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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 21:33

Je retourne à l'hôtel retrouver mon ami Patrice, pour ensuite partir en balade. Suite aux abondantes précipitations, il est exclu d'opter pour une nouvelle exploration vers le lac Cayo !
Malheureusement, il termine son travail avec une heure de retard car il doit gérer l'arrivée du Ministre du Tourisme... Celui-ci veut à tout prix loger ses secrétaires dans le même hôtel. Ces embrouilles supplémentaires vont prendre une heure.

Nous quittons donc l'hôtel vers 15 heures et j'emmène Patrice chez lui. Après les habituels bouchons de la route de l'aéroport, nous bifurquons à gauche. Je gare ma voiture devant une école et nous poursuivons le chemin à pied, à cause de la pluie du matin. Un passage inondé et boueux semble trop risqué à traverser. 
Nous arrivons chez Patrice. Suite à l'orage, un marigot s'est créé juste devant la maison... Rosine étend du linge et est en train de préparer les enfants pour une manifestation religieuse.



Les enfants vont se laver à tour de rôle, dehors entre 3 murs de parpaing, montés à côté de la maison. Chris fait un peu la tête de ne pas pouvoir venir se promener avec nous... Patrice va changer d'habits dans la chambre.
Alan défait les tresses de sa soeur, Chance, qui crie "Aïe" de temps en temps. J'immortalise cette charmante scène de vie familiale. Il faut souffrir pour être belle, à moins d'avoir les cheveux aussi courts que ses frères !



Sur le chemin du retour à la voiture, Patrice me montre un safoutier. A l'angle d'une ruelle, trois jeunes hommes se coupent les cheveux à tour de rôle. J'échange quelques mots avec l'un d'eux, en lui disant qu'il se fait beau. Quand je lui demande s'ils se font des dessins dans les cheveux (ou plutôt sur le crâne, vu la coupe rasée), il me dit que non, "c'est pour les voyous !". La coupe ressemble à celle des acteurs américains, style Jamie Foxx. Un autre a un doigt enveloppé d'un bandage blanc. Nous plaisantons, en lui suggérant qu'il s'est faire mordre par une fille... Il répond que c'est la conséquence d'un coup de marteau malencontreux.
Nous retrouvons la voiture un peu plus loin. Un taxi s'est embourbé juste à l'endroit où nous avions décidé d'arrêter. Bonne idée !
Nous reprenons la route en direction de Pointe-Noire. Bouchons... Des policiers empêchent les véhicules de doubler en prenant les bas-côtés, déjà bien défoncés.

Arrivés au passage à niveau, je remarque un vendeur de chauves-souris. Il faut noter que les passages à niveau sont dangereux au Congo car sans barrières. Les signaux visuels et sonores sont aléatoires et parfois déclenchés par les piétons cheminant sur la voie ferrée. Nous nous garons un peu plus loin, avant de photographier cet insolite commerce.
Le garçon, d'une douzaine d'années, est d'abord réticent. Son copain, un peu plus âgé, l'encourage à se laisser prendre en photo. Je finis par le convaincre en lui donnant un pourboire de 500 FCFA.



Les chauves-souris sont impressionnantes ! Elles font au moins 40 cm d'envergure. Il s'agit d'un mégachiroptère frugivore, sans doute une roussette. Le jeune homme m'explique qu'il les capture avec un filet. Contrairement à beaucoup de chauves-souris, la roussette se déplace à vue et non pas par écholocalisation. 



La tête du mammifère ressemble à celle d'un chien. Certaines roussettes, de taille encore plus grande, sont parfois appelées "renard volant", on comprend pourquoi  !



Un conte d'Afrique de l'Ouest raconte d'ailleurs que la chauve-souris est le fruit des amours inattendues entre une oiselle et un renard. Les griffes de l'animal sont assez impressionnantes.



Patrice me dit qu'il en a déjà mangé, mais que maintenant, il en était dégoûté. A ce propos, un adulte situé de l'autre côté de la rue nous interpelle, en nous invitant à acheter l'animal au lieu de simplement le photographier. Des mouches tournent autour des chauves-souris... Peu engageant ! Patrice répond qu'il reviendra en acheter demain, pour mettre un terme à la conversation...

Pour ma part, je n'en mangerai pas. On a découvert ces dernières années que des roussettes étaient porteuses du virus Ebola et du virus de Marburg, virus responsables de fièvres hémorragiques meurtrières en Afrique Centrale. Ce sont des "porteurs sains" car elles-mêmes ne meurent pas de la maladie. Certaines roussettes transmettraient les virus aux primates et aux humains, par l'intermédiaire des fruits souillés par leurs excréments.

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Publié par Fabrice Moustic - dans Kouilou
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 20:57
En ce samedi 31 janvier, un gros orage me réveille à 3 et 5 heures du matin. Au lever, je vois qu'il a beaucoup plu pendant la nuit.
Au petit déjeuner, trois pasteurs parlent "conquête de marché"... Il y a deux Noirs et un Blanc, à l'accent canadien. Ils prévoient de distribuer leurs brochures dans certains lieux de la ville, afin de "recruter" des fidèles. A quelle "église" appartiennent-ils ??

Je découvre, plus tard, que la route devant la clinique est bien inondée. 



En plein centre-ville, on assiste donc à des scènes que l'on pourrait croire réservées à la "brousse"... Le relief peu marqué de la ville ne facilite pas l'évacuation des eaux, mais un peu d'entretien des fossés et quelques canalisations devraient pouvoir améliorer la situation. Les plans d'urbanisme font cependant cruellement défaut...



Voyant que je prends des photos, un garde de la SCAB me demande si je peux faire un cliché de lui, en poste devant la clinique. C'est chose faite, Albert est dans la boîte !


 
Albert m'appelle "Docteur". Il est vrai que je me gare sur la place de parking du "médecin visiteur" (celle que l'on m'a attribué).

Les congolais m'appellent en fait de différentes façons : 
- Arsène m'appelle souvent "grand frère" (cf épisode précédent) ou "boss".
- certains m'appellent "chef" ou "patron" (du style, "Chef, tu m'achètes quelque chose..." ou "Comment ça va, chef ?").
- ceux qui connaissent mon prénom, "Monsieur Fabrice"
- les jeunes sur la plage, "papa", signifiant "Monsieur" avec une marque de respect pour la personne plus âgée que soi.
- parfois les jeunes enfants sur la plage, "le blanc" ou "mundele" car souvent à leur âge, ils n'en ont pas vu beaucoup... 

A midi, je déjeune au Derrick. En sortant, je croise Arsène qui tient sa promesse et me "rembourse" avec deux colliers en malachite et en "cadeau" une paire de boucles d'oreille. Voilà mon investissement en partie compensé !
 
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Publié par Fabrice Moustic - dans Pointe-Noire
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