Carnets de voyages au Congo-Brazzaville, principalement à Pointe-Noire, mais aussi dans d'autres régions du Congo, agrémentés de photos, d'informations culturelles et touristiques et d'impressions personnelles.
En me promenant en ce dimanche 18 janvier, je constate avec satisfaction que depuis le mois d'octobre des efforts ont été faits pour nettoyer la plage de la Côte Sauvage. C'est nettement moins sale et des poubelles ont fait leur apparition le long de l'avenue. Elles sont originales, en forme de bidon avec le sigle "CA" ou le texte "Cleaning Africa".
Reste maintenant à éduquer les gens à les utiliser et à assurer le ramassage des ordures. Ce n'est pas gagné...
Au cours de ma promenade, je croise "Bobokilo" un photographe de plage rencontré en octobre. Il porte un beau survêtement et m'explique qu'il a participé par le passé à un semi-marathon.
Je rencontre également Hugo, un vendeur d'antiquité. Je lui achète une poire à poudre en bois, surmontée d'un petit "penseur". La réalisation est soignée. Elle appartenait à un chasseur suffisamment aisé pour posséder un fusil. Il devait s'agir d'un chef, d'un sage, comme le suggère le sommet de l'objet.
Pas très loin du Wharf, je vois des ouvriers sortant de chantiers de construction (et oui, même le dimanche matin...) qui viennent se laver dans l'océan. Ils frottent aussi leurs bottes pour en détacher le ciment.
Bien entendu dans les quartiers pauvres, pas d'eau courante. On a donc aussi vite fait de se laver ici avant de rentrer se reposer.
Je déjeune plus tard sous la paillotte. Gauthier passe me voir. Il est tout fier de me montrer son téléphone portable. Il n'en possédait pas jusqu'ici. Il me parle de ses projets de monter une boutique, tourne autour du pot pour ce qu'il attend de moi et me donne rendez-vous à demain soir pour me montrer ses "nouvelles antiquités".