Carnets de voyages au Congo-Brazzaville, principalement à Pointe-Noire, mais aussi dans d'autres régions du Congo, agrémentés de photos, d'informations culturelles et touristiques et d'impressions personnelles.
Dimanche 19 Octobre
C'est un matin humide qui s'annonce. Le ciel est très couvert et il a plu. Je décide quand même de sortir. La plage déserte est totalement à moi !

Je marche bien au delà du "wharf". Je croise un groupe de 5 jeunes qui transportent de longues barres de fer sur leurs épaules, en longeant le bord de mer. Ils me réclament poliment une petite pièce pour manger. Je leur donne 200 FCFA. Ils me remercient et filent poursuivre leur livraison.
Quelques belles villas bordent l'océan. A qui appartiennent-elles ? Je n'en sais rien...

Je vois au loin de grandes cannes à pêche plantées dans le sable. Deux adultes et un enfant pêchent au moulinet. Je leur demande ce qu'ils ont pris. L'enfant me montre une petite raie qu'il déterre du sable. C'est un moyen de conservation comme un autre ! Ils sont peu bavards, n'ayant visiblement pas l'habitude qu'un "blanc" leur adresse la parole.
De gros nuages noirs montent. Je souhaite bonne journée aux pêcheurs et fais demi-tour. J'accélère le pas car je suis à plus de 2 km de l'hôtel... Je me mouille un peu et protège mon appareil photo sous mon tee-shirt.

Heureusement, j'échappe à la grosse averse tropicale. Je rencontre quelques chiens errants fouinant sur le sable, à la recherche de quelque chose à manger parmi les détritus. Ces animaux n'ont évidemment pas au Congo la place (souvent exagérée...) qu'ils ont en Occident.
Comme convenu, je retrouve mon "ami" Gauthier vers midi devant l'hôtel. Il me déballe sur le sable différents objets en bois, anciens ou modernes. Je m'informe de l'origine des masques. L'un d'eux est étrange. Il s'agit selon le vendeur d'un masque Vili honorant la naissance de jumeaux, utilisé lors de fêtes. Le visage en "triptyque" est peint en blanc. Pas sûr que l'origine annoncée soit réelle... Un autre, plus sombre et d'un style différent, est celui d'un guerrier Téké (cf article Sculpture traditionnelle : les masques ). Je reconnais également à sa facture une statuette Pounou. Mais je ne peux pas tout acheter...
Enfin, je choisis parmi les sculptures modernes, un okapi.

Bien entendu, il faut négocier le prix mais Gauthier est sympa, contrairement à d'autres vendeurs un peu trop insistants.
Au cours de la discussion, je me fais piquer à un doigt par une minuscule fourmi. J'ai dû envahir son territoire... Petit gabarit mais défense efficace !
En début d'après-midi, le soleil apparaît enfin. Je décide de profiter du beau temps et je déjeune sous la paillotte de l'hôtel.
Dans un coin de celle-ci, je découvre un perroquet dans une cage. Je ne l'avais pas remarqué jusqu'ici. Il est vrai qu'il est bien silencieux. C'est un perroquet gris du Gabon. Je demande au personnel de service si il a un nom. On me répond que non. Je propose alors de l'appeler "Kouilou". Je ne sais pas si ce nom lui est resté !
