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Carnets de voyages au Congo-Brazzaville, principalement à Pointe-Noire, mais aussi dans d'autres régions du Congo, agrémentés de photos, d'informations culturelles et touristiques et d'impressions personnelles.

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Loango : la mission catholique (suite)

Monseigneur Carrie séjourna à Loango dès octobre 1882 où il fit l'acquisition d'un terrain d'une centaine d'hectares auprès du Mâ Loango en personne. Pour l'anecdote, le terrain fut payé au Roi avec 50 pièces de tissu (des cortades) et un baril de tafia (correspondant à 25 gallons). A titre d'impôt, la mission était redevable de 3 gallons de tafia par mois (le tafia est une eau de vie de médiocre qualité issue de la canne à sucre). Les travaux d'installation de la mission commencèrent en août 1883.

Le Vicariat du Bas-Congo français, institué en 1886 avec son siège à Loango, couvrait 100 000 km2, regroupant les régions du Kouilou, du Niari et une partie du Pool (soit une superficie de près d'un tiers du Congo !). 
Sources : la Conférence épiscopale du Congo-Brazzaville (Editions l'Harmattan).

 

loango-entree-mission-1920

Entrée de la mission catholique de Loango (carte postale vers 1920)

 

Il ne subsiste presque rien des bâtiments de cette époque, modestes et construits en bois. On peut encore voir les fondations de l'église construite en 1885. Un premier édifice avait été emporté par une tornade en 1884...



Emplacement de l'église construite en 1885


Au fond, les vestiges d'une armature métallique rappelle la présence d'un campanile. A côté se situait l'internat, d'après les panneaux explicatifs vus sur place.




Restes du campanile

 

Des cartes postales du début du 20ème siècle montrent cependant l'église, l'internat et le campanile (ce dernier semble avoir connu plusieurs versions).



03-Clochers_Mission_Loango.jpg

Eglise de la mission de Loango, clocher et campanile (carte postale vers 1910 - © Marichelle)

 

Les lieux étaient alors très animés et paraissent bien calmes aujourd'hui. Il faut dire que Loango était alors la ville principale du Kouilou, Pointe-Noire n'étant pas encore sortie de terre...


loango-sortie-eglise-1910 

Sortie de messe à Loango, entrée de l'église (carte postale vers 1910 - © Marichelle)

 

Les vieux bâtiments en bois étaient encore debout jusqu'en 1980. La modeste église de 1885, vétuste et dangereuse, a été rasée...

 

loango-eglise-bois-1977

La mission de Loango vers 1975 (carte postale)

 

Les photos de la carte ci-dessus montrent l'église de Loango peu avant sa destruction, et l'intérieur de l'église (qui portait le titre de "cathédrale", avant le transfert du siège à Pointe-Noire en 1948 et la construction de Notre-Dame en 1952-53).

On voit aussi un piédestal. Première version je suppose de celui accueillant le buste de Mgr Carrie.


NB : certains documents m'ont été transmis par le Dr Atanda, par l'intermédiaire de Dominique. Merci à eux !

 

