Je fais demi-tour. Un couple de "mundele" promène son chien sur la plage. Plus loin, je retrouve José, vendeur ambulant connu. Il tente de me vendre des peintures sur toile, qu'il tient enroulées. Je refuse gentiment. Il n'insiste pas trop. J'évoque l'éventualité d'un achat ultérieur lors de ma prochaine mission.
En longeant la route, je remarque que les poubelles installées il y a quelques mois (elles étaient flambant neuves en janvier 2009 ; cf Petite balade matinale ) sont pour la plupart déglinguées ! Difficile de faire vivre dans la durée l'opération "Cleaning Africa"...

De retour devant l'hôtel, je croise Jacques. Je lui demande des nouvelles de sa fille hospitalisée pour brûlures (cf Vie quotidienne... et quêtes diverses ). Il me dit que le médecin a été surpris qu'il se procure aussi rapidement les médicaments. Je creuse un peu la question... Il me parle de "sorte de pansements". Crédible.
Dans le hall, je retrouve "mon" couturier Junior. Il a finalement pu venir plus tôt que prévu... Les mesures sont donc prises dans ma chambre, pour confectionner une "gandoura". Je lui donne 5 000 FCFA d'avance (sur un prix annoncé de 15 000 FCFA) et 2 000 FCFA pour le dédommager de ses appels téléphoniques.
En le raccompagnant, je retrouve Gauthier dans le hall. Il me présente comme convenu quelques "antiquités". J'achète une statue Tchokwé en bois (fécondité, femme enceinte et... tatouée). Je lui donne la photo prise avec son fils Enoch lors de la visite chez lui, à la "cité" (cf Dernier dimanche... le travail, la Cité ). Gauthier est aujourd'hui très coloré. Ses vêtements rouge, rose et jaune flashent... Patrice dit, un peu moqueur, qu'il lui manque du vert pour faire le drapeau congolais !

Gauthier me demande s'il a fait des progrés en français. Bof... Je fais un test pour voir. Je lui demande s'il se rappelle de la traduction de "M'bambi". Eh, bien non ! Je lui avais donné la traduction la dernière fois... il s'agit d'un iguane (il voulait me vendre un couple de statues symbolisant l'animal).
Je déjeune au Derrick. Un vendeur est présent à l'entrée de la pailotte, tous les jours avec un petit étal de souvenirs et sculptures modernes.
Philippe et son étal
J'achète un éléphant, pour mon filleul qui fête ses 3 ans. Il est en "wengé", un bois brun foncé, avec des bandes alternées sombres et claires. Le souriant vendeur, Philippe, me dit que c'est un bois très dur et aussi dénommé "bois de fer".


De retour à l'hôtel, les gardes m'apprennent que Roland a été "viré". D'après eux, il aurait été vu par la Direction en train de manger un morceau de pain dans la cuisine de l'hôtel. Même affamé, c'est visiblement interdit.... nous voilà presque au temps de Jean Valjean ! Pas de bol pour Roland, lui qui avait quitté la SCAB pour le service maintenance du Palm Beach.
Toujours à la recherche du client, Jacques est devant l'entrée. Il me propose cette fois d'acheter un... diamant ! Je refuse net ne voulant pas d'embrouilles avec la douane avec ce type de marchandises. Quant à vérifier l'authenticité...
Vers 14h20, Patrice ayant fini son service, nous filons chez lui. Il veut m'emmener à la "messe" cet après-midi.