Carnets de voyages au Congo-Brazzaville, principalement à Pointe-Noire, mais aussi dans d'autres régions du Congo, agrémentés de photos, d'informations culturelles et touristiques et d'impressions personnelles.
Après avoir travaillé le samedi matin, j'ai programmé l'après-midi une expédition avec Patrice au sud de Pointe-Noire. Nous avons rendez-vous sur la route de l'aéroport à 14h (après l'hippodrome, devant l'entreprise Boundji). Il m'avait dit, je serai là à l'heure pile. A 14h20, toujours personne. Je me demande si je ne me suis pas trompé de lieu de rendez-vous... Je ne peux pas appeler Patrice sur son portable avec mon téléphone.
Je décide donc de reprendre la voiture, mais j'oublie quelques secondes que je suis au Congo... Juste en redémarrant, j'entends un gros "boum" ! Le bas côté de la route qui était plat, se termine soudain par une forte dénivellation. L'avant de la voiture est tombé dans un trou, si bien que le bas de caisse touche le sol. Impossible de repartir. Me voilà dans la m....
Fort heureusement, après quelques instants trois congolais voyant ma situation m'aide à me sortir de là. Ils soulèvent l'avant de la 206 pendant que je passe la marche arrière et accelère. La voiture sent le chaud mais je sors quand même du trou. Ouf ! La voiture ne parait pas abimée. Je remercie mes sauveteurs et après une petite pause, je repars en direction de l'aéroport pour vérifier que la voiture roule normalement et pour voir si je trouve Patrice. Je fais demi-tour à la bifurcation de Djéno, avant l'aéroport. Je repasse devant le lieu de rendez-vous. Toujours pas de Patrice...
Je décide donc en désespoir de cause de retourner à l'hôtel, pensant m'être trompé de lieu ou bien que Patrice a eu un empêchement. De nouveau, je me tape les bouchons du passage à niveau.
Arrivé à l'hôtel, le réceptionniste m'informe que Patrice a appelé. J'essaie de le joindre à partir du téléphone fixe de ma chambre, mais cela n'est pas possible. Cela commence à me courir sur le haricot !!
J'emprunte donc le téléphone portable du réceptionniste et arrive à joindre Patrice. Il était simplement en retard et m'a vu passer lors de mon trajet retour... Je demande au réceptionniste combien je dois pour l'appel et la femme de ménage (que je n'avais pas vu) répond à la place de son mari "500 FCFA". Sans le savoir j'avais emprunté le téléphone de madame. Je règle mon dû en soulignant à mon interlocutrice que "les bons comptes font les bons amis" !
Je repars donc vers l'aéroport et trouve enfin Patrice et Chris au lieu de rendez-vous. Patrice est en retard car Chris était chez le coiffeur ! Bilan, une bonne heure de perdue.
Nous filons vers Djéno, traversons les faubourgs de la ville, passons le péage de la "Côte Matève" à Mbondji. La ville laisse progressivement la place à la campagne. Après une quinzaine de kilomètres, nous bifurquons à droite vers le terminal pétrolier.