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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 09:30

Nous poursuivons notre descente vers le Niari, l'étroitesse de la piste et les grandes herbes nous offrent une faible visibilité... Espérons qu'il n'y ait personne qui roule dans l'autre sens !

Un panneau nous annonce la proximité de l'embarcadère. Moderne la signalisation ! Nous garons notre véhicule peu après et descendons vers le fleuve.

 

 

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Fleuve Niari, vu en amont, au niveau du bac

 

Deux hommes sont sous un petit appentis. L'accueil est distant. Un embarcadère en béton est face à nous. Un filin traverse le fleuve. Il sert de "guide" au bac. Mais ce dernier est de l'autre côté du Niari et s'apprête à effectuer la traversée.

 

madingou-bac-niari-doualaJPG

Bac sur le Niari, vu de la rive gauche  

 

Démonstration grandeur nature, deux véhicules sont chargés, et nous rejoignent avec huit passagers. Manu me fait remarquer que le 4x4 porte le logo de la SNE (Société Nationale d'Electricité). Sans doute vient-il du barrage hydroélectrique où nous devons nous rendre.

 

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Passagers du bac à la tâche...

 

Certains ne perdent pas une minute... Un couple, lesté chacun d'un panier tressé "mponzi", continue de préparer des rhizomes de manioc pendant la traversée.

 

C'est à notre tour... Je m'informe du prix. Pour la modique somme de 1000 FCFA (moins de 2 euros), on est transporté sur l'autre rive. Le bac ne fonctionne pas avec un moteur, contrairement à celui de la Noumbi (cf Passage de la rivière Noumbi ). C'est un treuil qui permet de tirer le bac, en luttant contre le fort courant. Bel effort pour l'homme qui effectue l'exercice un bonne partie de la journée !

 

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Niari et collines en aval du bac

 

Manu monte notre 4x4 sur la bac. La traversée permet d'apprécier la puissance du fleuve, qui s'engouffre sous nos pieds. Notre homme tourne la manivelle qui actionne le treuil. Les bruits de ferraille et de crissements des filins qui se tendent nous accompagnent.

Cela ne dure que 5 minutes, mais permet d'apprécier la beauté du paysage de la vallée du Niari. Tout se passe sereinement.

 

 

madingou-bac-niari-traversee

Sur la rive droite du Niari...

 

Nous arrivons sans encombre sur la rive droite. L'accès au fleuve permet aussi d'y laver le linge, comme le fait une femme accompagnée par un très jeune enfant. Proximité du courant, plutôt dangereuse pour lui...

Manu débarque notre 4x4 et monte jusqu'en haut de la butte. J'effectue à pied ce petit trajet, ce qui me permet de porter un regard en arrière. 

 

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Embarcadère rive gauche du Niari

 

Les pylônes noirs qui soutiennent le filin d'acier sont neufs d'aspect. Juste devant, on trouve un ancien pylône en béton, étrangement étêté. J'apprendrai plus tard que le bac a été restauré pendant l'été 2006 car... il s'était décroché le 28 février 2006 et avait alors parcouru 17 km sur le fleuve !! J'imagine la frayeur des passagers confrontés à ce type d'incident.

 

madingou-bac-niari-fabrice

Le photographe photographié lors de la traversée... (© Manu)

 

Rien de tout cela heureusement pour nous. La traversée s'est déroulée sans problème. Nous pouvons reprendre notre route vers les chutes de la Bouenza.

 

Pour les amateurs, une courte vidéo de la traversée du Niari en cliquant sur ce lien : link

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Publié par Fabrice Moustic - dans Bouenza
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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 09:15

Nous arrivons dans les environs de Madingou, chef-lieu de la région de la Bouenza. Pas le temps de visiter la ville...

L'habitat rural est semblable à celui des environs de Nkayi. Les maisons en brique, recouvertes de toits en tôle, sont pour la plupart de taille modeste. Mais certaines avec leur toit à 4 pans ne manquent pas d'allure.

 

madingou-maisons-brique

Maisons près de Madingou

 

Manu demande confirmation de notre direction à un passant. Nous avons tourné à gauche en quittant la nationale. On nous dit qu'il faut passer près du "camp chinois" et descendre vers le fleuve.

 

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Femmes à pied portant des mponzi

 

L'endroit est loin d'être désert. Sur notre route, nous croisons de nombreuses femmes avec des paniers "mponzi", qui vont sans doute cultiver les champs.

D'autres portent des bassines sur leur tête. Est-ce du manioc qui est ainsi élégamment transporté ? Cela parait si facile ! Mes photos prises de notre véhicule sont un peu floues...

 

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Femmes marchant avec une bassine sur la tête

 

On aperçoit dans un vallon le "camp chinois" et ses toits bleus. Les engins de chantier me conduisent à penser qu'il est en lien avec les travaux de la nationale. De douces collines agrémentent le paysage de la vallée du Niari.

Nous quittons la large piste pour emprunter un sentier plus étroit. Peu après, Manu s'arrête à la hauteur d'un homme qui lui a fait signe. Ecoutant son bon coeur, il prend en charge cet auto-stoppeur qui va lui aussi au bac. 

 

madingou-piste-camp-chinois

"Camp chinois" pès de Madingou

 

Pas de pick-up comme pour notre véhicule de l'expédition à Loufoulakary, il monte donc avec nous, à l'arrière aux côtés de Christ. Mais pour être honnête, heureusement que le trajet n'est pas long car il ne sent pas très bon... En marchant des heures au soleil, cela est bien compréhensible. Nous, nous avons la chance d'avoir la climatisation !

Un panneau nous annonce le village de "Douala". Je dis en plaisantant "Nous voilà déjà arrivés au Cameroun ?!!". Cependant j'appréhende un peu la traversée du Niari sur ce bac, car je ne sais pas trop à quoi m'attendre. J'espère qu'il est en bon état...

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Publié par Fabrice Moustic - dans Bouenza
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