Carnets de voyages au Congo-Brazzaville, principalement à Pointe-Noire, mais aussi dans d'autres régions du Congo, agrémentés de photos, d'informations culturelles et touristiques et d'impressions personnelles.
Comme en Europe, les "chefs" africains possédaient des attributs, des objets d'apparat symbolisant leur pouvoir ou leur richesse. L'un d'entre-eux est le bâton de chef, à l'instar du "bâton de Maréchal" resté dans les mémoires à cause du passé belliqueux de la France ou plus anciennement du sceptre royal. Un attribut de prestige peut être aussi une poire à poudre (cf Objets et autres antiquités).
Ce bâton de chef d'un village Téké (parait-il "boundji" cf Samedi entre antiquités et plage) est soigneusement ouvragé. Après une partie lisse, une alternance de motifs géométriques amènent progressivement vers le sommet, le bâton s'élargissant au fur et à mesure pour déboucher sur une sorte de tambour, surmonté d'un personnage.
Bâton Téké (50 cm) Sommet du bâton (femme avec un mponzi)
D'aucuns voient dans ce type d'objet un symbole phallique. En tout cas, celui-ci est surmonté d'une femme portant une charge, bâton à la main, comme prête à affronter une longue marche. La manière dont est portée la marchandise a été appelée par Jacques le vendeur, "mbochi". Une lanière posée sur le front retient un panier situé dans le dos. Le même nom désigne une ethnie du centre est du pays (au nord de Brazzaville), ai-je mal compris... En fait, il s'agit plutôt de "mponzi" !
On retrouve exactement le même type de scène sur des cartes postales anciennes du Congo.
Congo Français : départ pour le marché
Ce mode de portage est encore souvent utilisé en brousse, les femmes sont également de corvée d'eau et sont amenées à trimbaler d'étonnants attelages sur le sommet de leur crâne (cf les photographies d'Ulrich Pointe-Noire : l'immeuble et l'artiste ). Les occidentaux sont toujours épatés par le fait que les africaines savent porter avec dextérité de lourdes charges sur leur tête.