Carnets de voyages au Congo-Brazzaville, principalement à Pointe-Noire, mais aussi dans d'autres régions du Congo, agrémentés de photos, d'informations culturelles et touristiques et d'impressions personnelles.
Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons de nouveau pour regarder un ouvrage d'art en cours de construction. Un important coffrage bardé de ferrailles barre en effet la route. Nous stoppons notre véhicule de l'autre côté du chantier.
Coffrages
C'est visiblement un pont que l'on élabore, si j'en juge les deux supports des extrémités et les piliers cylindriques situés au milieu, pour supporter le tablier de la construction en devenir.
Piliers au centre de l'ouvrage
L'endroit est plus froid et humide. Les ouvriers ont les pieds dans l'eau. C'est mauvais signe, Manu enfile sa veste !
Chantier les pieds dans l'eau
Je rejoins l'extrémité du chantier où près d'une petite baraque, je rencontre un ouvrier. Il s'appelle Brice et est en charge de préparer les ferrailles pour assembler les échafaudages.
Brice au milieu de ses ferrailles
Comme le chantier est au milieu de nulle part, je lui demande où il dort. Il m'explique qu'il rentre le soir à Mvouti. Brice se plaint de problèmes de communication avec les chinois. Ils ne parlent pas français et l'ouvrier constate amèrement "Quand ils nous parlent, on ne sait pas s'ils nous demandent un tuyau ou bien une pierre !". Pas facile en effet...
Côté encadrement, l'entreprise asiatique n'a pourtant pas lésiné sur les moyens. Manu me fait remarquer qu'ici une dizaine de chinois sont à l'ouvrage.
Avant de reprendre la route, je fais signe aux chinois pour leur demander l'autorisation de faire des photos. Un signe de tête me donne le feu vert. Pour les remercier et leur faire oublier un court instant leur dur labeur, je donne ensuite aux ouvriers le fond d'un paquet de bonbons qui passe de mains en mains, jaunes ou noires.