Carnets de voyages au Congo-Brazzaville, principalement à Pointe-Noire, mais aussi dans d'autres régions du Congo, agrémentés de photos, d'informations culturelles et touristiques et d'impressions personnelles.
Le matin à la clinique, alors que j'assistais le manipulateur radio, un patient m'apprends que j'ai un homonyme... Alain-Serge a sans doute lu mon nom sur le badge que je porte et me dit que son neveu porte exactement le même nom que moi. Il s'empresse de préciser... il est Noir ! Quelle surprise, je ne pensais pas avoir un homonyme congolais. Je l'interroge pour savoir s'il sait comment le nom de famille typiquement français est arrivé au Congo. Il me répond que c'est le nom de son beau-frère mais qu'il n'en connaît pas précisément l'origine.
Encore le résultat d'échanges coloniaux plus ou moins anciens. Comme Bayonne (cf Dolisie : dîner au resto (suite) ) ! Est-ce un surnom devenu nom de famille, le fruit d'amours ancillaires ou d'une union en bonne et due forme ? Mystère. En tout cas, je n'ai pas trace d'un ancêtre proche qui serait parti au Congo à l'époque coloniale. Mais il n'y a pas qu'un seul âne qui s'appelle Martin...
A midi, je retrouve le Derrick. J'ai rendez-vous avec un contact, qui m'a laissé un message et des commentaires sur mon blog.
Lionel me reconnaît sans jamais m'avoir vu "en vrai" et me rejoins à table. C'est un résident de longue date au Congo et un fin connaisseur de la vie locale. Il est tombé par hasard sur mon blog. Lionel participe à la vie culturelle ponténégrine et est à ses heures rédacteur d'articles pour différents blogs d'actualité (notamment sous le nom de "Ya Sanza").
Mon interlocuteur me dit que j'ai déjà fait pas mal d'expériences et de rencontres intéressantes, mais qu'il faudrait que je puisse assister à un mariage traditionnel et à des obsèques, pour parfaire mon approche culturelle. J'ai bien peur que la brièveté de mes missions ne me permette pas d'y parvenir.
Nous parlons de choses et d'autres en lien avec mes "expéditions". Il me demande si j'ai rencontré Aliette Jamart, fondatrice de Help, association qui gère les chimpanzés de Conkouati (cf Camp de base "HELP" et Protection des chimpanzés : HELP Congo ). Eh bien, non ! Lionel me dit qu'il est difficile pour la fondatrice de trouver un successeur à la tête de l'association. Compliqué également de récolter des fonds quand des associations plus connues (comme celle de Jane Goodall) raflent les subventions et autres mécénats.
Copeaux d'eucalyptus stockés sur le port
Le temps gris qui règne aujourd'hui est typique de la saison sèche. Lionel me fait remarquer les tas de copeaux de bois d'Eucalyptus, stockés au loin sur le port. Les arbres sont broyés et c'est sous cette forme qu'ils partent du Congo, avant de devenir pâte à papier. Il m'indique que le phare, récemment repeint, ne sert plus à grand chose pour la navigation. Mais c'est quand même un "monument historique" !
Lionel avait pressenti que j'allais profiter du week-end prolongé pour partir à Dolisie. Là bas, j'ai raté son ami Gabs, hôtelier-restaurateur, parait-il également un grand conteur. Il ne faisait pas partie de mon listing d'hôtels, tout simplement parce qu'il était uniquement classé comme restaurant sur le site internet qui m'a servi de source d'informations. Raté !
A ce sujet, Lionel évoque le voyage qu'il avait fait en traversant le Mayombe dans un train spécialement affrété (cf Mayombe Express - "le Train des Blancs" : link ). Belle excursion sur la ligne du CFCO à travers les superbes paysages du massif forestier !
Pas de chance, je serai déjà parti en France quand le festival musical de Pointe-Noire "N'sangu Ndji-Ndji" (pas facile à dire !) aura lieu (du 2 au 6 juin 2010). Dommage... J'aurai bien aimé assister aux spectacles d'artistes congolais ou d'autres pays africains. Les animations à Pointe-Noire sont plutôt rares.
Lionel m'invite à passer à l'occasion au "Bar à tapas", pas très loin de la résidence Pemba. Il y a souvent des animations musicales. C'est noté !