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M
<br /> <br /> Yves, le paralèle que tu fais entre le congo et le vietnam pour prendre un exemple est totalement veridique.Je dirai que le problème est general en ce qui nous conçerne les peuples<br /> noirs.Partout dans  le monde, j´observe que la communauté noire est resté a la traine.Le problème est de nous meme, bien sure qu´il y a des exceptions pret surtout dans les societés ou il y<br /> a metissage comme au Bresil ou à Cuba mais dans des societés a composantes essentiellement noirs aucun progrès n ´a vraiment été significatif dans l´ordre du bien etre social de la<br /> population en generale.Alors je pense qu´il doit se poser un probleme historique qu´ il conviendrai bien d´analyser.Je tiens d´avance à precisé que pour moi Metissé genre Obama c´est pas<br /> Noir pour bien signifier le contexte dans lequel je nomme moi la race Noire.<br /> <br /> <br /> <br />
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F
<br /> Ce sont les pays européens qui ont tracé les frontières actuelles en Afrique, sources bien souvent de conflits régionaux.<br /> Les pays occidentaux participent au maintien des pouvoirs en place pour défendre leurs intérêts économiques (il suffit de suivre l'actualité récente...). La non redistribution des richesses par les<br /> dirigeants africains vers la population perpétue la misère. Il y a aussi des pays (par exemple dans le Sahel) qui n'ont aucune richesse naturelle ! Difficile de sortir de l'ornière dans ce<br /> contexte.<br /> <br /> <br />
Y
Cette fois, je dis BRAVO! Les choses s'améliorent! L'anecdotique est  étoffé par de la substance: photos et diverses informations sur le phare du port ( qui a bien du mérite de rester encore debout...), la tombe de Monseigneur Carrie (un sacré gaillard!), la mission de Loango, la fameuse "Punta Negra", sans compter les photos de baobab (avec l'auteur pour donner une idée de la bête (je parle de l'arbre, pas de l'auteur) et surtout de son fruit ( également de l'arbre, pas de l'auteur), sans parler d'informations d'ordre ornithologique (KEKCEKCA ?)....Ceci dit, je fais également amende honorable: cette chronique répétitive de la vie trés ordinaire (qu'il m'est arrivé de persifler, je bats humblement ma coulpe) s'avère finalement une excellente peinture de la triste situation du pays et de ses habitants, qui vaut bien des analyses politiques et sociales...Les maux sont immuables de même que les situations qu'ils engendrent.Amoureux également de divers pays d'Asie, je ne peux m'empécher d'établir une comparaison avec un pays comme le Vietnam, pays totalement exsangue en 1975 aprés 30 ans de guerre et une longue période de colonisation. Il n'y a pas photo 30ans plus tard avec le Congo et bien d'autres pays africains...A chacun de chercher l'erreur en son âme et conscience. Dans l'état actuel des choses, je ne vois malheureusement aucun signe permettant de penser que dans 40 ans, la situation sera différente  de celle que j'ai connue dans les années 1970. Et pourtant, quel pays attachant...A bientôt pour la suite de vos aventures extraordinaires. Allez, il va bien falloir sortir un jour de la ville et aller voir comment ça se passe au fond de la forêt , du côté de la Likouala aux Herbes par exemple, (peut-être pas si mal?) et nous dire si le petit frère du monstre du Loch Ness vit toujours dans ce mystérieux lac du nord du pays dont le nom m'échappe pour l'instant. "KENAVO"! (A ce propos, j'ai crû pendant plusieurs mois que ce terme -breton pour ceux qui ne seraient pas au courant- était du "monokutuba" ou du "vili" car un collègue breton qui parlait couramment ces langues utilisait toujours "Kenavo" pour dire au revoir, au point que ses interlocuteurs congolais avaient pris l'habitude de dire également "Kénavo", ce qui m'induisait encore plus en erreur!). Re-KENAVO!
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F
<br /> Merci Yves pour ces compliments. J'essaie en effet de m'améliorer au fil des missions... Les petites anecdotes, comme vous le notez, sont souvent révélatrices d'un climat social et politique. Pas<br /> besoin d'être très explicite ou d'en faire trop pour comprendre la non-évolution du pays ! Sans doute, si je séjournai longtemps au Congo, tout cela me paraîtrait "normal" et je ne le noterai même<br /> plus. J'essaie d'étoffer le fond mais cela prend beaucoup de temps.<br /> Pour le reste, la reconduction du président sortant au Congo ou l'intronisation du fils Bongo au Gabon n'augurent pas de grands changements dans ces deux pays. Et la France n'y est visiblement pas<br /> pour rien !<br /> <br /> Je travaille et je ne fais que de courts séjours, ce qui ne me permet pas d'explorer plus avant le pays. mais je suis bien sorti de la ville en allant à Conkouati (à 140 km de PNR). A suivre<br /> dans les prochains épisodes...<br /> <br /> <br />