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Carnets de voyages au Congo-Brazzaville, principalement à Pointe-Noire, mais aussi dans d'autres régions du Congo, agrémentés de photos, d'informations culturelles et touristiques et d'impressions personnelles.

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Lac Kayo : architecture du village

Je profite aussi de la balade botanique pour observer les constructions du village. Elles sont un mélange de techniques traditionnelles et de matériaux "modernes".

 

lac-kayo-village

Maisons du village

 

Les murs sont construits à partir d'argile. Il peut s'agir de briques sèches. J'ai vu un mur très soigné, aux briques bien alignées et aux joints impeccables.

 

mur-brique-kayo

Mur de briques d'argile    

 

Le mur peut-être en torchis : l'argile est appliquée sur une armature en bambou. C'est le "poto-poto".

 

poto-poto-kayo

      Mur en torchis de bambou

 

C'est une technique ancestrale utilisant les matériaux que l'on a sous la main. Méthode peu coûteuse, mais le principal défaut c'est le manque de résistance à la pluie. Il faut régulièrement réparer les murs qui s'érode facilement.

 

poto-poto-case-argile

Femmes construisant leur case - Congo Français (carte postale vers 1910 - © R.P. Patron)

 

Concession à la modernité, aujourd'hui les toits sont souvent en tôle. Ils doivent dépasser suffisamment du mur afin de le protéger des eaux de pluie. Autrefois, les toits étaient couverts de végétaux.

Les fondations sont parfois en béton. Manu m'a fait remarquer dans le sol d'une baraque que le gravier du béton avait été remplacé par... des noyaux de noix de palme !

 

 

Les toits en tôle ont été introduits par les Européens. Dès les années 1900, le lac Kayo (ou Kaio sur la carte postale) était déjà fréquenté par les commerçants.

 

Lac Kaio-Factorerie Visser

Factorerie de M. Visser au bord du lac Kayo (carte postale vers 1910 © Marichelle)

 

Les magasins étaient alors appelés "factorerie". C'était une sorte de comptoir colonial géré par un "facteur". Il était à la fois vendeur (de produits manufacturés) et acheteur (de produits locaux).

 

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