes Club"

 

Le restaurant a en effet été racheté en 2007 par un homme d'origine chinoise, Ye Xiang Yang, dit Philippe, ou "Yé l'africain" pour ses compatriotes. Après avoir fait des petits boulots en France, il est devenu légionnaire. Philippe a ensuite rejoint sa soeur qui tenait plusieurs boutiques à Brazzaville. La fratrie a développé des activités dans plusieurs domaines (importation de ciment chinois, fabrique de cadres de fenêtre en aluminium...), comme des milliers de Chinois qui se sont installés en Afrique ces dernières années (Sources : Le Point 07/01/2010 - Serge Michel- "Monsieur Yé au Congo"). Fortune faite, il a racheté le restaurant de la Côte Sauvage. Cette transformation du bâtiment dans un style pagode est donc un symbole de l'implantation et de la réussite économique chinoise au Congo.

 

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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 09:00

Après une semaine de travail, je me lève avec quelques courbatures. J'ai un peu mal de gorge et j'essuie quelques éternuements. Sans doute la conséquence du changement de climat et l'effet néfaste de la climatisation (dont pourtant je n'abuse pas).

Le petit-déjeuner avalé, je libère la chambre afin que la femme de ménage puisse faire son travail. Je fais le "tour du propriétaire" dans l'enceinte de l'hôtel. Le beau temps est au rendez-vous. J'ai droit aux salutations d'usage des personnes que je connais et aux questions afférentes qui la plupart du temps sont singulièrement tronquées : "Comment ?" (sous-entendu "ça va"), "La famille ?" (sous entendu "comment va t-elle") et "Depuis quand ?" (c'est à dire, depuis quand je suis arrivé).


Je discute avec Jean-Baptiste un garde de la SCAB et son jeune collègue, Landry. Ils posent devant la deuxième aile de la résidence "rose" qui est toujours en chantier. On m'explique que les travaux sont stoppés suite "au décès du patron". Jean-Baptiste qui doit approcher de la cinquantaine en a marre de faire les nuits. Il envisage d'arrêter ce travail pour cultiver un petit lopin de terre à la Côte Matève et faire du commerce. La zone est passante avec le péage, la route de Djéno et plus loin la frontière. Pourquoi pas ?

 

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  Gardes devant la résidence en chantier

 

Je poursuis mon petit tour. Désormais un chemin pavé mène au terrain de tennis. Les anciennes paraboles (noires) et les nouvelles (blanches) cohabitent. Les problèmes de réception qui provoquaient des conflits avec les clients en décembre dernier semblent réglés. Il n'y a pas moins de 3 nouvelles paraboles !


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 Installation de réception télévisuelle

 

Le terrain de tennis est presque achevé. Il manque la porte. On est en train d'installer des projecteurs pour les amateurs de sets nocturnes. Des plantations d'arbustes ont été faites tout autour.

 

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  Terrain de tennis

  

Je croise "mon" ancienne femme de ménage. J'échange quelques mots. Elle évoque la disparition brutale "des patrons". Tout le personnel de l'hôtel a été très choqué par le décès du "patron", de sa femme et de leur petite fille de deux ans dans un crash aérien (cf Post-Scriptum (4ème mission) : actualité dramatique ). Détails morbides, la mer a rejeté les corps au fur et à mesure, la petite fille a été retrouvée en premier.

 

J'observe quelques oiseaux. Je retrouve les charmants tisserins jaunes. Un petit oiseau noir aux reflets bleus métalliques m'intrigue. Il vient butiner les fleurs avec son bec courbé. Est-ce un colibri ? Etant donné le caractère furtif du volatile, impossible de le photographier.

Me voyant à l'affût, un homme de la maintenance m'indique que l'on peut voir souvent des oiseaux dans les bambous derrière la résidence. Mais je ne vois point d'oiseaux. J'observe seulement un beau nid tissé dans les feuilles vertes et un grand papillon marron qui virevolte.

 

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 Nid de tisserin

 

Je retrouve mon ami le lézard bicolore. Un bel agame mâle se réchauffe sur le piédestal d'une parabole.

 

parabole-lezard

 

Monsieur le lézard


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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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