Carnets de voyages au Congo-Brazzaville, principalement à Pointe-Noire, mais aussi dans d'autres régions du Congo, agrémentés de photos, d'informations culturelles et touristiques et d'impressions personnelles.
Nous bifurquons vers Diosso et traversons le village sans nous arrêter. Nous sommes surpris par la fin soudaine de la route goudronnée, sans avertissement aucun. Après quelques dizaines de mètres, nous demandons à un jeune homme, comment accéder aux gorges.
Il dégage quelques branches au bout d'un chemin, sur la gauche. En fait, nous nous sommes arrêtés juste à côté ! Aucun panneau ne signale le site. Ce collégien en classe de 3ème était en train de réviser ses leçons, un cahier à la main. Il parle très bien français, presque sans accent.
Après une cinquantaine de mètres, une simple petite barrière en bois délimite le bord du précipice. Une vue panoramique s'offre à nous. Plus que de véritables "gorges", il s'agit en fait d'un cirque, résultat spectaculaire de l'érosion du plateau. Les sables très perméables laissent progressivement affleurer les roches granitiques ocres et roses.

Le cirque de Diosso est aussi nommé "cirque Poumpi".

Un autre collégien nous rejoint, livre d'école à la main. Les congolais sont décidément studieux ! Il a sans doute repéré la voiture garée sur le chemin. Il est plus réservé que notre premier guide d'occasion.
J'immortalise l'instant en photographiant Patrice et ses enfants devant ce superbe paysage. Un proverbe local dit "Qui descend dans les gorges de Diosso, remonte avec la fièvre ! ". Peut-être une allusion au paludisme ??

L'après-midi se termine et le soleil descend à l'horizon, au dessus de l'océan, visible de ce site.

Il est temps de rentrer. Pour remercier notre jeune collégien, je lui donne 2 stylos, ainsi qu'à son copain.
Nous reprenons la route pour Pointe-Noire. Il fait nuit quand je laisse Patrice près de l'hippodrome. Au moment de se séparer, les enfants me disent que c'était "extraordinaire !". Ils n'avaient en fait jamais vu ces paysages situés à seulement quelques dizaines de kilomètres de chez eux...
Patrice me relatera qu'ils raconteront le soir ces aventures à leur mère. Les enfants ont été surpris que je plaisante avec eux, que je mange les mêmes fruits... Selon leurs dires, je n'étais pas un "mundele" comme les autres et même que j'étais un peu africain ! Patrice m'appellera ensuite pour plaisanter son "cousin africain".