Carnets de voyages au Congo-Brazzaville, principalement à Pointe-Noire, mais aussi dans d'autres régions du Congo, agrémentés de photos, d'informations culturelles et touristiques et d'impressions personnelles.
En ce dimanche soir, Patrice finit son service vers 20h15. J'ai mis le gâteau dans la voiture ainsi que mon sac quelques minutes avant. Nous filons donc vers son lieu d'habitation en prenant une nouvelle fois la direction de l'aéroport. Nous tournons à gauche vers l'hôtel Pemba et après avoir pris quelques ruelles, j'arrive dans une impasse devant la maison de Patrice. Patrice est content car ce soir, il y a de l'électricité. Il me dit avoir prié en ce sens... Il a été exaucé !
Sa maison est "en dur" mais simplement en parpaings et béton non enduit et recouverte d'un toit en tôles minces, directement posé sur les murs, sans aucune isolation. Les gaines de fils électriques courent sous le toit. Il n'y a ni carrelage, ni papier peint, ni peinture, ni décoration sur les murs. Mais la maison est propre et bien rangée. Une grosse fissure apparait sur le côté droit du sol de la pièce principale. La faiblesse des fondations explique sans doute cet affaissement. Une bonne partie de la ville a été gagnée sur les marécages. A l'intérieur, il n'y a pas de portes mais de simples rideaux séparant les quatre pièces.
Rosine, sa femme, et quatre de ses enfants sont là : Chris, Allan, Sofian et Chance (la seule fille). Christ qui était venu se balader avec nous, est sorti (il a 18 ans). Il n'y a pas d'eau courante. Chris, le plus âgé des enfants présents, aide sa mère et apporte de l'eau dans des seaux.
Pour l'apéro, Rosine va nous acheter une Mutzig (bière brassée sous licence au Congo) dans une petite boutique toute proche. Les enfants ont droit exceptionnellement à un soda.
Les enfants sont curieux et veulent voir le gâteau que j'ai apporté. Horreur, en le déballant, deux cafards et quelques fourmis s'échappent du carton. Comment sont-ils arrivés là ? Je viens à peine de le déposer sur le buffet... Soit ils se planquaient dans le frigo de l'hôtel (mais je n'en ai jamais vu dans ma chambre) ou bien plus probablement sont-ils rentrés dans la boîte pendant les quelques minutes où j'ai laissé le gâteau dans la voiture. Sales bestioles...
Pendant l'apéro dans le salon, la télé locale diffuse une émission débile sur les salaires des rappeurs américains. Il n'est question que de "bling bing" et de millions de dollars. Quel contraste avec ce qui m'entoure et quelle connerie !
Nous passons ensuite à table. J'apprends que les enfants ont déjà mangé. C'est dimanche et donc demain, il faut se lever tôt pour aller à l'école. Sofian donne déjà des signes de faiblesse...
Pendant que nous passons à table, les enfants mangent donc une part de gâteau au chocolat dans le salon. La télé diffuse maintenant un match de foot.


