Carnets de voyages au Congo-Brazzaville, principalement à Pointe-Noire, mais aussi dans d'autres régions du Congo, agrémentés de photos, d'informations culturelles et touristiques et d'impressions personnelles.
Les élections présidentielles congolaises se sont globalement déroulées dans le calme. Une bonne partie de l'opposition a appelé au boycottage des élections, à la dernière minute. Certains électeurs ont fui la capitale de peur d'être confronté à des affrontements armés.
Officiellement, 2,2 millions de Congolais (sur environ 3,6 millions d'habitants) étaient appelés à voter, chiffre contesté par l'opposition qui a régulièrement dénoncé un fichier électoral "gonflé".
Difficile de dresser et vérifier des listes électorales en l'absence d'une gestion stricte des identités et dans un pays où les gens n'ont très souvent pas d'adresse !
Les résultats publiés ne mentionnent plus que 2,079 millions d'électeurs inscrits. Le président de la commission électorale (Conel) a expliqué que le nombre a été revu, à la baisse, lors d'opérations de "vérification" ayant précédé le scrutin.
Le président sortant a été déclaré élu le 16 juillet, à l'issue du premier tour, avec plus de 78 % des voix et un taux de participation de 66%. Ces résultats sont évidemment contestés par l'opposition qui table sur un taux de participation de seulement 10 %. La vérité est sans doute entre les deux.
Selon les 47 observateurs d'une ONG déployés par l'Observatoire Congolais des Droits de l'Homme (OCDH), "le taux de participation a été très faible" et le scrutin émaillé de "fraudes et irrégularités". Selon eux "cette élection (...) n'a été ni juste, ni transparente, ni équitable".
L'Association des droits de l'Homme et de l'Univers Carcéral (Adhuc) et la Rencontre pour la Paix et les Droits de l'Homme (RPDH), deux ONG congolaises, avaient aussi convergé sur une forte abstention motivée, selon elles, par la peur.
A l'inverse, les 29 observateurs de l'Union Africaine, et les douze de la Communauté des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC, représentant 10 pays) ont validé l'élection. Pour eux, le vote s'est déroulé "dans la sérénité, la dignité et la transparence", et le scrutin a été "régulier, libre et transparent". Les six tenants du boycott, qui avaient aussi appelé à "faire constater l'illégitimité de Denis Sassou Nguesso" et réclamé une nouvelle présidentielle, ont affirmé avoir été empêchés de tenir une conférence de presse. Une tentative de manifestation de protestation qui a suivi a été dispersée par les forces de l'ordre. La police a expliqué qu'il s'agissait de "manifestations non autorisées" (Sources : AFP).